

Convent des baillis 4/10/2009
Accueil par le Grand Maître Daniel Salomon.
Ce jourd’hui 4 octobre de l’an de grâce 2009, à onze heures de levée, je déclare ouvert le 35èmeconvent de l’Ordre des Baillis de Mouscron.
Si les liens qui unissent la ville de Mouscron et l’Ordre des Baillis étaient ceux du mariage, évidemment mariage blanc, morganatique et virtuel, ce 35ème convent tenu d’affilée dans cette belle salle gothique de notre hôtel de ville correspondrait à des noces de rubis. Il me plaît de souligner en tout cas que, pour l’ordre des Baillis, ces 35 années furent empreintes d’une indéfectible fidélité à l’égard de la ville.
En ce jour d’automne où l’air est plein du frisson des choses de l’été qui s’enfuient, nous sommes réjouis de voir rassemblés tant de loyaux sujets de notre bonne ville qui ont manifestement revêtu leurs plus beaux atours pour nous rejoindre et ainsi nous faire honneur. Nous saluons aussi la présence de quelques émissaires et invités d’au-delà de nos frontières pour nous apporter leur amical soutien.
Je salue également tous les Baillis, titulaires, Chevaliers et Officiers qui nous ont rejoints pour tenir ce convent durant lequel nous pourrons nous réjouir de voir combien l’attachement à notre bonne ville de Mouscron reste vivant et tenace chez certains de nos concitoyens qui seront mis à l’honneur et combien notre cité est source de talents prometteurs.
Mais ce 35ème convent revêtira aussi un caractère tout particulier puisque j’aurai l’honneur d’installer un nouveau Grand Maître de l’ordre, historiquement le 4ème de la dynastie. « Dynastie » n’est en fait pas le bon mot à utiliser puisque la charge de Grand Maître, si elle reste soumise à la loi salique, n’est toutefois pas héréditaire même si nous sommes tous des fils spirituels du Grand Maître fondateur, Alphonse Ferret, dit « Alphonse le Magnifique ».
Je vous en dirai un peu plus sur le sujet tantôt car il est temps maintenant d’écouter notre Bailli Scribe, Paul Lippinois, vous faire un bref rapport des chroniques de l’année écoulée et nous rappeler les grands objectifs de l’ordre.
Gentes Dames et Nobles Seigneurs,
La langue française offre bon nombre de particularités et de divertissements ; parmi les particularités, on connaît les palindromes, ces mots que l’on peut lire indifféremment de gauche à droite ou de droite à gauche, comme radar, elle ou les noms des villes de Noyon et Laval ou même de courtes phrases comme Karine (avec un K) alla en Irak. Mais la langue française offre aussi des jeux de mots, des divertissements telles les contrepèteries, il faut dire souvent grivoises et plutôt réservées aux corps de garde, ou les calembours, que j’aime beaucoup, comme celui-ci : »Qui trop embrasse rate le train » ou encore « Un seul hêtre vous manque et tout est des peupliers » ou enfin « Un peu d’Eire fait toujours Dublin ».
Mais certains de ces divertissements aimables et charmants sont plutôt à l’usage des enfants, comme les charades et les devinettes. Nous avons tous été confrontés à des charades comme : Mon premier marche – Mon second nage –Mon tout vole. Qui suis-je ? Réponse : Hanneton. Quant aux devinettes, il est vrai qu’il faut avoir gardé une fraîcheur d’âme pour sourire à leur écoute. Devinez : Je suis au début de la nuit, à la fin du matin et deux fois dans l’année. Qui suis-je ? La lettre « n ». Ou, plus difficile : Quelle différence existe-t-il entre Paris, l’ours blanc et Virginie ? Aucune : Paris est métropole, l’ours blanc est maître au pôle et Virginie aimait trop Paul.
On peut trouver cela un peu puéril mais, probablement à cause de mon âme de grand enfant, c’est pourtant à une devinette que je vais faire appel pour évoquer ma situation d’aujourd’hui. Je vous la soumets : Quelle différence existe-t-il entre un Grand Maître des Baillis de Mouscron et une paire de chaussures ? Le Grand Maître des Baillis doit partir avant de lasser tandis que la paire de chaussures, il vaut mieux la lacer avant de partir.
J’ai utilisé ce pauvre artifice pour vous dire que, après huit années de loyaux services, avant de lasser et de faire l’année de trop, mais surtout pour garantir la vitalité de l’ordre, il m’a semblé utile et nécessaire de me retirer et d’introniser un nouveau Grand Maître qui amènera un autre regard, une autre sensibilité, une autre énergie dans l’histoire des Baillis. Seule une personnalité hors du commun comme Alphonse Ferret a pu, avec sa voix de stentor, sa gouaille et sa verve, assumer la fonction de Grand Maître durant 19 années. Je suis plutôt partisan de respecter ce conseil donné joliment par Jean de la Fontaine :
« Bornons ici cette carrière. Les longs ouvrages me font peur.
Loin d’épuiser une matière On n’en doit prendre que la fleur. »
La décision de quitter était d’autant plus facile à prendre que nous comptions dans nos rangs de Baillis une riche personnalité que, en pastichant l’émission de télévision « Un dîner presque parfait », je qualifierais volontiers de « Grand Maître presque parfait ». Il s’agit de Roby Van Daele.
En effet, imitant toujours la même émission, je lui attribue les notes suivantes :
Pour son esprit d’entrepreneur, pour son acharnement au travail, pour sa réflexion et remise en question perpétuelles, pour sa force de persuasion et sa vision de l’avenir, je lui mets 10.
Pour son écoute et son souci des autres, sa jovialité, sa générosité, sa compagnie toujours agréable, son côté épicurien et son haut sens de l’éthique, je lui mets 10. Enfin, pour son attachement à Mouscron et à sa population, son investissement sans réserve dans la vie économique et associative de notre ville et de la région, je lui mets 9. Personne n’est parfait !
Roby Van Daele fait très bien tout ce qu’il entreprend et assume et, puisqu’il a accepté d’occuper la fonction, je puis vous garantir qu’il sera, pour l’ordre des Baillis un « Grand Maître presque parfait ».
Il est vrai qu’on ne donne rien de si bon marché que les compliments, mais dans ce cas, et à son égard, je souscris volontiers à la déclaration de Beaumarchais qui affirmait que « Ce n’est faire de mal à personne que de dire du bien de ceux qui le méritent. »
Au moment où je vais transmettre à Roby Van Daele ce sceptre, symbole de sa nouvelle autorité sur l’ordre des Baillis, je souhaiterais jeter en regard rapide sur mes huit années de fonction et vous décrire mon état d’esprit en pastichant un poème célèbre de Joachim Du Bellay. Je sollicite cependant d’avance votre indulgence pour la pauvreté de mes rimes. Puissent Du Bellay et Calliope, la muse de la poésie, me pardonner d’avoir commis cela.
Je commence :
Heureux qui, comme ce Grand Maître, a fait un beau voyage
Sur le fringant navire « Ordre des Baillis » dénommé
Dont tous les beaux marins et hommes d’équipage
A Mouscron, leur bonne ville, étaient fort attachés.
Chaque année, aux Hurlus, grandissait l’équipage
Avec des gens de cœur, défenseurs de Mouscron,
Qui aimaient bien la ville et sa population.
On les nommait Baillis ; on leur rendait hommage.
On chantait tous ensemble « Bé qu’in est fir d’êt Mouscronnos »
Tous étaient très joyeux, ce n’était pas des buveurs d’eau !
Pas de grises mines là, ni visages de grognons
Car tout bon Mouscronnois est joyeux compagnon.
Mais après huit croisières sur le fringant navire,
Le Grand Maître songea qu’il était temps pour lui,
S’il ne voulait pas que l’on tombe dans l’ennui,
Qu’un autre capitaine puisse vite intervenir.
Un matelot était prêt pour de nouveaux galons
Et il est apparu, sans une hésitation,
Que le Bailli Roby Van Daele
Serait un Grand Maître idéal !
L’homme est entrepreneur, pour lui plein d’exigences,
Un rien perfectionniste, toujours en questionnement,
Impliqué dans la ville et son environnement,
On peut compter sur lui en toutes circonstances.
Jovial et généreux, sa vie est sans rature,
Et toujours à l’écoute, c’est un homme de contact,
Apprécié partout, il laisse un fort impact,
En un mot comme en cent, c’est une grande pointure !
C’est un grand caractère, qui fait forte impression,
Normal me direz-vous, puisqu’il est imprimeur.
Avec tel capitaine, c’est à pleine vapeur
Que le navire « Baillis » poursuivra sa mission.
C’est bien là le bon choix, c’est notre sentiment.
Alors sans plus attendre, sans autre boniment,
Sous l’éclat des trompettes et vos applaudissements,
J’appelle Roby Van Daele pour son adoubement
Voilà Gentes Dames et Nobles Seigneurs, le nouveau Grand Maître est installé.
Quant à moi, à l’exemple de mes deux prédécesseurs, je vais quitter mon fief du Manoir d’Audenaerde, me retirer en un lieu discret et rejoindre les rangs des Baillis. Je tiens cependant encore à vous dire que j’ai été très fier d’être Grand Maître et je remercie tous ceux qui m’ont aidé à remplir cette mission, notamment les Baillis titulaires et le Bailli scribe, sans oublier notre gentil héraut Laurent Harduin qui a su trousser tant de jolis quatrains sur les nouveaux intronisés.
Il est temps que je me retire discrètement sur la pointe de mes chausses mais je ne le ferai pas sans avoir proclamé en me découvrant :
« Longue vie à l’ordre des Baillis et à son nouveau Grand Maître !! ».
Daniel Salomon.
Le GM remercie l’ancien GM et fait sa première déclaration
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Il est bon de se sentir soutenu par ses pairs, qui vous l’avouerez ont tous l’allure altière et respectable, mais qui me voient aussi bien surpris de porter même noble tenue.
C’est donc en cette neuvième année de notre 21ème siècle, devant vous tous, assistance aussi fournie que distinguée, qu’ une nouvelle mission m’est confiée, mission dont je ne mesure pas encore ni l’ ampleur ni la grandeur.
Je dois reconnaître que, sans doute évoluant depuis trop longtemps dans le monde des affaires, la première fois que l’on m’entretint de « ce convent », je crus qu’on voulait savoir « ce qu’on vend », question très commerciale que j’apprécie dans mon métier… mais qui devait bien vite m’apparaître comme un travers dû à mon esprit mercantile .. et comme une première leçon de « savoir dire », en quelque sorte un première « initiation » !
Toute équivoque étant ainsi levée, je compris donc, dès le premier « convent » auquel j’eus l’honneur d’être convié et intronisé , qu’aucun doute n’était plus permis : je mettais pied dans la plus noble des confréries, et de ce moment je me savais tenu de la respecter et l’honorer de mon mieux.
En cela, je ne faisais rien d’autre qu’appliquer la devise bien connue :
« Ce n’est pas en tournant le dos aux choses qu’on leur fait face ».
Il n’empêche que le défi de ce jour est d’une autre taille :
Un vent favorable m’a en effet permis d’avoir sous les yeux les « qualités » requises pour être un bon GM, et c’est avec effroi et grande peur que j’en découvre la teneur.
Jugez plutôt :
« Pour coller au profil recherché, il faut être entre autres, et tout à la fois relativement disponible, réservé, plein de jeunesse, mature et fort cérébral »… ;
C’est sûr, il devait y avoir erreur sur la personne en tous ces critères, … ma foi sauf UN peut-être : je suis effectivement plein de jeunesse !
Et voici déjà ce jour, où sans mérites aucuns, mais fort de la confiance ainsi donnée par mes pairs, je me joins à eux pour défendre notre bonne Ville, sa réputation, ses qualités de cœur, de bonne humeur et son patrimoine, jusqu’aux confins de la terre .
Vous pensez bien que remercier le GM et les baillis titulaires est tâche bien agréable, surtout après les amabilités, très exagérées , et les encouragements, quant à eux bien utiles, qui viennent de m’être adressés .
Mais autant il est peu risqué d’attribuer des qualités à quelqu’un qui doit encore en prouver la substance, autant il est difficile de résumer en quelques traits les 7 années de « grande maîtrise » de notre guide et ami Daniel Salomon.
Le grand Maître honoraire Luc Vanoverschelde , dans un geste aussi symbolique que malicieux, avait en son temps offert à Daniel une brosse à reluire pour l’encourager à lui cirer les pompes de temps à autre.
Ici, point n’est besoin.
Car l’éloge qu’à mon tour j’adresse à mon prédécesseur ne nécessitera aucun artifice, tant il est évident que l’homme a prouvé qu’il a été, bien naturellement, brillant et talentueux tout au long de son septennat.
Daniel – Salomon.
Certes , avec un tel double patronyme, que dire si ce n’est que cet homme était attendu dès l’Ancien Testament et qu’il a reçu dès sa naissance quelque chose de surnaturel.
Grande est donc la tentation de chercher dans ce passé lointain l’origine de ses dons .
Comme d’autres avant moi, je succomberai donc à cette irrésistible tentation .
En effet, comme le deuxième fils du roi David, sa grande sagesse a fait merveille, toujours en quête du meilleur compromis, évitant les conflits, arrondissant les angles, avec toujours infiniment de respect pour ses interlocuteurs .
Et comme Daniel, ce grand prophète, il peut aisément prétendre faire sien ce portrait dressé par la bible , où il est écrit en substance :
« il était garçon de bonne famille, sans défaut corporel, beau de figure, doué de sagesse, d’intelligence et d’instruction »…
Porter une telle double identité ne peut donc être le fruit du hasard .
Et puisque c’est inscrit dans les Livres saints, cela en devient une évidence quasi dogmatique.
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,
Ici et ailleurs, d’autres avant moi ont fait étalage des qualités et mérites de notre Grand Maître sortant.
Est-il utile de rappeler que la merveilleuse plume dont il nous a gratifié au cours de ces belles années ne doit rien au hasard, pas plus d’ailleurs qu’à ses études scientifiques et économiques, et sans doute pas davantage à son beau métier d’inspecteur diocésain.
Non, c’est que, outre des dons empreints de divine provenance, notre GM est tout simplement un grand érudit, artiste à ses heures, ami des belles lettres, et des bons mots, et, fait justement apprécié en ce lieu riche d’histoire locale, notre GM est particulièrement fier de notre patois picard qu’il sait si savoureusement mettre en valeur.
Je ne résiste d’ailleurs pas plus longtemps au plaisir de vous parodier l’histoire ,véridique bien entendu, qu’il nous a relatée lors d’un précédent convent, relatant la visite en grande pompe de Charles-Quint au Seigneur de Mouscron Antoine de la Barre : écoutez plutôt :
« Pour la circonstance, les plats les plus savoureux et les vins les plus « capiteux furent servis, tant et si bien qu’on est certain qu’à la fin du « repas le café et l’alcool se mélangèrent copieusement et que Charles-Quint put dire au Seigneur de la Barre, en langue picarde :
« Antoine, tin brevach, ch’est nin du berlot, mais n’exagère quand même nin l’café qui a dd’in ! , che li qui mint à m’tête » ;
Je suis certain qu’en cette assemblée de bi, voire trilingues, nul n’est besoin de traduction, et ch’ti qui n’a nin compris, i n’a qu’a dminder à sin vijin.
Mais s’il est un homme attaché à son passé et à notre folklore, Daniel est avant tout un humaniste, tout imprégné des valeurs de son temps.
Savez vous que l’un de ses hobbies favoris aujourd’hui, outre la musique, est le coup de crayon et la peinture, à travers lesquels il exprime sa fascination pour l’être.
Sans en connaître les œuvres, je les imagine volontiers inspirées bien plus de peintres contemporains qu’anciens ; Et je choisirais pour la circonstance Chagall, dont on disait que « chez lui l’image prend sens » et qu’il « écrit ses tableaux, avec un humour empreint de quête philosophique, celle de la sagesse, de la responsabilité et du bonheur ».
Rien d’étonnant dès lors à retrouver dans les textes ciselés de nos convents les traces de poésie, d’humour et de philosophie chères à notre GM.
Comme d’autres font de la prose sans le savoir, nous pouvons dire que notre GM nous gratifie à bon escient et à doses indolores et bienfaisantes de sa bonne philosophie.
Il est en cela en totale opposition à ces philosophes pompeux dont on dit parfois que… : lorsqu’ils vous répondent, on ne comprend même plus ce qu’on leur a demandé.
Dans ses discours, Notre GM avait pour habitude d’attribuer à chacun des nouveaux promus les qualités musicales d’une sonate, ou la chaleur d’ une couleur, ou l’arôme d’ une fleur, ou encore la richesse d’une pierre précieuse.
Si, à mon tour, je devais l’associer à une peinture, c’est encore chez Chagall que je chercherais la comparaison.
Pourquoi ? mais parce que Chagall est reconnu come étant ce poète de l’amour qui ne cessait de rendre un hommage tout particulier au couple, l’associant à la musique et aux fleurs dans ses compositions inondées de couleurs intenses et rayonnantes.
Je suis certain que notre GM connaît bien ce langage, tout comme je le sais bien conscient que sans son épouse son œuvre au sein des baillis n’aurait ni les mêmes couleurs ni le même rayonnement.
Dès lors pour le remercier de tant de bons mots et de bons moments partagés comme GM de notre noble confrérie, je ne risque pas de fâcheux incident en proposant à la noble assemblée, avec tous nos remerciements , d’associer son épouse à vos chaleureux applaudissements.
Discours d’ordre général du nouveau GM
Gentes Dames, Gracieuses Demoiselles, Nobles Seigneurs,
De mes prédécesseurs, il m’a plu d’apprendre et d’ici répéter que l’Ordre des Baillis de Mouscron a le privilège, non seulement de recevoir et d’honorer d’excellents citoyens et amis de notre Ville, mais aussi a comme mission de faire revivre, au travers de notre folklore, un passé dont nous sommes héritiers.
Ainsi, au fil des convents, les GM Alphonse, puis Luc nous ont rappelé ou appris à travers de bien belles anecdotes qui furent les seigneurs successifs de Mouscron, quels furent leurs titres, leurs actions.
Au fil des ans , nous sont apparus plus proches et plus familiers Godefroid de Louvain, le Comte Basta, Tiercelet, Oste et Cornille de la Barre.
Notre GM sortant s’est également attaché à nous parler du peuple de Mouscron, car dit-il « les seigneurs passent, mais le peuple reste, avec ses qualités demeurées intactes au fil des siècles ».
Et de citer en vrac combien le Mouscronnois, malgré les crises et les famines qui ne l’épargnèrent pas, est resté « bon enfant, avec une pointe d’humour, chaleureux, accueillant, aimant le bien manger et le bien boire, .. sans excès », s’aventure-il même à préciser.
Le talent du peuple de Mouscron, à travers sa chaleur, sa convivialité.
Voilà une nouvelle facette de notre histoire qui ne demande qu’à être soutenue, développée, tant elle est valeur essentielle pour notre prospérité , tant elle est aussi source de fierté et vivier de notre bonheur.
Mais voilà qu’après tant d’images et de références plus ou moins historiques, évoquées avec talent déjà par mes prédécesseurs, la crainte du déshonneur de vous décevoir en reprenant le flambeau me guettait .
Je me sentais, comment dire… un peu comme un hurlu guettant l’assaut … d’un.. Tournaisien.
( simple métaphore bien entendu, historiquement non vérifiée, mais surtout sans équivoque ni allusion aucune avec d’autres événements intercommunaux bien plus récents).
Mon honneur était donc en jeu, et je ne voulais pas faire mienne cette parole du regretté Coluche :
« Je suis capable du meilleur comme du pire, mais pour le pire, c’est moi le meilleur ! ».
Je me suis donc mis à la tâche, en quête d’autres images ou références, et j’ai cherché, quel animal ou quel être pourrait bien être celui dont le caractère collerait assez bien à celui du Mouscronnois.
J’abandonnai d’emblée les pistes de nos ancêtres déjà abondamment balisées.
Décemment, je ne pouvais davantage prendre le risque de prendre pour idéal et d’encenser l’un des baillis ici présents, si empli de noblesse soit-il, sauf à risque de passer auprès des autres pour un « hurlu berlu », (dont une définition pourrait être : hurlu dont l’accoutrement voire les idées étonnent tant elles détonnent).
Pour trouver le fil conducteur de ce convent, et par sympathie pour l’attirance de notre GM pour le dessin, je m’engageai dans une autre direction : celle de la lecture des héros de notre enfance, qui sont ceux aussi ceux d’aujourd’hui, qu’ils aient 7 ou 77 ans.
Car « 7 à 77 ans », cela doit vous rappeler quelque chose, ou plutôt quelqu’un !
Mais oui , mais c’est bien sûr, mille sabords !
Tintin, ce héros d’hier et d’aujourd’hui, qui a lui seul réunit toutes les qualités de notre bon peuple, laissant à ses compairs et acolytes une montagne de défauts tellement caricaturés qu’on leur voue tout autant de sympathie.
Notre très cher bailli scribe Paul Lippinois, que je remercie au passage de tant de fidélité à notre ordre et de tant de concision dans ses récits, nous a, trop brièvement, fait récit de la visite récente des baillis au tout nouveau Musée Hergé .
Et cette visite ne peut laisser planer aucun doute : Tintin, voilà bien le vrai symbole de nos valeurs immortelles.
Quant aux derniers sceptiques, qu’ils sachent que Michel Serres, professeur renommé aux universités de Paris a introduit dans ses cours de philosophie l’album d’Hergé « l’oreille cassée » dont il dit que « c’est l’œuvre philosophique la plus profonde de notre siècle, et qui de plus ne cesse de nous réjouir depuis 3 générations ».
Par ailleurs, notre légende locale n’a-t-elle pas bonifié au fil des siècles le caractère brigand de nos chers hurlus, pour en faire aujourd’hui de sympathiques aventuriers riches d’amitié sincère et chaleureuse.
Osons donc ce raccourci historique entre nos deux héros, et prenons fait et cause pour ne voir en Tintin et nos hurlus que le même symbole des valeurs qu’en ce lieu nous défendons.
Ce convent s’ouvrira donc comme une histoire, où les personnages sont autant de héros, où chacun, à sa manière aura marqué d’une belle empreinte, d’un trait marquant la renommée et la fierté de notre Ville et de son peuple.
Présentation de BENJAMIN DECEUNINCK par le GM
Gentes dames et demoiselles, nobles seigneurs,
Lao Tseu, le dieu bien connu des sectes Taoïstes et de quelques mouscronnois égarés sur internet.. , Lao Tseu donc a dit :
« La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, bien des gens ont l’air brillant jusqu’à ce qu’ils ouvrent la bouche ! ».
Et bien , soyez rassurés, cette pensée ne convient vraiment pas à Benjamin Deceuninck.
Si vous lisez son CV qui tient en quelques lignes, signe déjà d’une belle modestie, vous penserez qu’il est le diplômé lambda, ayant fait comme tant d’autres de bonnes études supérieures en communication à l’IHECS.
A l’en croire, c’est un peu par hasard qu’il s’est retrouvé dans l’équipe des stagiaires de la RTBF, au service des sports plus précisément, et que tout aussi incidemment, après avoir réalisé quelques piges, il s’ est trouvé « dans la bonne échappée », comme on dit dans le jargon cycliste.
Ainsi surpris, il fait depuis lors course en tête, au point d’être choisi comme commentateur attitré de tous les grands événements sportifs de la planète.
Face à cet excès de modestie, c’est vers ce qu’en disent ses propres confrères qu’il faut se tourner pour comprendre toute la place que Benjamin Deceuninck occupe aujourd’hui dans le monde des medias sportifs .
A la manière des 2 Dupondt, j’ai donc mené une enquête fouillée, je dirais même plus, très fouillée, pour retrouver depuis leur origine la trace des exploits de notre jeune héros.
Et c’est en parcourant les magazines chez mon coiffeur favori..(chapeau).. que mon enquête a abouti.
Ecoutez plutôt :
« Plus jeune journaliste de l’équipe coachée par Michel Lecomte, Benjamin Deceuninck n’en est pas moins l’un des plus talentueux.
Dans « studio 1 », son humour, son impertinence, ses jeux de mots et son professionnalisme ont vite fait de ce Mouscronnois, l’un des chouchous du public. »
Et comme s’il était besoin d’en rajouter, rappelons que Benjamin Deceuninck s’est vu octroyer cette année même, dans le cadre des lauréats des « Moustiques d’or », le prix du « meilleur journaliste sportif radio et télévision belge ».
Pour ce prix, il devance Stéphane Pauwels,… on peut le comprendre, mais aussi son propre patron Michel Lecomte.. crime de lèse majesté que n’aurait certes pas renié un véritable Hurlu.
De plus, cerise sur le gâteau, notre ami Benjamin a l’art de conjuguer sa passion pour le sport et son amour pour la langue française.
Il suffit pour s’en convaincre de lire dans la presse régionale sa chronique hebdomadaire.
A titre de simple exemple, je vous renvoie à son article relatant dernièrement ses « souvenirs de vacances » où il nargue l’équipe belge de foot se cherchant un… « Advocaat », et où il souligne les exploits aux mondiaux d’athlétisme d’un certain Husain qui fait de « la haute Boltige » ;
A chacune de ses chroniques, le lecteur a l’embarras du choix :
les bons mots pour la forme, mais aussi la clairvoyance teintée d’optimisme et même de rêve pour le fond.
Je vous disais il y a quelques instants que Tintin et nos hurlus ont bien des choses en commun.
Dans l’album « Tintin en Amérique », le célèbre reporter est d’abord comparé à quelqu’un d’un peu décalé dans son comportement.. – un « hurluberlu », (c’est exactement le terme employé page 29 dernière image de l’album de Tintin!!), – avant d’être accueilli en héros par la presse internationale à la fin du récit.
N’ayant rien d’un hurlu.. berlu, quoiqu’il aime étonner et se mettre de temps à autre en décalage face aux autres, notre reporter Benjamin est sans doute sur le même chemin de la gloire que notre illustre modèle. Mais sur le chemin seulement. Et ce n’est certes pas injure que de lui laisser cette indispensable marge de progression, porte indispensable qui ouvre sur un avenir bien plus ambitieux encore .
Hergé lui-même écrivait après des décennies de créations : « mon trait a beaucoup évolué, et pour cause : c’est que j’en ai fait et refait des croquis ! ».
Après avoir apprécié et honoré ici même son père Paul, par ailleurs et uniquement pour la cause médicale, spécialiste des cœurs de toute une population, nous sommes fiers de voir le tableau d’une belle famille mouscronnoise s’enrichir d’un jeune plein de talent, et d’avenir dont la renommée est déjà quasi internationale.
C’est donc avec grand plaisir que j’appellerai dans quelques instants Benjamin Deceuninck, pour lui remettre les insignes de bailli chevalier, mais c’est aussi sans délai que vous voudrez bien marquer votre adhésion à ce choix en faisant bondir son audimat grâce à vos chaleureux applaudissements.
Intronisation de Benjamin Deceuninck par le GM
« Pour services rendus à la Ville de Mouscron, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous intronise Chevalier de l’Ordre des Baillis de Mouscron ».
Le GM présente FRANCIS NENIN
Nobles Seigneurs et Gentes dames,
Notre deuxième bailli d’honneur a derrière lui toute une carrière d’instituteur, et donc, par vocation, d’amour des enfants.
A l’approche de l’âge de la retraite, ne voulant pas se couper de cet univers qui fut toute sa vie, il décida d’obtenir un certificat provincial le rendant, comme il le dit lui-même, apte à enseigner aux enfants … inadaptés.
C’est sans doute cette même passion pour les enfants qui le poussa ,en outre, à s’octroyer un brevet d’ « assistant moniteur en activités subaquatiques » et de se spécialiser, comme membre de l’association mouscronnoise, dans l’enseignement de la plongée aux enfants.
C’est dire s’il sait aimer les enfants, … en profondeur…
Tel que l’homme m’a été décrit, je le crois d’accord avec l’adage plein de sagesse :
« il faut vivre intensément, car chacun sait que la vie est une aventure dont on ne sort pas vivant ».
Heureusement, la vie professionnelle n’en est qu’une étape.
Et comme le disait si à propos Marcel Proust : « il est doux à tout âge de se faire guider par sa fantaisie ».
C’est donc titulaire d’une retraite bien méritée, que notre ami rejoignit à l’époque notre honorable bailli Michel Franceus, échevin de son état, et notamment du Tourisme et de la culture, dans la toute jeune société des guides de Mouscron , au sein de laquelle il exerce actuellement la fonction de « guide local ».
Certes, Mouscron n’étant, bien à tort, point encore répertoriée comme halte touristique incontournable dans les guides internationaux, il fallut donc faire preuve de créativité et d’inventivité pour y attirer le badaud.
Et pour ce faire, notre Bailli d’honneur ne manque ni d’idées ni de projets pour convaincre les plus réticents.
Voyez plutôt le parcours qu’il nous propose lui-même :
« En dehors du triptyque St Barthélémy-Hôtel de Ville-Château des Comtes, certes classique et digne d’intérêt, en dehors du cortège historique des Hurlus et des fêtes médiévales organisées au château, il faut fouiner davantage afin de présenter des visites ou expositions thématiques.
Mouscron possède de petits trésors comme la salle de faïences de la Maison Picarde, dont les fresques, uniques en Belgique, subjuguent les visiteurs.
Que dire du Musée de Folklore, de l’ancienne piscine où notre guide propose d’imaginer de formidables animations, donnant suite au « Bain des Pinsons » conçu et réalisé par « La Virgule ».
Et pourquoi ne pas envisager un musée du textile, un musée de la Fraude, une évocation de l’échauffourée du Risquons-tout, ou tout simplement un estaminet tel que le fréquentaient les ouvriers du début du 20ème siècle ».
Il a raison !
Qui en effet n’a pas entendu parler des cabaret-épiceries, ces dernières maisons avant la frontière française, collées à « la petite Espierres » ?
Il y avait là l’estaminet : « Au nouveau pont », rebaptisé par la suite « au pont des deux nations », face à un autre cabaret appelé « au pont d’or », tous lieux où, dans un passé pas si lointain, la fraude et le commerce ne faisaient qu’un, au grand bonheur de tous, simple petite dérive à l’image de convivialité de notre Cité .
Et pour combler les visiteurs inassouvis, faisant sien le proverbe romain « Dans un voyage, le plus long est de franchir le seuil », notre guide nous propose, depuis plus de 10 ans déjà de nous aventurer, oh seulement à quelques portées d’arbalète de notre cité, pour découvrir, à pieds, à cheval ou à vélo, tout le patrimoine régional, à travers des randonnées thématiques.
Tout cela suffirait amplement à combler les années que mal à propos l’on appelle années de repos et de retraite .
Mais tel n’est pas le cas de Francis Nenin , car guidé lui-même par le goût de voir, de savoir et de le faire savoir, il se veut être ,lui aussi, adepte de Tintin-reporter, prêt à prendre « le vol 714 pour Sidney » ou à aller au bout du monde à la recherche de quelque « étoile mystérieuse », aérolithe perdue dans l’océan Arctique.
« Les voyages ça sert surtout à embêter les autres une fois qu’on est revenu »… disait Sacha Guitry.
Avec Francis Nenin, c’est sûr, on ne court pas ce risque.
Au retour de chacun de ses voyages, il captive par ses récits et ses images son public et ses amis du club de cinéastes amateurs.
Pour cet homme attaché à son terroir, doté d’un 3ème œil, mais qui n’a peur ni des épreuves ni des clichés, tout en restant fidèle à son objectif ; .
Pour cet érudit dont la culture est le grand guide de la vie humaine, je dirais même plus : pour ce grand guide de la vie humaine dont la culture est l’érudition, je demande de clamer maintenant urbi et orbi par vos applaudissements l’universalité de vos suffrages.
Intronisation de Francis Nenin par le GM
« Pour services rendus à la Ville de Mouscron, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous intronise Chevalier de l’Ordre des Baillis de Mouscron ».
Présentation des 3 officiers par le GM: Patrick Bintein, Luc De Pestel, Freddy Penet
Notre Ordre prévoit que les baillis Chevaliers intronisés depuis au moins 5 ans et qui ont témoigné d’un attachement permanent à notre ordre et à notre ville peuvent être élevés au grade d’Officiers.
C’est le cas cette année pour 3 baillis chevaliers, dont je m’en vais prestement vous rappeler les mérites.
Le GM présente PATRICK BINTEIN
C’est sans doute dans l’album « le secret de la licorne », que le capitaine Haddock sort ses plus belles tirades.
Imbibé autant de rhum que des souvenirs de son ancêtre le « chevalier de Haddock » qui avait sévi sous louis XIV, notre capitaine se voit soudain dans la peau de son illustre aïeul, paradant sur son 3 mâts, seul sur le pont repoussant de son épée les pirates venus à l’abordage. Et c’est moins de son épée qu’en traitant ses adversaires de « forbans, cornichons, sapajous, flibustiers, traine-potences et autres cornemuses qu’il parvint miraculeusement à les repousser.
« Victoire, s’écrie-t-il, ils ont battu en retraite, et yooooo… : encore un verre de rhum ! ».
Vous me direz : ça n’a rien de commun avec notre ami Patrick Bintein
Bintein … Bintin ? Ben tin, si Nenin juste avant n’est nin Tintin, ptêt ben qu’Bintin serot Tintin, li…Ben tins, pourquo nin …
C’est que notre ami Patrick Bintein , donc, pour sa part, s’y est pris bien autrement pour repousser tous les assauts des assaillants potentiels de notre beau navire battant pavillon mouscronnois ,…
Mais de quel bateau s’agit-il, me direz-vous ?
mais de l’ « Imprenable Embarcation Gauloise »,bien sûr, avec I comme Imprenable, E comme embarcation et G comme Gauloise… appelée aussi parfois … IEG.
Car il est vrai qu’à travers toutes les tempêtes qu’ a connues notre IEG, toujours il a préféré l’esquive à l’affrontement, le mot juste au parler fort,… laissant à d’autres le soin de soulever tempêtes et s’envoler les invectives.
C’est par son sang froid et sa volonté de défendre son étendard « rouge et blanc » qu’il a su contribuer à protéger sa ville et son bateau de tout risque de détournements.., détournements de fonds bien entendu, lesquels il est vrai, avaient été accumulés à force de travail et de courage par ses concitoyens depuis des temps immémoriaux.
Profitons donc de l’occasion qui nous est donnée aujourd’hui, alors que le calme est revenu , pour arroser cet heureux épilogue ,un bon verre à la main, pas un verre de rhum, pas même une bistouille, ce n’est pas l’heure, mais un bon verre d’apéro, un pastis.. Picard, ..bien entendu… et proclamons bien fort : Patrick, quelle bonne IDEE T’A eue de défendre ainsi notre IEG.. !!
Gentes dames, nobles seigneurs,
Pour sa clairvoyance et la fidélité témoignées à notre ville à des moments de navigation en eau trouble, notre ami Patrick a bien mérité que l’Ordre des Baillis l’élève au grade d’officier, ce que vous ne manquerez pas d’approuver par une tempête d’applaudissements.
Elévation par le GM de Patrick Bintein au grade d’OFFICIER
« Pour services rendus à la Ville de Mouscron, et pour témoignage d’une indéfectible fidélité à notre Ordre, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous élève au grade d’Officier de l’Ordre des Baillis de Mouscron.
Je t’admets, je te reçois, et t’installe en qualité d’Officier de l’Ordre des baillis e Mouscron ».
Le GM présente LUC DE PESTEL
Il est quand même très étonnant en parcourant la collection complète des œuvres de Hergé, que très peu d’images montrent son héros armé d’un appareil de photo.
Or un reporter sans appareil photo, n’est ce pas comme un soldat sans son fusil, ou un pot sans le manche, ou un mouscronnois sans une dernière à raconter.. ?
Sans doute Hergé préférait-il la mémoire et le coup de crayon au clic-clac photo, trop figé à son goût.
C’est qu’il aurait pu prendre quelques leçons aux ateliers du club Mouscronois ARTEC, et notamment auprès de notre bailli Luc De Pestel.
Il aurait appris que la photographie est bien plus qu’une reproduction sur papier glacé, mais que c’est également tout un art, qui a ses règles, ses intuitions et ses émotions.
Et qu’une « bonne » photo est le fruit de tout cela, avec en plus ces moments mêlés de chance et de génie qui font qu’une photo peut être primée et faire le tour du monde.
Et c’est bien ce grand bonheur que plus d’une fois Luc De Pestel et son club ARTEC ont connu au travers d’expositions de renommée internationale.
Cette année même, le club et la Ville ont accueilli dans nos murs la biennale « Reflet Mondial de la Photographie, qui attire des milliers de visiteurs, avec une sélection stricte de quelques 300 œuvres triées sur plus de 3.000 issues de plus de 50 pays d’Europe, prouvant non seulement le talent des membres du club Mouscronnois, mais aussi son dynamisme et sa volonté de porter bien haut les couleurs de notre Cité.
Notre Ordre souhaite mettre à l’honneur un tel dynamisme et ses retombées pour notre Ville en honorant son digne représentant Luc De Pestel.
Et pour de tels faits, notre bonne ville a sa noblesse : celle des baillis en l’occurrence, où, pour services rendus, chevaliers peuvent devenir officiers.
Mais attention ! :
C’est Alphonse Allais qui disait : « Il est toujours avantageux de porter un titre nobiliaire, être « de » quelque chose, ça pose un homme… comme être « de » garenne… ça pose un.. lapin » !!
Nous ne lui poserons pas de lapin, et lui confirmons par vos applaudissements votre souhait de le voir poser désormais devant l’appareil muni des insignes dus à son nouveau grade d’Officier.
Elévation par le GM de Luc De Pestel au grade d’OFFICIER
« Pour services rendus à la Ville de Mouscron, et pour témoignage d’une indéfectible fidélité à notre Ordre, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous élève au grade d’Officier de l’Ordre des Baillis de Mouscron.
Je t’admets, je te reçois, et t’installe en qualité d’Officier de l’Ordre des baillis e Mouscron ».
Le GM présente Freddy PENET
Par définition, un héros est quelqu’un qui parvient à se sortir des situations les plus complexes, voire les plus compromises.
Le Héros d’Hergé en est le témoin, et toutes ses histoires se terminent bien, … mais il ne s’agit là que de fiction.
La réalité est hélas souvent différente.
Et il n’est pas besoin pour s’en convaincre de penser uniquement à nos héros de guerre, tels nos martyres le vicaire de Neckere ou nos résistants Désiré Desseaux ou Adrien Fache.
A leur façon, les pionniers de l’histoire industrielle et commerciale de notre Ville ont également été nos héros, à l’origine de l’essor de notre activité industrielle.
On peut ainsi lire dans les archives de la Ville que l’entreprise de la famille Saffre s’est dotée dès 1834, de l’une des premières machines à vapeur actionnant une filature de coton. Au fil des ans, de crise en redémarrage, d’embellies en périodes sombres, leurs ateliers sont devenus tissage, puis bonneterie, connaissant croissance et déclin.
Ce coin de l’actuelle place Charles de Gaulle, fut longtemps appelé par les Mouscronnois « chez clac-fer-lutche », quolibet attribué à son patron, mot de patois qui effectivement traine encore au fond de bien des mémoires, et qui pourrait bien se rattacher à la casquette (un clac) que portait bizarrement le patron des lieux.
Dans une boulangerie, et celle de notre ami Freddy Penet n’y fait pas exception, aller « croissant » devrait aller de soi.
Mais l’évidence s’arrête là, car grandir peut aussi vous mettre dans un sacré « pétrin », surtout quand l’atelier familial devient une véritable entreprise industrielle.
L’histoire se nourrit aussi de ce… pain là, … parfois blanc, parfois noir, …
Mais à chaque période son histoire, car, disait Corneille :
« le temps est maître, et il règle bien des choses » .
Et croire en sa bonne étoile, au fond, ça ne mange pas de pain, même quand il y a beaucoup de pain.. sur la planche !
Le Bailli Chevalier Freddy Penet ne me démentira pas, lui dont l’histoire n’est pas non plus un long fleuve tranquille, mais dont les amis très nombreux se souviendront qu’il a donné toute sa vie pour ce beau métier et la défense de ceux qui comme lui se battent pour des jours meilleurs.
Pour son dévouement, sa fidélité à ses principes et à sa Ville, il a bien mérité sa promotion au grade d’Officier, et vos applaudissements bien nourris, évidemment.
Elévation par le GM de Freddy Penet au grade d’OFFICIER
« Pour services rendus à la Ville de Mouscron, et pour témoignage d’une indéfectible fidélité à notre Ordre, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous élève au grade d’Officier de l’Ordre des Baillis de Mouscron.
Je t’admets, je te reçois, et t’installe en qualité d’Officier de l’Ordre des baillis e Mouscron ».
Le GM présente Louis-Philippe LONCKE et l’appelle
Depuis quelques années, le Grand Maître Honoraire Luc Vanoverschelde avait pris l’heureuse initiative , dans le cadre de ce convent, ( ce convent qui je le rappelle n’a rien à vendre), de mettre aussi à l’honneur un jeune talent mouscronnois.
Nous perpétuons avec d’autant plus de plaisir cette idée que cette année, c’est pour nous l’occasion , en cette fin de cérémonie, d’y introduire une énorme bouffée de jeunesse et d’aventure.
Certes, on peut à tout âge , de 7 à 77 ans et bien au-delà, faire preuve de jeunesse et d’esprit d’aventure, mais avouons que rarement notre Ville a connu un phénomène qui se soit piqué de records aussi originaux dans ces domaines.
Louis-Philippe Loncke, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, aime se lancer les défis les plus fous et pour lui, même s’il adore sa Ville natale, son village c’est le monde.
Ne croyez pas pour autant qu’il n’a pas les 2 pieds bien sur terre .
Ingénieur de formation, il sait allier ce qui pour beaucoup est contradictoire : goût pour la haute technologie et passion de la nature et du beau.
Et comme une pomme ne tombe jamais bien loin du pommier, notre ami Louis-Philippe a de qui tenir.
C’est en effet dans la lignée des Loncke, qu’il a grandi, famille d’ébénistes reconnue pour ces mêmes qualités et estimée depuis de nombreuses générations dans notre Ville .
Sa devise pourrait être tout simplement : « la meilleure façon de réaliser ses rêves, c’est d’en avoir ».
Encore faudrait-il ajouter d’en avoir les moyens physiques, intellectuels et financiers, et d’avoir une maman prête à trembler pour son fils chéri et à le secourir partout où il se trouve.
Mais, Philippe a cette chance, et il a décidé d’y ajouter toute sa force de caractère et son énergie pour concrétiser ses rêves fous :
Personne n’a jamais traversé le désert Simpson, situé en Australie, faisant près de 800km d’est en ouest, et réputé infranchissable à pied, et certainement pas en solitaire ? En 35 jours, Philippe l’a fait, tirant une charrette à bras qu’il a méticuleusement confectionnée dans les ateliers du paternel, dont il avait reçu bénédiction et aide protectrice.
Aucun Occidental n’a jamais remplacé les Sherpas du Thibet pour porter leurs 40kg de charge jusqu’aux plus hauts sommets de l’Himalaya ? Philippe l’a fait, et en prime il apportait du bon chocolat belge aux populations locales, façon originale d’attirer l’attention des médias sur leurs conditions de vie précaire.
Mais je vous disais aussi qu’il a les pieds sur terre, et même un petit côté hurlu-finaud :
Savez-vous ce qu’il nous a écrit en apprenant qu’un prix lui serait ici attribué en reconnaissance de ses exploits ?
Je vous lis textuellement sa réponse :
« Pour la remise du prix, j’aimerais que l’argent soit reversé à « Népal Secours ». Mais en y réfléchissant, comme il y a déductibilité fiscale possible au dessus de 30€, je prendrai le chèque, et je ferai un virement moi-même vers Népal Secours. ».
Quand je vous disais que la pomme ne tombe jamais loin du pommier.
Louis-Philippe est donc tout à la fois notre « Tintin au Tibet », notre « Tintin au pays de l’or noir », et je parie qu’un jour ce sera notre « Tintin objectif Lune ».
Pour le féliciter de savoir marcher sans se faire marcher sur les pieds, et l’encourager dans ses prochaines démarches d’aventure, nous l’invitons à faire quelques pas vers nous, sous les applaudissements d’un public conquis et .. bien évidemment à ses pieds.
Remise de la médaille et du diplôme à Louis-Philippe Loncke
Envoi Final : remerciements par le GM + « A toi Mouscron » et « Bé qu’in é fire d’êt Mouscrono »
Voilà, c’est ici que nous fermons l’album de nos héros du 21ème Convent.
Il ne reste plus au GM néophyte que vous avez devant vous, comblé par votre si longue et si bienveillante attention, qu’à vous remercier, Nobles Seigneurs et Gentes dames, et toi particulièrement GM Daniel, et vous gentils Baillis, de tant de compréhension et de patience.
Les hommes passent mais les traditions restent, et il en est une, instaurée par le GM Daniel à laquelle je ne peux qu’adhérer, c’est de clore ce Convent en partageant le travail de recherche de quelques rimes.
Quoi de plus normal que de produire ici en finale quelques vers inspirés une dernière fois de nos héros, et précédant de très peu d’autres verres, ceux qui vous seront servis en toute amitié directement après !
Je vous mettrai donc en quelques quatrains sur la voie des titres d’album d’Hergé, dont il vous suffira de compléter le titre, alors allons-y :
A Daniel, qui 7 ans durant,
Présida autant de convents
avec doigté, humour et art,
J’’offre le « Sceptre ……….d’Ottokar »
A notre scribe, pour qui talent
De brièveté est proche parent ,
C’est par plaisir de l’écouter
Que j’ offrirai « l’oreille……. cassée »
A Laurent Harduin, un autre héraut,
Passé grand maître en jeux de mots,
Avec malice et puis par jeu,
Je déroulerai le « Le .Lotus.. bleu »
A nos amis les musiciens,
A l’allure fière , au beau maintien,
Ils illuminent le décor,
Tels « les bijoux ..d’ la Castafiore »
Avec Bolino , les clichés
Sont consumés, partent en fumée,
Laissant volutes de chansons
Telles les « cigares ………..du pharaon »
Et quand à vous gentil public,
Votre patience tombe à pic
Puisqu’avant que d’en boire une
Qui ne vous coûtera pas une tune
Il nous faut nous égosiller
Et bien fort ensemble chanter…
« Bé qu’in é fire d’êt Mouscrono »
