
Texte de Guy Bracaval présentant Grégoire Lefebvre…
Notre futur Bailli d’honneur est le directeur général d’une entreprise qui, après l’administration Communale, constitue le plus gros employeur de Mouscron.
Cette institution, que les Hurlus appellent communément le CHM, résulte pour rappel de la fusion, en 1994, de l’IMC relevant du CPAS et de la clinique « Le Refuge ».
Né en 1967, Grégoire Lefebvre, est, à l’instar de notre regretté Alfred Gadenne, dont il était très proche, un Luingnois « pur jus », qui occupe encore la maison familiale qu’il continue, à ses rares moments de loisirs, à retaper avec les siens. Il est marié avec Sophie et heureux père de deux enfants.
Ingénieur industriel en électronique à la base, notre Cleugnotte est amené, lors de son recrutement par le CPAS de Mouscron en 1991, à suivre à la Polytechnique les cours de conseiller en prévention. Formation à laquelle il ajoutera, par la suite, une maîtrise en gestion énergétique et une autre en qualité totale (« les fameuses normes ISO »).
Figurez-vous que sa carrière aurait pu toutefois prendre un tout autre envol, puisqu’à l’âge de 18 ans, Grégoire avait été classé en ordre plus qu’utile pour entamer une formation de pilote de chasse.
Lors de préparatifs et du suivi de la fusion précitée, les qualités professionnelles de l’intéressé avaient tapé dans l’œil de notre Bailli officier, René Delvaux, devenu directeur général de la nouvelle entité hospitalière. C’est donc tout naturellement, les astres s’étant alignés, que René le recrutera quelques années plus tard avec pour mission de mettre en œuvre une logistique commune pour les deux sites, devant aboutir à terme à la création d’un site unique.
En mars 2007, Grégoire devient Directeur Général du Centre Hospitalier de Mouscron, tout en demeurant responsable de la rédaction du cahier des charges de l’actuel site unique, qui verra finalement le jour en avril 2010.
Depuis, nombre de projets ont pu aboutir grâce à un travail continu et assidu, réalisé par notre futur Bailli et par la jeune et brillante équipe dont il a eu l’intelligence de s’entourer. Citons ainsi la radiothérapie, la résonance magnétique ou encore la polyclinique de Comines et les soins transfrontaliers.
Les nouveaux défis ne manquent pas, qu’il s’agisse du réaménagement et de l’extension des urgences, de la rénovation du service d’anatomie pathologique ou encore du développement de la radiothérapie.
Tout se conçoit dans une même philosophie : garantir des soins de qualité, de proximité et accessibles financièrement pour l’ensemble de la population mouscronnoise, ce qui implique une gestion rigoureuse, mais néanmoins humaine.
Quelques-uns d’entre vous se souviendront sans doute que Grégoire a également été un sportif de haut niveau. Pendant près de vingt ans, il a en effet été actif au sein de la section waterpolo des Dauphins mouscronnois, dont il fut d’ailleurs de capitaine pendant douze ans . Avec à la clé, nombre de titres de champions de Belgique, toutes catégories d’âge confondus, plusieurs coupes de Belgique et des participations en Coupe d’Europe. Il compte 70 sélections en équipe nationale.
Le poète français Gabriel-Marie Legouvé disait : « Derrière chaque grand homme, se cache une femme. » Cette citation s’applique assurément à Sophie, l’épouse de Grégoire, par ailleurs Docteur en Biologie, qui a entretemps embrassé d’autres horizons professionnels et qui a su gérer, avec les enfants, un rythme de vie principalement calqué sur le travail assidu et les obligations y afférentes de Grégoire. Les moments passés en commun sont, dès lors, d’autant plus précieux.
Pour terminer, je manquerais à tous mes devoirs si je n’évoquais pas également l’ensemble du personnel du CHM qui, à l’instar de celui des autres hôpitaux, a œuvré et œuvre encore de façon extraordinaire lors de la crise sanitaire actuelle.
Qu’il veuille bien trouver ici l’expression de la gratitude et de la reconnaissance les plus sincères de la part des Baillis de Mouscron et, je n’en doute pas, de l’ensemble de la population mouscronnoise.
Je vous propose dès lors de lui réserver, ainsi qu’à notre nouveau Bailli d’honneur, des salves d’applaudissements nourries, à la hauteur de celles qui lui étaient adressées quotidiennement à 20 heures, voici quelques mois.
