
Hommage aux Baillis décédés
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Bien qu’ayant même calibre et même tenue, il ne vous aura pas échappé que notre Hérault n’est plus… ce qu’il était.
Non seulement par la coiffure et le timbre de voix, mais c’est tout entier que notre ami Jean-Marc Hommé a accepté la lourde succession de notre Hérault Laurent Harduin… devenu véritable héros pour tant d’années au service de notre ordre.
Jonglant avec les mots tel un artiste-magicien du verbe, notre ami Laurent maniait allègrement ses quatrains qui résonneront encore longtemps à nos oreilles et dans nos cœurs.
A son tour, Jean-Marc Hommé, lui aussi Mouscronnois de souche, fera désormais éclater son talent lors de nos Convents, pour notre plus grand plaisir.
Comédien, metteur en scène au Théâtre du Lointain, il a aussi été président du Conseil Culturel Mouscronnois.
Si vous doutez de ses talents de bouffon et de son esprit facétieux, sachez qu’il s’est permis de parodier notre ordre en créant l’ « Ordre des Facteurs d’Amour Mouscronnois » , où il s’est arrogé le titre ronflant de Grand Facteur…
Ca tombe bien, Voilà donc un … homme de lettres !
Avant d’y revenir en fin de ce Convent, que Laurent et Jean-Marc soient dès à présent tous deux remerciés par des bravos longs comme un alexandrin que je vous propose de leur adresser sans plus tarder !
Gentes Dames, Nobles Seigneurs,
Avant même que d’entamer ce Convent, qui se veut et se doit d’être un événement heureux et haut en couleurs de notre vie mouscronnoise, il nous tient particulièrement à cœur à nous Baillis, de rendre ici un solennel hommage à 3 de nos amis, et pas des moindres, trop tôt disparus.
Les hasards de la vie ont en effet voulu que l’an dernier, ici même, seulement quelques semaines avant son décès, Marcel Christiaens était mis à l’honneur en recevant le titre d’Officier pour services et fidélité à notre ordre.
Le Chanoine Joseph Bourez, ancien doyen de Mouscron, ancien professeur au Collège St Joseph était connu et aimé des mouscronnois, toutes tendances philosophiques confondues.
Enfin Jacques Vandewaele était présent sur tous les fronts : football, œuvres sociales, famille, il vivait tout à fond et à 200 à l’heure, et pourtant la mort l’a bien trop tôt rattrapé.
Qui pouvait imaginer…
Un vieil adage nous dit :
« Il faut toujours viser la lune… car même si on la rate, on aboutit quand même toujours au milieu des étoiles » , tout près de ce bel astre que Victor Hugo appelait « la faucille d’Or dans un champ d’étoiles ».
Gentes Dames, Nobles Seigneurs,
C’est en souvenir de leur mémoire que je vous invite à vous lever quelques instants avant d’écouter notre scribe qui nous retracera quelques traits de leur brillant parcours ici-bas.
Bienvenue
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Nobles Baillis titulaires, Grands Officiers, Chevaliers, roturiers et manants, votre présence nous honore.
Votre allure altière et respectable contribue à donner à ce Convent la solennité d’événements que tant à travers l’actualité triste qu’à travers les événements heureux de notre ville, nous tenons à évoquer en cette heure et en ce lieu prestigieux.
C’est donc en cette douzième année de notre 21ème siècle, devant vous tous, assistance aussi fournie que distinguée, que j’ai mission de présider au cérémonial de ce Convent.
Votre présence témoigne de votre attachement à Mouscron et à ceux qui, bien humblement, s’efforcent d’en souligner les valeurs, à travers les honneurs que nous rendons ici même annuellement à quelques personnes qui, par leur réputation, leurs talents, leurs qualités de cœur, leur bonne humeur défendent notre bonne Ville et son patrimoine, jusqu’aux confins de la terre.
Cher Bailli scribe, chacun ici aime écouter la façon pleine de malice et d’humour dont tu évoques chaque année les faits ayant marqué ta sagacité, et donc la nôtre, au cours des mois écoulés.
Mais attention Paul, pas question d’en abuser : ton talent ne doit pas prendre plus de 4 minutes pour pouvoir … pleinement s’exprimer.
Bailli scribe, je vous cède la parole.
Discours du Grand Maître
Gentes Dames, Gracieuses Demoiselles, Nobles Seigneurs,
De mes prédécesseurs, il m’a plu d’apprendre et d’ici répéter que l’Ordre des Baillis de Mouscron a le privilège, non seulement de recevoir et d’honorer d’excellents citoyens et amis de notre Ville, mais aussi a comme mission de faire revivre, au travers de notre folklore, un passé dont nous sommes héritiers.
A mon tour, je me suis donc mis à la tâche, en quête d’images ou références de notre glorieux passé, et j’ai cherché dans notre Patrimoine local, ce qui mérite respect et attention.
L’an dernier, nous nous étions laissé guider à travers les rues de notre cité, en nous attachant aux noms illustres les identifiants, et rappelant autant de faits marquants de notre histoire locale, les uns héroïques, d’autres sympathiques, certains même carrément coquins, mais tous bien ancrés dans nos esprits.
Mais, ici, l’auriez-vous remarqué, au fronton de nos rues, mises à part quelques victimes civiles de la 1ère guerre mondiale, quasi aucune dame, rien que des hommes !
Il y a bien la rue Emilienne Brunfaut, syndicaliste et pacifiste ayant traversé le 20ème siècle, et encore la rue Rachelle Laga, entre Mouscron et Luingne, mais renseignement pris, c’est à sa générosité que cette dame doit sa très chère notoriété.
Est-ce à dire que si peu de dames ont marqué d’honneur et de bravoure notre cité que pour en être absentes de telle marque de reconnaissance ? Certes non !
Et c’est au moment où mes pensées s’égaraient vers ces considérations empreintes d’une juste indignation que me parvint une missive, toute parfumée d’éloges, mais aussi de judicieuses suggestions sur cet envoûtant sujet, attirant d’emblée mon attention, et bien sûr celle de nos nobles Baillis titulaires, ici présents.
A l’entame de notre 38ème Convent, nobles dames, nobles demoiselles, je me dois de déflorer avec vous cette question brûlante d’actualité :
De qui pouvait émaner une lettre rédigée avec nuance, mais fermeté ; avec autant de délicatesse que de détermination?
Seules des mains féminines pouvaient en être l’auteur…
Et quelles mains ! Des mains expertes, expérimentées, oserais-je dire « échevines », répondant à d’aussi jolis prénoms que Annick, Ann, Brigitte, Michèle, Mathilde …
Au nom de l’historique défense de la cause des opprimés, et par corollaire de la cause féminine, les voilà unies … comme un seul homme … dans un combat mené sans concession :
Ecoutez plutôt cette douce complainte: « Ne pensez-vous pas, m’écrit-on, qu’au XXIème siècle il serait relevant d’accueillir des dames au sein de votre assemblée ? L’égalité entre les sexes est un fait incontestable et il nous apparaît que cette égalité doit aussi se traduire au sein d’un ordre qui entend porter haut les couleurs de la Ville de Mouscron … Les femmes qui réussissent ont, à nos yeux, également droit aux trompettes de la renommée des fiers Baillis mouscronnois ». Fin de citation !
Gentes Dames, Nobles Seigneurs,
Allons-nous au-devant d’un nouvel épisode de la guerre de 100 ans ?
Verrons-nous nos Baillis bâillonnés avec au bras une … baïonnette ??
C’est un homme… bien seul… que vous avez devant vous pour répondre à si douce agression.
Car mieux que quiconque, vous savez que l’Histoire est un éternel retour aux questionnements fondamentaux :
D’ailleurs, de tous temps, sans en donner l’air, la femme a décidé de l’évolution de l’Homme.
Ainsi déjà, aux premiers temps de l’Histoire de l’Humanité, grâce aux livres de Yahvé nous pouvons lire :
« Adam avait donné un nom à tous les animaux, mais il n’avait même pas été consulté pour le nom de ses fils. C’est Eve qui les a choisis ! ».
Et aujourd’hui, dans notre bonne ville de Mouscron, voilà que nous revient cette plainte ainsi exprimée au travers de cette missive.
Mais quels arguments trouveront écho favorable face à cette irréfutable réalité ?.
C’est l’éternel combat entre Tradition et Raison.
Et comme en toutes choses, il y a du bon et du moins bon, il y a donc de bonnes traditions, comme de bonnes raisons, et de mauvaises traditions comme de mauvaises raisons.
« Consulte ta raison, prends sa clarté pour guide ». disait Molière.
Mais plus facile à dire qu’à faire, car, j’entends d’ici sonner la réponse de mon ami horloger : « Sais-tu bien que même arrêtée… une horloge a raison… deux fois par jour » !
Alors certes, l’évolution de notre monde va dans le sens de la mixité, et c’est bien… raisonnable.
Mais la raison est fille de la sagesse : et, sagement, concevons cette évolution … très progressivement !
Il est certes important de mettre à l’honneur TOUTE personne dont l’action en faveur de notre bonne ville mérite d’être soulignée, et ce dans un délai… raisonnable.
Si donc la frange revendicatrice de notre population s’habille de la patience des sages, et si, d’aventure, dans un prochain avenir, il se présente une candidate qui s’impose aux suffrages de nos chers Baillis titulaires par son dévouement, sa notoriété et sa renommée, alors une nouvelle ère de notre belle histoire s’ouvrira, telles les portes d’un nouvel Eden… en espérant que ça ne dure pas aussi longtemps que celui de la grand place !
Vous l’aurez compris, impossible de trancher dans le vif, car sur un tel sujet, comme disait Coluche : « on ne peut qu’être ni pour ni contre, bien au contraire ! »
Gentes Dames, Nobles Seigneurs,
A regret, il nous faut suspendre cette digression, et revenir à notre quête de symboles puisés dans notre paysage local pétri des valeurs qui méritent respect et attention et illustrent celles de nos héros de ce jour.
Tournons-nous vers des valeurs qui ne souffrent aucune discussion : celles accrochées à la terre de nos aïeux et aïeuls, ces paysans… et paysannes… qui ont façonné nos paysages et légué tant de riches enseignements.
C’est donc dans l’histoire de notre paysannerie et de nos belles fermes qui en dessinent encore aujourd’hui quelques contours que cette fois nous trouverons le témoignage de vies courageuses, pleines de bon sens et d’esprit d’entreprendre.
Leurs noms sont autant de témoins illustres ou pittoresques de notre histoire locale.
Ce convent s’ouvrira donc comme une histoire, où les personnages sont autant de héros, où chacun, à sa manière aura marqué d’une belle empreinte, d’un trait marquant la renommée et la fierté de notre Ville et de son peuple.
Présentation de Philippe LEPERS, Bailli titulaire
« L’agriculture procure de douces jouissances, augmente la fortune, prépare le corps aux travaux guerriers, enseigne la justice et la libéralité, enfante et nourrit les arts ».
Toutes les valeurs de la vie se retrouvent déjà ainsi brossées dans ces quelques mots de Socrate, prônés il y a plus de 25 siècles.
Mais alors ici, maintenant, chez nous, qu’avons-nous fait de ces sages paroles ?!
Au 19ème siècle, le territoire de Mouscron s’étendait sur près de 1500 ha, dont seulement une centaine occupés par l’habitat et les voiries ! L’activité était essentiellement agricole.
Actuellement, le grand Mouscron compte près de 4.000 ha, dont plus de la moitié est affectée aujourd’hui à l’habitat et aux infrastructures urbaines.
Il y a à peine 20 ans, il y avait encore 140 fermes, dont la moitié a aujourd’hui disparu. Et les propriétaires actuels ont quasi tous franchi l’âge de la retraite !
« Nos fermes familiales soient vouées à disparaitre » titrait encore récemment, non sans raison, la presse locale.
Certes, le « censi » d’hier n’a plus rien à voir avec « l’entrepreneur agricole » d’aujourd’hui.
A côté de l’amour de la terre, il faut aujourd’hui des compétences techniques, économiques, il faut se spécialiser à outrance.
Peut-être que par ses compétences en matière commerciale, ses dons pour rassembler les forces vives, ses qualités professionnelles d’homme plein d’énergie, sa toute récente nomination de Président des commerçants de « l’hyper-centre » de Mouscron, notre Bailli Philippe Lepers pourrait apporter quelque réponse pleine de bon sens à ces craintes bien compréhensibles.
« Même le plus heureux des hommes ne peut se passer d’agriculture », dit encore Socrate.
Notre ami Bailli est certes un homme heureux et compétent. Il a donc besoin d’une terre, d’un fief pour exercer à la fois ses talents et augmenter le bonheur de ses sujets en même temps que le sien.
Depuis le décès de notre ami Jacques Leclercq, Le Fief Le Sartiel n’a plus de guide.
Il n’a pas non plus de contours bien précis, et c’est tant mieux.
Car c’est en plein centre-ville que nous proposons d’y faire revivre les valeurs d’entreprise et de dynamisme, valeurs qui, parfois, y font défaut , mais que tous nos citoyens attendent de leurs vœux.
Ce sera désormais chose faite, et ce sous ta protection, cher Philippe, toi le Bailli honoraire déjà promu Officier en 2005, toi que les Baillis titulaires sont heureux aujourd’hui d’accueillir comme l’un des leurs, ce qui vaut bien une belle récolte d’applaudissements.
Présentation de Jean TIBERGHIEN, Gilbert TIBERGHIEN, Gérard LALEMAN, Jean-Marie BAELEN, André MERCIER, René DELCOMMINETTE, Grands Officiers
Un ami déjà bien âgé me dit un jour : « Si une dame te demande ton âge, réponds lui : Madame, cela dépend de vos intentions ! »
De même, si vous demandez à un fermier ce que vaut un champ, il vous donnera une réponse bien différente selon que votre intention est de l’acheter ou de le vendre !
Il est vrai que les fermiers sont non seulement coriaces et résistants, mais qu’ils ont un sens de l’économie particulièrement développé.
Le chemin entre le cœur et le portefeuille est parfois bien long!
Un bel exemple,… pris au hasard… se situe dans le tournant de la chaussée d’Aalbeke, où habite encore aujourd’hui Albert Losfeld.
Bien que cet homme possède encore de riches terres autour de son exploitation, il porte aujourd’hui encore le surnom assez explicite de « 20 clous ».
Et c’est vrai qu’il ne lâche rien pour rien.
Lui-même continue de se déplacer avec son vieux vélo, qui, de fait, ne vaut plus un clou.
Tout bénéfice pour les riverains du clos Basta et de la pleine Denecker, car il faudra que les prix montent encore un peu avant de voir disparaitre les champs que grâce à notre bon fermier, ils ont la chance d’encore pouvoir admirer!
L’économie, certes, mais l’économie au service du bien vivre et de l’emploi dans notre cité : voilà les vraies valeurs nous transmises par nos aïeux, parfois avec excès, toujours avec volonté de préserver notre patrimoine et celui de nos enfants.
Six de nos fidèles Baillis ici présents ont su exploiter ces valeurs ancestrales avec intelligence et efficacité.
A eux 6, on peut dire qu’ils représentent tout ce que Mouscron a produit de meilleur :
Vous voulez du créateur – entrepreneur – développeur d’activité économique : prenez Gilbert Tiberghein à la filature de l’Espierres et Jean Tiberghien aux usines Damart à Dottignies
Vous voulez de l’animation culturelle-sportive- pour jeunes et moins jeunes – centre et hors ville : prenez notre doyen principal le Père Lalleman à Jeunesse et Sport, au patro Kennedy et au « Chez nous » ; ajoutez-y André Mercier qui sait ce qu’organiser veut dire, lui, le maire de Hauteluce, co-organisateur des J.O. d’hiver d’Albertville ; confiez le tout à Jean-Marie Baelen, qui a fait de l’initiative un véritable syndicat.
Enfin, vous voulez du rayonnement, de l’engouement pour la chose publique : adressez-vous à notre ancien Directeur Général de l’Economie et de l’Emploi de la Région Wallonne, j’ai nommé notre ami fidèle René Delcominette.
C’est d’ailleurs lui, le maître en œnologie, qui pourrait vous arroser tout ça en une belle fête en l’honneur de ces pionniers en tous genres!
A eux 6, ils représentent plus d’un siècle, ce n’est bien entendu pas leur âge… mais c’est le cumul d’années … de présence et de fidélité à notre ordre.
A ce stade de l’Eméritat, il n’est point de ferme suffisamment étendue sur notre territoire pour témoigner des hectares de sympathie et de reconnaissance que nous souhaitons leur adresser aujourd’hui.
Certes, les familles d’Esnetières et apparentées cumulaient à elles seules près du tiers des terres cultivables alors disponibles, mais c’était au 18 et 19ème siècle.
Entretemps, ces terres ont été d’ailleurs bien utilement mises à la disposition de nos mouscronnois, puisque c’est là même que l’on trouve aujourd’hui tout le quartier de notre Hôpital CHM et des bâtiments avoisinants.
Ils auraient sans doute aimé accueillir nos Baillis méritants précités dans le cadre prestigieux de leur ancienne propriété, le château des comtes,.
Il reste que c’est ici, en ce jour, dans cette non moins prestigieuse salle des mariages de notre Hôtel de Ville que je vous propose de prodiguer, sans économie, vos applaudissements à nos Baillis Jean Tiberghien – Gilbert Tiberghien – Jean-Marie Baelen – Gérard Laleman – André Mercier et René Delcominette, que nous avons l’honneur d’élever au grade de Grand Officier de notre ordre.
Présentation de Jean-Claude STRICANNE, Officier
La ferme de la Haverie, située à Dottignies, non loin du terrain de foot est sans doute l’un des modèles les plus représentatifs de ferme reconvertie en véritable exploitation agricole industrielle.
Mais bien que délibérément moderne et tournée vers l’avenir, cette magnifique exploitation a gardé, tel un signe respectueux de son passé, un porche d’entrée si typique qu’on le retrouve dessiné par notre artiste-dessinateur de BD Marcel Marlier, dans son livre Martine retraçant quelques épisodes de notre histoire locale, artiste régional qu’on pourra bientôt redécouvrir grâce à l’exposition de ses œuvres prévue au château des Comtes.
Respect du passé dans une vie moderne : Jean-Claude Stricanne a durant toute sa carrière manié ce paradoxe apparent avec un doigté, un raffinement, un goût du beau exceptionnel :
Ainsi son flair et ses goûts esthétiques lui ont-ils permis de faire une brillante carrière dans le monde difficile des matières textiles.
On peut dire qu’il y connaissait la musique.
Il aurait pu aussi se passionner pour l’art culinaire, mais là où nous dirions : « quel plaisir de cuire un bon poisson entre amis », lui dirait : « c’est facile à dorer, la sole en famille … fa si la do ré la sol (en) fa mi.
« Tout pour la musique », comme disait Michel Berger.
Mais c’est dans le domaine de la grande musique, et plus particulièrement de la musique sacrée, sans doute la plus noble mais aussi la plus difficile à maîtriser, qu’il s’est bâti une réputation internationale.
Maître des orgues de l’église du Sacré-Cœur, il excelle également au clavecin.
On dit que Bach, son compositeur favori, aurait écrit 12 concertos pour clavecins, mais on n’a aucune trace des 4 derniers.
Gageons qu’avec son talent, notre ami serait bien intéressé lui aussi d’en découvrir les splendeurs et d’en charmer nos oreilles.
Que longtemps encore cet artiste fidèle et talentueux fasse honneur à notre ordre et à notre Ville.
Faute de grandes orgues, c’est sous vos applaudissements et par clairon sonnant bien haut et clair que j’appelle Jean-Claude Stricanne à être élevé devant nous, au grade d’Officier.
Présentation de Gil VANDENBROUCKE, Officier
S’il est des traits de caractère typiquement paysans, c’est bien la rigueur et la ténacité. Mais sous cette carapace austère se glissent bien souvent la sincérité, le sens des responsabilités, voire même l’audace.
Il me plait ici de vous remémorer une anecdote, dont, pour en attester l’authenticité, je prends notre Bailli-bourgmestre ici présent, à témoin :
Comme chacun sait, la ferme située Chaussée de Dottignies n°1 appartenait à Henri Gadenne, à l’époque Bourgmestre de Luingne, et père de notre cher ami Bailli Alfred.
Cet endroit encore aujourd’hui bien tranquille, puisqu’à proximité du cimetière de Luingne, était le lieu de RV de tous ceux qui, en temps de guerre, voulaient boire un verre, tailler une bavette, et repartir, avec quelques provisions… la plupart du temps en oubliant de payer… même si la famille Gadenne n’avait plus elle-même de quoi s’alimenter correctement.
Mais en plus, c’était l’endroit où Désiré Desseaux, résistant notoire et libraire de son état, avait choisi de se cacher.
Une vraie fausse cave avait été construite pour lui à cette fin.
Je vous disais que le paysan est audacieux, mais là il fallait être carrément téméraire pour prendre de tels risques de dénonciation et de capture… ce dont les Gadenne, en héros anonymes n’avaient cure.
Ces qualités d’audace, voire de témérité conviennent parfaitement à notre second Bailli que nous souhaitons élever ce jour au grade d’Officier : Gil Vandenbroucke.
D’abord, quelqu’un comme lui qui a consacré déjà 30 ans de sa vie au football à Mouscron, on peut dire qu’il est un vrai « résistant ».
N’oublions pas qu’il n’a pas hésité à plusieurs reprises à aller au casse-pipe comme T1 chaque fois que la situation délicate du club l’imposait.
Comme un vrai héros anonyme, jamais il ne s’est dérobé, et jamais il n’a revendiqué quoi ce soit.
Aujourd’hui que les tempêtes se sont apaisées, notre ami Gil s’est discrètement retiré de l’avant-scène mouscronnoise pour se relever d’autres défis.
Gageons qu’il y parvienne.
Mais qu’il sache que l’Ordre des Baillis n’est que l’interprète de toute une population pour lui exprimer sa gratitude.
C’est donc très symboliquement, mais tout naturellement que nous sommes heureux de l’élever aujourd’hui au grade d’Officier, bonheur que vous confirmerez par une Ola d’applaudissements.
Présentation d’Etienne DISPA, Bailli d’honneur
Si l’on cherche des femmes qui ont marqué la vie de notre bonne cité, la manifestation tenue à Mouscron un jour d’octobre 1911 devrait nous rappeler quelque souvenir.
En effet, déjà à l’époque, une fois par semaine se tenait le marché hebdomadaire aux abords de la grand place.
Tous les producteurs locaux venaient y vendre les produits de leur ferme.
Mais déjà, la crise économique grondait, et les prix grimpaient…
Tant et si fort que ces dames se mirent à la contestation publique, non pas, heureusement, baïonnette au fusil, mais d’un pas décidé et d’une seule voix, refusant obstinément toute hausse, sauf… celle du ton… pas le poisson, mais la voix, et forçant le bien intentionné bourgmestre à créer la première « commission de conciliation ».
Celle-ci ne pouvait qu’aboutir à donner gain de cause à nos revendicatrices, car chacun sait que, comme pour les mots croisés, ce sont toujours les femmes qui ont le dernier mot !
Nul ne sait par contre si c’est de cette leçon mémorable qu’est venue la vocation de notre ami Etienne Dispa, Liégeois d’origine, et pourtant depuis plus de 30 ans au service des plus démunis de notre cité.
C’est que dès l’âge de 20 ans, notre jeune assistant social s’aventura en terre mouscronnoise pour y exercer, tel un missionnaire, ses 2 années de service civil, comme « objecteur de conscience », mot que sans doute les révoltées de 1911 n’auraient pas renié, mais qui aujourd’hui en 2012 sonne bizarrement à nos oreilles.
Notre ami Bailli Jean-Yves Pollet, qui venait de créer l’asbl « ferme St Achaire » quelques années plus tôt, lui propose en 1984 de rester à Mouscron et de devenir progressivement son bras droit à la direction de ce qui allait se confirmer d’année en année comme étant un modèle, toujours inégalé d’ailleurs, d’accueil de séjour aux marginaux et aux plus démunis.
Le papa d’Etienne Dispa, malheureusement aujourd’hui décédé, devait en montrer le chemin, lui dont le métier, mais on parle alors plutôt de vocation, était l’inspection des maisons d’enfants dans la région Liégeoise.
Sa maman, ici présente, a bien raison d’être, elle aussi, fière de son fiston qui a hérité de ces nobles qualités.
Aujourd’hui, Etienne Dispa, a succédé à son mentor-faux-retraité Jean-Yves Pollet, puisque le voilà à son tour directeur des asbl Ferme St Achaire et Terre nouvelle. Il y dirige une équipe d’une dizaine de personnes.
L’activité efficace de notre ami Etienne aux côtés de l’abbé Pollet n’enlevait rien à ses goûts et aptitudes sportives. Il fut en effet joueur passionné de volley… , non pas à Mouscron, mais …à Bellegem.
Allez savoir pourquoi dans une équipe flamande, si ce n’est par souci de séduction auprès de sa compagne, elle-même originaire de Bellegem et également volleyeuse à cet endroit.
Pour se maintenir en forme, il n’hésite pas à se déplacer à vélo, partout et par tous les temps : Si vous souhaitez le joindre par téléphone pendant ces moments de trajet, vous serez surpris du message de sa boîte vocale : « Etienne Dispa est actuellement sur son vélo, il vous rappellera dès le prochain arrêt » !
Cette passion du vélo est l’ un des nombreux points communs qu’il a avec son complice de toujours, tout aussi dévoué aux œuvres de Mouscron, et qu’il nous plait de saluer au passage, un autre Pollet, juste un homonyme, mais non moins remarquable, aîné de la joyeuse bande, et prénommé Joël.
Enfin, last but not least, Etienne Dispa est ce qu’il est convenu d’appeler « un catholique d’ouverture », d’une grande sensibilité et ayant toujours le souci des autres.
Je ne dirai donc pas à notre ami : « Ite, Missa est », mais bien au contraire : « Kom en keer, ik heb een klein cadeautje speciaal klaar voor U »
Gentes Dames, Nobles Seigneurs,
Notre ordre n’a pu hésiter longtemps devant tant de droiture, de dévouement, et de services rendus à notre bonne Ville.
C’est pourquoi, il nous est particulièrement agréable d’accueillir et d’introniser Monsieur Etienne Dispa comme Bailli chevalier de notre ordre, et ce sous une belle volée… d’applaudissements.
Présentation de Jacques VANDENSCHRIK, Bailli d’honneur
Pour introduire notre second Bailli d’honneur, il me fallait chercher dans notre patrimoine local une très forte personnalité, une grande et forte pointure, de celles qu’on n’oublie pas de sitôt.
Or, le long de la ligne de chemin de fer Mouscron-Tourcoing, dans une zone restée entièrement agricole très longtemps, se situent deux exploitations agricoles : la petite Vellerie, propriété de la famille Wille et devenue aujourd’hui ferme pédagogique et la grande Vellerie, qui a été presque entièrement démolie et était exploitée par la famille Montagne.
Cette dernière était la plus grande exploitation agricole du Mouscron d’avant fusion des communes. Au-delà de la ligne de chemin de fer, ses terres s’étendaient presque jusque Herseaux et couvraient près de 40 hectares. Aujourd’hui, seule la grange est encore debout.
Ancien combattant 14-18, échevin de la ville de Mouscron, Jean Montagne était un fermier reconnu et respecté, mais il était aussi une force de la nature.
Beaucoup de mouscronnois connaissent cette anecdote cernant bien le personnage :
On raconte qu’un jour, suite au bris d’une roue d’une de ses charrettes, il s’est placé sous celle-ci qu’il a maintenue horizontale à la seule force de son épaule, le temps qu’un de ses ouvriers procède à la réparation.
Notre ami Jacques Vandenschrik, et qui oserait m’en démentir, a physiquement le profil qui convient.
Mais il a aussi une personnalité hors du commun grâce à sa force de caractère, son esprit d’entreprise, le tout baignant dans une farouche volonté de se mettre au service des plus démunis.
Ecoutez plutôt :
Dès son diplôme d’infirmier gradué en poche, notre ami Jacques est immédiatement recruté par le Fonds Européen pour le développement.
Dans la foulée, et durant 4 ans il assume la très lourde responsabilité du département d’anesthésie à l’Hôpital Général de Mogadiscio, un hôpital de 600 lits !
Il y participe aussi à d’autres activités médicales et chirurgicales, dans un contexte de dégradation progressive des structures de soin de santé suite, notamment, à un coup d’état en 1969.
A son retour, il entreprend une formation en Sciences Hospitalières et Gestion.
En 1973, il est le premier président de l’Association des Anciens de l’Ecole de Santé Publique de l’ULB.
A l’âge de 27 ans, il se voit confiée la direction des Soins Infirmiers des Cliniques Universitaires UCL de Mont Godinne, alors en pleine reconversion.
Durant cette période il est nommé Vice-président de l’Association Nationale Catholique du Nursing.
Cette carte de visite bien remplie l’amène à présenter régulièrement des conférences, notamment au Cycle de perfectionnement en gestion hospitalière.
Mais notre homme a la bougeotte, et n’est pas du genre à échanger un matelas de plume contre un sommeil de plomb !
En 1983 il s’expatrie en Afrique du Sud, où il dirige d’abord les ressources humaines, puis prend rapidement la direction générale d’Industex, groupe textile à capitaux belges employant près de 4000 personnes. Dans cette période d’apartheid, ses talents de négociateur sont mis à rude épreuve…
Créateur de nouveaux produits à usage chirurgical, il crée sa société, Durotec, suscitant l’intérêt de sociétés d’exploitation chinoise, américaine, italienne et française, ce qui l’oblige à de nombreux voyages, notamment en Chine.
Ainsi bardé, on ne s’étonne plus d’apprendre qu’en 1984, il soit nommé Consul de Belgique à Port Elizabeth, titre qu’il porte à vie en reconnaissance des services rendus.
Quoi de plus normal également que rencontrant une femme de goût, mouscronnoise de surcroit, il se laisse convaincre enfin en 2007 de déposer ses bagages chez nous et de partager dorénavant sa vie avec Madame Marité Danneau.
Sans doute son cœur a-t-il dû battre trop fort pour sa belle Dame, car c’est peu après qu’une intervention cardiaque délicate, mais pleinement réussie, l’obligea à une pause prolongée.
Ce repos forcé le fait rencontrer une personnalité qui le marque encore aujourd’hui, et qui décidément est le modèle qui aura guidé nos deux nouveaux Baillis chevaliers, puisqu’il s’agit à nouveau de Monsieur Joël Pollet, dont l’exemple et l’influence l’ont à son tour poussé à s’investir dans le cadre de la Banque Alimentaire.
Le cœur de notre ami Jacques battra désormais à ce nouveau rythme : aider les plus démunis et leur apporter toute son expérience : ce sera sa vocation et son credo.
Avec l’aide de toutes les associations caritatives mouscronnoises, et avec l’aide concrète des plus démunis eux-mêmes, il organise la distribution de près de 200 tonnes de vivres par an dans notre région.
La liste des titres de notre ami est décidemment aussi longue qu’un jour sans pain, puisqu’aujourd’hui, Jacques est président de la Banque Alimentaire du Hainaut Occidental et de Mons-Borinage. Un nouveau défi qu’il accepté avec fierté.
Gentes Dames, Nobles Seigneurs,
Une telle personne mérite considération et reconnaissance.
L’Ordre des Baillis est heureux d’accueillir le déjà Chevalier de l’Ordre de Léopold et de la Couronne, que dis-je, le Consul Jacques Vandenschrik comme l’un des siens en le nommant pour un autre titre de Chevalier, qu’il portera avec tout autant, si pas davantage de fierté, puisque c’est celui de Chevalier de notre ordre, sous les applaudissements nourris que ne renierait pas la Banque Alimentaire !
Présentation de Simon HOMME,
Prix « Jeune talent – Hommage Thibaud Vanoverschelde »
Depuis quelques années, le Grand Maître Honoraire Luc Van Overschelde avait pris l’heureuse initiative, dans le cadre de ce convent, de mettre aussi à l’honneur un jeune talent mouscronnois.
Autrefois appelé « prix jeune Talent », ce prix s’appelle aujourd’hui, « Hommage à Thibaud Van Overschelde », fils de Luc et Francine, jeune entrepreneur talentueux, trop tôt disparu.
Thibaud aurait aimé qu’on donne à l’annonce de ce prix tout l’enthousiasme qui convient à de vrais jeunes talents.
C’est donc avec cet enthousiasme que je suis heureux d’accueillir un jeune talent : Simon Hommé.
Près du nouveau rond-point de Futurosport se trouve une drève, appelée drève des « Préâches », sans doute ainsi dénommée comme étant jadis un endroit où les fermiers aimaient se rassembler et deviser… le mot « preâch » ne serait dès lors que la dérive picarde du verbe anglais « to preach »…
Coïncidence de l’actualité locale : ces derniers mois les fermier riverains de cette drève se sont mis à manifester leur mécontentement face au chantier bombardé de trous gigantesques, creusés pour cause de trop long travaux d’égouttage, devenus travaux « dégoûtants » dans la bouche de nos manifestants, et dans leur « preach » bien à eux.
Toujours est-il que bordant cette drève des Préâches, se trouve la ferme Millecamp. Et c’est Henri Millecamp qui l’habite encore aujourd’hui.
Ce bon fermier est un solide célibataire, un cœur à prendre, bref, il ferait un bon candidat pour l’émission de télé-réalité « l’amour est dans le pré ».
On le dit costaud, mais aussi sociable et surtout très discret … faisant semblant de ne rien savoir, mais en fait très cultivé… dans tous les sens du terme, bien entendu.
Est-ce le portrait de notre premier jeune talent mis à l’honneur en ce jour ? En tout cas, il en a certains traits :
Cultivé, il l’est certainement :
Bon sang ne sait mentir.
Ce n’est donc pas son papa, notre nouveau Hérault, qui le contredira.
Diplômé de l’Institut des Arts de Diffusion en 2008, Simon Hommé est avant tout acteur de théâtre, il crée « Reste Poli Production », qui n’est pas une injonction, mais le nom de sa propre compagnie créée avec 2 copains de cours.
En 2009, il donne la réplique à Jean-Claude Derudder dans la pièce « le gardien de phare », sous la direction de notre cher Bailli Christian Debaere.
Depuis l’an dernier, il joue également dans plusieurs pièces produites par le Centre Culturel Transfrontalier « La Virgule », dirigé par Jean-Marc Chotteau, personnalité bien connue dans la Région.
Il reprend également le rôle de Tristan dans « Tristan et Iseut », et collabore avec la troupe « les baladins du miroir » en jouant cette année « le producteur de bonheur » et « Pinocchio ».
Costaud, il doit bien l’être aussi :
D’abord pour tenir le coup dans ce rythme effréné de représentations, et puis par un goût aussi original qu’exigeant pour les arts martiaux, peut-être influencé par un des maîtres en la matière : Jackie Chan, le tombeur de Bruce Lee dans une centaine de films au cinéma.
C’est en effet son envie de participer à un théâtre résolument physique qui le poussa à s’exiler six mois en Chine, dans une école de « Kung… Fu »… ce qu’il n’est heureusement pas devenu en revenant au pays.
Les armes de notre ordre sont toute pacifiques, bien heureusement. Elles ont pour nom reconnaissance et encouragement.
Ainsi :
Pour sortir d’excès de discrétion et mettre en lumière ce jeune homme attachant, cultivé, bien de chez nous, et qui par son talent fait honneur à sa bonne ville de Mouscron ;
Pour l’encourager à grimper très haut dans le difficile métier d’artiste, nous braquons sur lui aujourd’hui nos projecteurs et sommes heureux de le voir nommé pour ce prix « Hommage à Thibaud van Overschelde » sous les applaudissements d’un public de connaisseurs, ravi et charmé.
Présentation de Olivier WILLE, professeur à Saint-Henri, représentant les élèves lauréats du concours européen Eurobotjunior,
Prix « Jeune talent – Hommage Thibaud Vanoverschelde »
Nobles Seigneurs et Gentes Dames,
Depuis toujours les parents se heurtent au problème des programmes. On les entend souvent parler de leur temps. Tout était mieux. L’enseignement était plus sérieux, les élèves étaient bons en orthographe et tous savaient résoudre les nombreux problèmes de mathématiques.
Or l’enseignement a évolué depuis de nombreuses années. Vous en êtes-vous rendu compte ? Afin de vous aider à comprendre l’évolution de l’enseignement, je vous propose des exemples très concrets sur l’art et la manière de présenter un problème de mathématiques.
ENSEIGNEMENT AVANT 1960 : Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100 francs. Ses frais de production s’élèvent aux 4/5 du prix de vente. Quel est son bénéfice ?
ENSEIGNEMENT RÉNOVÉ EN 1970 : Un agriculteur vend un sac de pommes de terre pour 100 francs. Les frais de production s’élèvent à 80 francs et le bénéfice à 20 francs. Devoir : souligne les mots « pommes de terre » et discutes-en avec ton voisin.
ENSEIGNEMENT REFORME EN 1980 : Un peizan kapitalist privilegie sanrichi injustement de 20 francs sur un sac de patat. analiz le tekst et recherche le fote de contenu, de gramere, d’ortografe et de ponctuassion et ensuite di ce que tu pense de cet maniere de s’enrichir.
ENSEIGNEMENT ASSISTE PAR ORDINATEUR EN 1990 : Un producteur de l’espace câble consulte en conversationnel une data-bank qui display le cev-rate de la patate. Il loade son progiciel de computation fiable et détermine le cash-flow sur écran bitmap. Dessine avec ta souris le contour intégré 30 du sac de pommes de terre. Puis loggue toi au network par le 3615 code BP (Blue Potatoe) et suis les indications du menu.
ENSEIGNEMENT ADAPTE A L’AN 2000 : Qu’est-ce qu’un paysan ?
Toute ressemblance avec ce qui se passerait dans l’une de nos écoles mouscronnoises serait purement fortuite.
En tout cas, les élèves de 5ème et 6ème Technique du Collège St Henri ont prouvé que l’enseignement reçu les dotait d’un bagage de formation professionnelle que beaucoup d’écoles à juste titre, leur envient.
Et pour le prouver, ils n’ont pas hésité à se mesurer au gratin des écoles belges et françaises lors du prestigieux championnat de robotique appelé « Robot sans frontière », où ils présentaient deux robots entièrement conçus et fabriqués par eux dans les ateliers de St Henri .
Ils y décrochèrent ni plus ni moins que le premier prix du championnat, ainsi que la coupe et le titre de vice-champion transfrontalier.
Non contents de ce succès déjà prestigieux, ils se qualifièrent pour le championnat européen « Eurobotjunior » ou ils obtinrent le prix de la meilleure ingéniosité des systèmes techniques embarqués.
Ces brillants étudiants ont pour nom :
Ruben Coussement – Mathias Hanssens – Steven Picron – Quentin Vercruysse – Rémi Couplet – Jérémy Stygelbout et Rémi Vandekerhove.
Ils ont été guidés dans leurs travaux par leurs professeurs Monsieur Olivier Wille et Vincent Vynckier.
Pour leur compétence, pour l’exemple magnifique de créativité technique qu’ils donnent, et en reconnaissance de l’Honneur qu’ils font ainsi à leur école St Henri, et donc à la Ville de Mouscron, à son tour l’Ordre des Baillis est heureux de leur remettre le prix du « challenge Thibaud Van Overschelde » d’une valeur de 250€, on peut aussi dire 250 patates, ainsi qu’un diplôme attestant de leurs mérites.
J’invite Monsieur Wille à s’approcher en leur nom et de recevoir prix et diplôme pendant que bien plus d’un sac d’applaudissements vient confirmer les honneurs adressés à nos jeunes talents et à leurs professeurs.
Envoi final
Voilà, c’est ici que nous fermons l’album de nos héros du 38ème Convent.
Il ne reste plus au Grand Maître tout en nage devant vous, mais comblé par votre si longue et si bienveillante attention, qu’à vous remercier, Nobles Seigneurs et Gentes Dames, et vous gentils Baillis, de tant de compréhension et de patience.
Merci aussi au groupe « guests and more » qui ont été bien plus que nos invités musicaux mouscronnois, et ont ponctué nos interventions de leurs brillantes interprétations.
Les hommes passent mais les traditions restent, et il en est une, instaurée par le Grand Maître Daniel Salomon à laquelle je ne peux qu’adhérer : c’est de clore ce Convent avec quelques mots de remerciements exprimés en vers.
Et une fois n’est pas coutume, c’est plus particulièrement à nos deux … héraults de ce jour que je voudrais m’adresser au nom des Baillis, et sans doute vous voudrez vous associer à ces quelques mots d’hommage bien mérité :
A notre Hérault Laurent Harduin,
Qui en douze ans dans ses quatrains,
Par des mots tendres ou malins
Nous présenta tous, un à un.
Laurent, voici venu le jour
Où tu souhaites à ton tour
Déposer là tes beaux atours
Et Annoncer aux alentours
Qu’il te faut après tant d’années
Dans d’autres défis te lancer
Que les Baillis vont te manquer
Mais qu’à Mouscron tu restes ancré.
Si l’émotion nous gagne un peu
C’est que tes mots même par jeu
Sont du soleil dans un ciel bleu
Toi le lutin, le fou joyeux.
Pour que tu ne nous manques pas trop,
Il nous fallut nous lever tôt
Et dans Mouscron par monts par vaux,
Chercher un Hurlu sans défaut.
Fallait que Dieu soit avec nous,
Pour tomber non loin du « Chez nous »
Chez un artiste au talent fou :
Jean-Marc Hommé est mis en joue.
Et c’est ainsi que chers amis,
Vous voyez ce jour réunis,
Nos deux… héros… qui aujourd’hui,
Se passent relais et habits.
Ainsi va la vie des Baillis,
A Laurent et Jean-Marc : merci
Que le final traditionnel
L’hymne de tous les mouscronnos
Sonne longtemps dans vos oreilles
Comme l’écho de nos bravos.
