
Convent des baillis 6/10/2013
1. Le Héraut annonce l’entrée des baillis
2. Le GM introduit le Convent par un hommage aux baillis décédés
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Gentes dames, nobles Seigneurs,
Avant même que d’entamer ce Convent, qui se veut et se doit d’être un événement heureux et haut en couleurs de notre vie mouscronnoise, il nous tient particulièrement à cœur à nous baillis, de rendre ici un solennel hommage à 2 de nos amis, et pas des moindres, trop tôt disparus.
A peine avions nous fermé les bans de notre dernier Convent que nous devions apprendre le décès de notre ami Charly van Deun, survenu le 28 octobre 2012, après une courte mais très pénible maladie.
Charles van Deun est évidemment connu comme fondateur et conservateur du musée de renommée mondiale consacré entièrement à la vie et aux œuvres de son oncle, le grand peintre Paul Delvaux.
Ce musée est situé à Saint Idesbald, lieu de résidence de la famille Delvaux. Cette charmante station est d’ailleurs également appelée « Mouscron-plage » vu l’attrait qu’elle exerce sur bon nombre de mouscronnois.
Mais c’est aussi avec émotion et beaucoup de sympathie que les mouscronnois se souviendront de notre ami Charly pour tout ce qui, inversement, le rattachait directement à notre ville.
Sur le plan culturel, il était un interlocuteur privilégié de notre échevin de la culture et bailli Michel Franceus en l’aidant notamment à la mise sur pieds d’expositions prestigieuses.
Mais il était aussi un inconditionnel supporter de l’Excel, et n’hésitait pas, chaque quinzaine, à faire le déplacement à Mouscron, en donnant du cœur et de la voix, et arborant fièrement son écharpe rouge et blanc.
Avec son épouse Martine, il était un ami fidèle de notre confrérie, ne manquant jamais une occasion de participer à nos Convents dans une ambiance à laquelle il contribuait joyeusement.
Il est décédé à l’âge de 74 ans, beaucoup trop tôt, avec encore des tas de projets. Son talent et son amitié nous manqueront.
.« L’ornement d’une maison, ce sont les amis qui la fréquentent » disait le philosophe américain Ralph Emerson.
Le départ de Charly, lui-même peintre à ses heures, nous laisse la maison un peu moins colorée aujourd’hui.
A Martine son épouse, nous voulons ici-même témoigner de toute notre sympathie
***
Il m’appartient également d’évoquer la mémoire d’un autre membre émérite de notre confrérie, en la personne de Monsieur Adrien fache.
Adrien Fache, décédé en février de cette année à l’âge de 92 ans, est sans aucun doute l’une des figures mouscronnoises les plus marquantes de notre confrérie.
Etudiant au collège Saint-Joseph de Mouscron, il rencontrera très jeune celui qui marquera son destin : l’abbé Emmanuel De Neckere.
Dans un article d’hommage publié par LLB le 21 février dernier, on pouvait lire ceci :
« Adrien Fache, un grand résistant
De l’avis de l’historien Fabrice Maerten, c’était un des derniers acteurs majeurs du renseignement et même, de manière plus générale, de la résistance en Belgique occupée.
Il connut une première fois la prison pour avoir participé à une manifestation patriotique le 21 juillet 1941 à Mouscron. Libéré fin octobre, il contacta la presse clandestine (« Le Patriote mouscronnois », où il retrouva l’abbé De Neckere) et rejoignit les services de renseignements, dont il développa le réseau dans les Flandres et le nord de la France.
Après avoir échappé au travail obligatoire, il fut arrêté une seconde fois le 29 mars 1944 pour avoir aidé un aviateur américain. Incarcéré à Gand, il fut condamné à mort le 3 juin 1944 par le tribunal de campagne de Bruges. A nouveau il alla de prison en prison, de St-Gilles à Bayreuth-Amberg où il fut libéré le 13 mai 1945.
Après la guerre, il écrivit un livre sur les espions belges et resta jusqu’à la fin un visiteur assidu des milieux d’anciens de l’action et du renseignement. » fin de citation.
J’ai eu personnellement l’honneur, lors de ses funérailles le 22 février dernier, de représenter notre confrérie. Sa famille m’a confirmé combien toute sa vie il est resté attaché à Mouscron et à l’Ordre des Baillis.
Durant la cérémonie funéraire, toutes les associations patriotiques, les plus hautes autorités de l’armée et de l’état étaient représentées.
La vingtaine de paras commandos en grand uniforme, ainsi que la présence d’un officier supérieur représentant le Roi témoignaient s’il en était encore besoin de la reconnaissance de toute une nation envers l’un de ses grands héros.
J’ai été frappé par l’émotion de l’assistance lors des discours et chants patriotiques.
En tant que bailli, en tant que mouscronnois, nous pouvons, nous devons nous en souvenir et en être fier.
Un vieux proverbe grec nous dit :
« Tant que l’on continue de chanter le Héros, celui-ci vit encore.
Mais quand cessent les odes, commencent l’oubli et la véritable mort. »
A nous aussi de faire en sorte que le souvenir d’Adrien Fache reste gravé à jamais dans nos mémoires.
Gentes dames, nobles seigneurs,
Il est dit que nous ici, Confrérie de l’Ordre des Baillis de Mouscron, nous aurons toujours à cœur de perpétuer le souvenir de nos illustres prédécesseurs.
C’est donc en souvenir de leur mémoire que je vous invite à vous lever quelques instants.
3. Sonnerie courte
4. Le GM souhaite la bienvenue et passe la parole au Bailli Scribe
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Nobles baillis Titulaires, grands Officiers, chevaliers, roturiers et manants, votre présence nous honore.
Votre allure altière et respectable contribue à donner à ce Convent la solennité d’événements que tant à travers l’actualité triste qu’à travers les événements heureux de notre ville, nous tenons à évoquer en cette heure et en ce lieu prestigieux.
C’est donc en cette treizième année de notre 21ème siècle, devant vous tous, assistance aussi fournie que distinguée, que j’ai mission de présider au cérémonial de ce Convent.
Votre présence témoigne de votre attachement à Mouscron et à ceux qui, bien humblement, s’efforcent d’en souligner les valeurs, à travers les honneurs que nous rendons ici même annuellement à quelques personnes qui, par leur réputation, leurs talents, leurs qualités de cœur, leur bonne humeur défendent notre bonne Ville et son patrimoine, jusqu’aux confins de la terre.
Une année est bien vite passée, et tant de faits dignes d’intérêt pourraient passer inaperçus.
Alphonse Allais disait :
« Je ne prendrai pas de calendrier cette année, car j’ai été très mécontent de celui de l’année dernière ».
Espérons que ce ne soit pas l’avis de notre bon scribe Paul Lippinois, qui d’un œil coquin et d’une plume toujours alerte s’en vient nous narrer les faits ayant marqué sa sagacité, et donc la nôtre, au cours des mois écoulés.
Mais attention Paul, pas question d’en abuser : ton talent ne doit pas prendre plus de 4 minutes pour pouvoir … pleinement s’exprimer.
Bailli scribe, je vous cède la parole.
5. Rapport du Bailli Scribe
6. Sonnerie courte
7. Présentation du Héraut par le GM
Ceux qui, ici même, l’an dernier nous ont fait l’honneur de leur présence, se souviendront que notre nouveau Héraut, Jean-Marc Hommé, aimait à plaisanter avec les mots, en y mettant tout son talent de comédien-bouffon.
Ses interventions se doivent d’être un clin d’œil, tendre ou piquant, croquant d’un trait, mais toujours avec humour et dignité, les intervenants qu’il présente.
Pour y satisfaire, je l’invite à un exercice certes périlleux, mais où il excellera, j’en suis sûr, et qui donnera à ce Convent, osons l’espérer, une touche sans doute encore plus folklorique , voire carrément locale.
Quand je vous dis : « E Convin sin Hérault, ché comm inne gaiole sin z’oziaux. », vous aurez bien entendu compris qu’un Convent sans Héraut, c’est comme une cage sans oiseau.
Hé oui, Gentes Dames, nobles Seigneurs, c’est bien en Cht’i, langue de nos aïeux, que j’invite notre Héraut à nous donner la mesure de son talent.
Hérault, ché à ti, et n’fais nin plus d’ménières que t’as de bure su tin pain.
8. Le Héraut présente l’animation musicale
9. PREMIERE animation musicale
10. Le GM fait son discours d’ordre général
Gentes Dames, Gracieuses Demoiselles, Nobles Seigneurs, nous voilà donc arrivés au cœur de notre sujet.
Car, de mes prédécesseurs, il m’a plu d’apprendre et d’ici répéter que l’Ordre des Baillis de Mouscron a le privilège, non seulement de recevoir et d’honorer d’excellents citoyens et amis de notre Ville, mais aussi a comme mission de faire revivre, au travers de notre folklore, un passé dont nous sommes héritiers.
A mon tour, je me suis donc mis à la tâche, en quête d’images ou références de notre glorieux passé.
L’an dernier , c’est dans l’histoire de notre paysannerie et de nos belles fermes qui en dessinent encore aujourd’hui quelques contours que nous avions trouvé le témoignage de vies courageuses, pleines de bon sens et d’esprit d’entreprendre.
Mais, oh Dame, si j’ose dire, depuis la naissance de notre Confrérie et jusqu’à ce jour, de nos adoubements, seules les personnalités masculines reçoivent honneurs et lauriers.
Est-ce à dire que si peu de dames ont marqué d’honneur et de bravoure notre cité que pour en être absentes de telle marque de reconnaissance ? Certes non !
Et pourtant, cette année encore, d’aucuns eussent pu craindre que cette nouvelle ère de la reconnaissance féminine n’arrivât jamais, obligeant notre défunte héroïne locale Emilienne Brunfaut, syndicaliste et pacifiste ayant traversé le 20ème siècle, à se retourner une 39ème fois dans sa tombe.
Et bien, aujourd’hui, et même plus précisément depuis hier, on peut dire qu’ils eussent eu tort, .. !
Car oyez braves gens :
Voici quelque temps déjà, votre humble serviteur eut à subir l’assaut de charme émanant du corps échevinal féminin. D’instinct, il flaira la juste cause ainsi défendue, et partit à son tour en croisade pour en débattre auprès de ses pairs, sa vie dût-elle n’en tenir qu’à un fil, il était prêt à en .. découdre.
Un soldat ne doit-il pas être prêt à mourir,.. même au péril de sa vie, aurait dit Lapalisse !?
Mais làs, c’était faire fi du poids écrasant de la tradition dictant la conduite de nos éminents baillis titulaires. Cette tradition, initiée par nos anciens, avec son lot de règles, dont on pourrait longtemps disserter sur le bien-fondé de celles à maintenir et celles à rejeter.
Même le nouveau pape François ne pouvait venir à mon secours, ayant lui-même déjà délibérément fermé les portes du sacerdoce à la moitié de la terre !
Il faut bien admettre qu’en ce qui le concerne, le plus dur c’est sans doute de ne pas avoir d’homologue avec qui parler boulot ! (comme disait J. Yanne)
Mais dès lors, au-delà de ce combat, point de solution ?
La défaite allait-elle devenir déconfiture, par manque.. de pot !?
Allions-nous perpétuer cette injustice laissant ces messieurs trop seuls dans ces éloges ?
C’est alors que m’arriva , tel un message de bonheur, le courrier salvateur d’une émissaire courageuse et nullement …soudoyée, m’apportant espoir et réconfort.
Car convenons-en, par raison ou tradition, il est certes important de mettre à l’honneur TOUTE personne dont l’action en faveur de notre bonne ville mérite d’être soulignée.
Au diable baillons hypocrites et baïonnettes déchirantes.
Enfin est arrivé le temps de la communion, la fin de la division, puisque nous voilà unis, .. chacun de notre côté !
Désormais, plutôt que le fer, nous croiserons nos invitations, et d’embrassades nous ponctuerons nos félicitations.
Les jambes permettent aux hommes de marché, .. et aux femmes de faire leur chemin (A. Allais)
C’est donc avec une sérénité nouvelle qu’à l’entame de notre 39ème Convent , Gentes Dames, nobles Seigneurs, nous partirons une fois encore à la quête de symboles puisés dans notre patrimoine local pétri des valeurs qui méritent respect et attention, et illustrent celles de nos héros de ce jour.
Et s’il est une tradition qui a marqué l’histoire de notre cité, c’est bien celle des processions et autres cortèges, à travers lesquels tel un livre ouvert, on peut lire l’évolution des mentalités et des valeurs liées aux épisodes heureux et malheureux de notre actualité, d’hier jusqu’à aujourd’hui.
Cette fois, c’est donc la ferveur populaire qui nous guidera au travers des grands rassemblements de foule, dont beaucoup ont disparu, jusqu’aux fêtes populaires actuelles certes d’un genre différent, mais non moins porteuses d’enthousiasme et de solidarité.
Le musée de folklore et les archives de la Ville nous furent bien utiles pour nous aider à remonter le temps.
Que Madame Véronique Van De Voort, directrice du musée, et notre ami bailli Claude Depauw, directeur des archives de la Ville de son état, tous deux ici présents, en soient vivement remerciés, hommage qui me dédouane du même coup de toute erreur historique dont les membres de cette noble assemblée sortiraient d’ici horrifiés.
Ce Convent s’ouvrira donc comme une évocation de ces valeurs communes, auxquelles nos héros de ce jour s’identifient, chacun à leur manière, marquant ainsi la renommée et la fierté de notre Ville et de son peuple.
10. Sonnerie courte
11. Intronisation de René Delvaux au grade d’Officier
La plus ancienne de nos confréries est sans doute la « société d’archers », puisque sa création date de 1690, et qu’elle est restée active jusqu’en 1960, sous le nom de « Royale Confrérie Saint Sébastien d’Herseaux ».
Bien que parées d’armes inoffensives et destinées aux joutes amicales, les confréries restaient généralement marquées, même au 20ème siècle, par une hiérarchie dont les grades et la discipline étaient d’inspiration toute militaire.
C’était le cas de la Confrérie Saint Sébastien, où on parlait de « capitaine, de chefs d’homme et de troupes ». De même on sortait fanfare et portes étendards en « défilés » plus qu’en « cortège ».
Il va sans dire, mais c’était quand même prudemment inscrit dans le règlement, que la confrérie n’était ouverte.. qu’aux hommes, et qu’ils devaient par ailleurs « bénéficier d’une réputation irréprochable et témoigner d’une conduite des plus dignes ». Fin de citation.
Il n’empêche que le plus souvent, la garde fatiguée, les festivités prenaient dans la soirée une tournure joyeusement arrosée.
Après tout, la réputation de joyeux drilles de certaines de nos associations locales tient peut-être du simple respect de cette tradition ancestrale.
Dans notre Confrérie, nous avons aussi gardé quelques traces de ce passé, puisque pour honorer quelques baillis parmi les plus émérites, nous en intronisons chaque année l’un ou l’autre au grade d’Officier.
Le premier d’entre eux, bien qu’habitant Soignies (personne n’est parfait), a marqué l’histoire de notre bonne ville d’un ensemble impressionnant de pierres plutôt jaunes d’ailleurs que blanches.
Les pierres jaunes sont celles du tout nouveau CHM que nous envie la Belgique entière. Les blanches étant plutôt celles qu’il aime à siroter entre amis au soir d’une journée de travail bien remplie.
Dieu merci sans jamais être malade, René Delvaux va tous les jours à l’hôpital, puisqu’il en est l’administrateur-délégué infatigable , lui qui, avec l’appui de son équipe, et bien sûr celui de notre seule ministre locale Christiane Vienne, est parvenu à relever le défi de la construction de ce centre hospitalier de tout premier plan.
Et comme si cela ne suffisait pas à cet homme d’une générosité et d’une disponibilité rares, notre ami René s’occupe discrètement de nombreuses associations caritatives et éducatives dans notre Région.
Nobles Seigneurs, Gentes dames, voilà de raisons plus qu’il n’en faut.
C’est donc par une tournée générale non de bières blanches, mais d’applaudissements que nous porterons le bailli René Delvaux à l’étage supérieur de l’édifice de la notoriété, en l’élevant au grade d’Officier de notre Ordre.
12. Quatrain : Le hérault appelle René Delvaux
13. Elevation par le GM de René Delvaux au grade d’Officier
« Pour services rendus à la Ville de Mouscron, et pour témoignage d’une indéfectible fidélité à notre Ordre, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous élève au grade d’Officier de l’Ordre des Baillis de Mouscron.
Je t’admets, je te reçois, et t’installe en qualité d’Officier de l’Ordre des baillis e Mouscron ».
14. Sonnerie courte
15. Elévation de Bernard Wyffels au grade d’Officier
Historiquement, ce sont les fêtes et traditions religieuses qui ont le plus marqué les esprits, et ont traversé les époques avec plus ou moins de ferveur.
Et si on y réfléchit bien, Jésus-Christ est le seul anarchiste qui ait vraiment réussi, comme disait Malraux.
Pas moins de 7 pèlerinages et processions réunissaient les foules dès le 16ème siècle dans nos régions.
Qui ne pourrait comprendre que l’horreur des guerres incitait les populations à se réfugier dans l’espoir de vie meilleure et à l’exprimer solidairement avec plus de ferveur.
A propos de la procession de « Notre Dame des 7 douleurs », sans doute restée la plus prestigieuse, notre historienne Véronique Van de Voorde nous précise :
« C’est en 1614 que le réveil d’un enfant supposé défunt vint marquer la dévotion des mouscronnois de l’époque, fait dont les livres de comptes de l’église St Barthélémi attestent en y validant le miracle.
«Passant de laisser-aller à zèle fervent, au gré des temps de guerre et de paix, la statue de la Vierge frappée des 7 glaives de douleur aurait été mise en sécurité en 1848, lors des échauffourées du Risquons-Tout, quand une bande armée venue de France avait débarqué chez nous pour renverser la monarchie belge .
Tiens, il se pourrait bien que l’histoire se répète !
A ce propos, comme il fait bien chaud dans cette salle, permettez que j’ouvre une parenthèse :
Il serait peut-être temps de remettre la statuette en sécurité, car c’est plutôt par son versant nord qu’aujourd’hui notre monarchie pourrait se sentir menacée !!.. l’annonce de ce vent glacial m’incitant à bien vite refermer la parenthèse.
Toujours est-il que ce n’est qu’en 1891 qu’on retrouva la sainte icône chez un particulier, rue St Pierre.. Il n’en fallait pas plus pour y voir un nouveau cas miraculeux, relançant la procession à chaque fête de l’Assomption, le 15 août ».
Devenu au fil du temps « tour des 7 croix », qui ne se souvient du long cortège de plusieurs milliers de personnes qui serpentait les rues et campagnes de Mouscron ,guidé par la panoplie complète des autorités religieuses et même civiles, et marquant le pas de leurs prières et de leurs chants, de la Patte-d’-Oie au Nouveau-Monde , sans oublier le toujours célèbre Bondi-qui-chiffèle, pour terminer pour les plus courageux par une longue prière sur la grand place.
Rendons à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu, c’est grâce à l’acharnement du doyen Pêtre que ce cortège a retrouvé tout récemment un souffle nouveau, en espérant que ce ne soit pas le dernier ! .
Tradition religieuse ou folklore, quel qu’en soit le motif, une ville a besoin de manifestations de foule pour témoigner de son existence et de son dynamisme.
Le monde change, mais ce besoin reste.
N’en déplaise à certains, l’union fait la force, et l’union peut aussi, pourquoi pas, faire des miracles.
C’est ce qu’ont bien compris les associations de commerçants, dont notre ami Bernard Wyffels est l’un des fers de lance.
Ecoutez ce qu’un vent favorable m’a amené comme témoignage à son sujet :
« Membre fondateur de l’Association des Commerçants et du Comité des Fêtes de Dottignies depuis 1965, il ne ménage ni sa peine ni son temps pour garder à Dottignies, ce noble village, son climat humain chaleureux, dynamique et festif. Sans lui, il n’y aurait plus de Fête de la Main, cette année la 40ème ! ».
Creusant un peu, il assène cette vérité : « On peut remarquer que ce sont les gens qui ne font rien qui manquent de temps pour tout » !
Tristan Bernard aurait dit : « Il ne faut compter que sur soi-même, et encore, pas beaucoup ! ».
C’est qu’en plus il a du caractère notre bailli.
Pardi, c’est bien le moindre chez un collègue imprimeur.
Gentes Dames, nobles seigneurs, nous avons devant nous un grand homme : taille 1m90 – pointure : 48.
Mais aussi un homme qui sait combien le folklore rapproche les gens.
Ses états de service en font foi :
Gilles d’honneur de Dottignies ;
Membre de multiples associations telles que : Carnaval de Wattrelos, Confrérie de Toubac, syndicat d’initiative de Mouscron, et la liste est loin d’être exhaustive.
Tout cela suscite l’admiration de sa famille, enfants et petits-enfants inclus, et la nôtre.
Alors ce n’est pas une main, mais vos 2 mains que vous allez porter bien haut pour applaudir comme il le mérite, notre nouvel Officier.
16. Quatrain – Le Héraut appelle Bernard Wyffels
17. Elévation par le GM de Bernard Wyffels au grade d’OFFICIER
« Pour services rendus à la Ville de Mouscron, et pour témoignage d’une indéfectible fidélité à notre Ordre, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous élève au grade d’Officier de l’Ordre des Baillis de Mouscron.
Je t’admets, je te reçois, et t’installe en qualité d’Officier de l’Ordre des baillis e Mouscron ».
18. Sonnerie courte
19. DEUXIEME animation musicale
20. Le GM présente Alexandre Vandermeersch comme Bailli d’Honneur
Un autre de nos fleurons locaux est le cortège des rois mages.
Depuis 1930, et à l’initiative des responsables du Collège St Joseph, puis de l’Estu, ce cortège fit partie de l’histoire de notre ville.
Si votre serviteur aborde le sujet avec une certaine nostalgie, c’est que d’aussi loin qu’il s’en souvienne, les fêtes de Noël étaient rythmées pendant 3 jours, par ce défilé issu d’un autre âge, retraçant l’arrivée des mages aux pieds de la crèche.
Plus la photo est vieille, et plus on a l’air jeune … nous rappelle encore Monsieur de La Palisse.
J’entends encore le préposé au bigophone implorer de rue en rue la générosité des habitants de notre cité :
« Braves gens, les mages sont venus du lointain Orient, nos frères les missionnaires luttent pour la foi… Les abandonnerez-vous ?
Les mages sont venus quêter pour eux … Soyez donc tous généreux !! ».
Et pendant ce temps le cortège déroulait le film des accompagnants, grands et petits, à pieds, à cheval et même à chameau, tous parés de costumes d’époque, magnifiquement préservés d’année en année par une poignée de bénévoles.
Leurs torches étaient attendues de loin par les habitants, tel le Messie annoncé. Et enfin la crèche vivante apparaissait.
Fallait-il que les organisateurs soient bien informés pour faire en sorte que le seul personnage que votre serviteur n’ait jamais eu l’occasion de représenter était justement cet enfant innocent, gazouillant dans son landau !
Ne dit-on pas : Votre enfant devient adolescent lorsqu’il cesse de demander d’où il vient .. et qu’il ne dit plus où il va !
Aux plus belles années, ce cortège entrainait dans son sillage une foule de sympathisants, tous reprenant en chœur les airs entonnés par la fanfare.
Aujourd’hui, c’est au WE de la Pentecôte qu’il faut chercher une ferveur populaire nouvelle à laquelle notre cité est d’année en année plus attachée.
Et sans être une fête à connotation religieuse, on peut pourtant parler d’un véritable miracle tant ce 9ème WE contre la mucoviscidose, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, attire la grande foule au nom d’une non moins grande cause.
Devenu en quelques années l’un des plus importants événements de la vie mouscronnoise, le WE de la Muco propose un tas d’activités dont les profits permettent de poursuivre d’année en année 2 objectifs :
-) informer le public sur la maladie, les traitements, les espoirs ;
-) financer les frais d’avant et après transplantation des patients.
Tournois de mini-foot ; soirée musicales ; randonnées cyclistes ; lâchers de ballons ; jeux géants ; pétanque ; baptême de véhicules ; s’enchevêtrent durant 2 jours au plus grand bonheur des quelques 2.000 participants, tous joyeusement solidaires de cette magnifique organisation et commentant leurs performances attablés aux différentes aubettes gourmandes qui parsèment le site .
Mais un tel succès ne se fait ni seul ni du jour au lendemain :
Voilà déjà 9 années, qu’entouré d’une pléiade de bénévoles, notre ami Alexandre Vandermeersch et son épouse Nathalie se donnent corps et âme, non pas pour apitoyer leurs concitoyens sur le sort difficile de leur enfant atteint depuis sa naissance de cette méchante maladie, mais pour faire prendre conscience, dans la joie de vivre, des besoins immenses nécessaires pour que la recherche arrive enfin à l’éradiquer.
C’est donc avec autant de reconnaissance que de fierté qu’à mon tour je prends le bigophone pour crier à la ronde : « Braves gens, braves gens : notre Ordre accueille Alexandre Vandermeersch comme nouveau membre, pour lui et ses proches, pour cette œuvre magnifique, je viens à la quête de vos applaudissements, soyez donc tous généreux !! »
21. Quatrain – Le Héraut appelle Alexandre Vandermeersch
22. Intronisation d’Alexandre Vandermeersch comme bailli d’Honneur
« Pour services rendus à la Ville de Mouscron, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous intronise Chevalier de l’Ordre des Baillis de Mouscron ».
Je t’admets, te reçois et t’installe en qualité de Chevalier de l’Ordre des Baillis de Mouscron. »
23. Sonnerie courte
24. Le GM présente Benoît VERFAILLIE comme Bailli d’Honneur
Pour introduire notre second bailli d’honneur, il me fallait chercher, dans notre patrimoine des cortèges locaux, du spectacle et.. de la lumière.
Et s’il est une vieille tradition bien de chez nous, haute en couleurs et en lumières, c’est celle des allumoirs.
Point besoin ici, dans cette assemblée de vrais mouscronnois, de beaucoup d’explication sur le sujet.
Quoique, parmi les plus jeunes, le risque est bien présent de confondre cette fête locale historique, avec ce que j’appellerais un produit commercial venu d’ailleurs et appelé Halloween.
Les allumoirs, ce sont ces betteraves creusées et évidées dans lesquelles on place une bougie. La lumière s’y diffuse par les fentes creusées dans la plante, et lui donnant un air de tête à faire peur.
Les allumoirs, c’est en fait le souvenir du besoin de la lumière artificielle quand l’automne est là et que les jours raccourcissent. C’est le souvenir de cette torche dont nos aïeux se servaient tôt le matin sur le chemin du travail, à travers les rues encore sombres et endormies.
Les allumoirs, c’était ce chant « Vive les allumoirs ma mère… » sans cesse répété à très haute voix par le cortège des grands et petits tant pour se sentir bien dans la chaleur du groupe que pour éloigner les mauvais sorts aussi loin que portent les voix.
Aujourd’hui, on parle moins des allumoirs, et beaucoup plus d’Halloween.
C’est que maintenant on supplante sournoisement dans nos cortèges d’enfants les allumoirs et cafotins, par des déguisements de fantômes et autres sorcières, issus tout droit des étals de Mercure, dieu du commerce, et allez savoir par quelle assimilation, aussi dieu des marchands et des voleurs ! .
Déjà qu’on nous avait privé de St Nicolas en le remplaçant par le Père Noël, voilà qu’on nous commercialise aussi cette tradition séculaire, et pourtant bien de chez nous.
Est-ce un bien, est-ce un mal ?
« Le souvenir, ce n’est qu’un regret apaisé » disait Francis Blanche.
Ainsi, il est un souvenir de spectacle son et lumière qui s’était éteint depuis plus de 10 ans, et qui s’est rallumé, moins par miracle que par la volonté acharnée de notre bailli bourgmestre. Quoique ! Voir ce méga-projet aujourd’hui abouti n’est pas loin de tenir du miracle.
Car le défi était loin d’être évident : faire renaître le Studio 31 de ses cendres, …
Bien sûr, maintenant que la fréquentation dépasse les prévisions les plus optimistes, tout le monde s’accorde à dire que c’était une bonne idée, .. Dans cette même salle, les murs peuvent témoigner qu’on oserait même reprocher au bourgmestre de ne pas l’avoir concrétisée plus tôt !!
Pour concrétiser ce projet aussi fou qu’un beau rêve, il fallait un homme venu, non pas d’une autre planète, mais quand-même d’un, voire de plusieurs mondes différents : écoutez plutôt :
Son père était chercheur biophysicien, commandant en second de la Base Roi Baudouin en Antarctique et directeur de l’Université belge à Elizabethville.
Sans doute lors d’une escale, lui-même naquit en Suisse, peut-être le pays où sa maman exerçait son métier d’infirmière ?
Il dut très tôt faire face seul aux aléas de la vie puisque fin des années 70, ses parents décédèrent tous deux lorsqu’il était à peine adolescent.
Après ses études secondaires, il passa 3 années d’étude vétérinaire à l’ULG, avant de se lancer dans une toute autre voie : la reprise d’un commerce de vente de timbres-poste à Bruxelles !
Il trouve le temps de trouver l’amour de sa vie en même temps que la partenaire idéale en la personne de Françoise Forton, brillante épouse sans qui, comme chacun de nous d’ailleurs, il ne serait que l’ombre de lui-même..
Après quelques années : changement de cap pour développer une entreprise de restauration de bâtiments.
On s’arrête là ? que nenni !
En 2000, nouvelle carrière avec la reprise à Bruxelles d’une maison de retraite , façon pour lui de ne pas anticiper la sienne.
Ce couple pour le moins actif a quand même le temps de voir grandir ses 3 charmantes filles, Deborah, Jessica et Gaëlle, qui, bon sang ne peut mentir, rêvent de natation, en compétition sportive de haut niveau. Et où mieux qu’au Collège Ste Marie avec Sport-études et aux Dauphins mouscronnois , peut-on trouver cadre mieux approprié pour l’éclosion de vrais talents sportifs ?
C’est ainsi que tout récemment toute la petite famille vient s’installer à .. Mouscron,
Et c’est là, braves gens, noble assistance, c’est là que la rencontre miraculeuse se produisit avec notre cher bailli Alfred Gadenne, un beau jour du mois de mai 2011, en son beau bureau de l’Hotel de Ville.
Un geste, un regard : l’affaire était conclue : il fallait, à la tête de ce nouveau joyau cinématographique, quelqu’un qui avait su garder la candeur des aventuriers modernes, mais qui en avait déjà vu de toutes les couleurs.
For&Ver venait de naître là, sous nos pas.
Et il se dit déjà que prochainement, cette date et ce lieu seront à l’agenda des prochains pèlerinages.
Gentes dames, nobles seigneurs,
Comme tant de fidèles cinéphiles ayant déjà pu goûter au rêve de ce paradis enfin retrouvé, il est dit que cette séance, qui est loin d’être la dernière, devait être l’occasion non pas de béatifier, ou du moins pas encore, mais au moins d’adouber notre nouveau concitoyen en l’intronisant chevalier de l’Ordre des baillis, sous les acclamations des spectateurs ravis du spectacle ainsi offert.
25. Quatrain – Le Héraut appelle Benoît Verfaillie
26. Intronisation de Benoît Verfaillie comme bailli d’Honneur
« Pour services rendus à la Ville de Mouscron, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous intronise Chevalier de l’Ordre des Baillis de Mouscron ». Je t’admets, te reçois et t’installe en qualité de Chevalier de l’Ordre des Baillis de Mouscron. »
27. Sonnerie courte
28. Troisième et dernière animation musicale
29. Le GM présente les organisateurs de Rhéto Défi : prix « Challenge Thibaud Van Overschelde »
Depuis quelques années, le Grand Maître Honoraire Luc Van Overschelde avait pris l’heureuse initiative , dans le cadre de ce convent, de mettre aussi à l’honneur un jeune talent mouscronnois.
Autrefois appelé « prix jeune Talent », ce prix s’appelle aujourd’hui , « Hommage à Thibaud Van Overschelde », fils de Luc et Francine, jeune entrepreneur talentueux, trop tôt disparu.
Thibaud aurait aimé qu’on donne à l’annonce de ce prix tout l’enthousiasme qui convient aux initiatives promouvant la jeunesse de notre ville.
C’est donc avec cet enthousiasme que je suis heureux d’accueillir 2 des fondateurs responsables de l’organisation de la journée défiant tous les préjugés sur les jeunes, puisqu’il s’agit de la journée « rhéto défi ».
Ainsi :
Pour sortir d’excès de discrétion et mettre en lumière ce jeune homme attachant, cultivé, bien de chez nous, et qui par son talent fait honneur à sa bonne ville de Mouscron ;
Pour l’encourager à grimper très haut dans le difficile métier d’artiste, nous braquons sur lui aujourd’hui nos projecteurs et sommes heureux de le voir nommé pour ce prix « Hommage à Thibaud van Overschelde » sous les applaudissements d’un public de connaisseurs, ravi et charmé.
30. Remise de la médaille, du prix et du diplôme à Messieurs Bernard Decabooter et Bernard Vandercleyven, fondateurs et organisateurs de « rhéto-défi »
31. Sonnerie courte
32. Le GM appelle Monsieur Olivier WILLE, professeur à St Henri, représentant les élèves lauréats du concours européen Eurobotjunior
Nobles Seigneurs et gentes dames,
Depuis toujours les parents se heurtent au problème des programmes. On les entend souvent parler de leur temps. Tout était mieux. L’enseignement était plus sérieux, les élèves étaient bons en orthographe et tous savaient résoudre les nombreux problèmes de mathématiques.
Or l’enseignement a évolué depuis de nombreuses années. Vous en êtes-vous rendu compte ? Afin de vous aider à comprendre l’évolution de l’enseignement, je vous propose des exemples très concrets sur l’art et la manière de présenter un problème de mathématiques.
ENSEIGNEMENT AVANT 1960 : Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100 francs. Ses frais de production s’élèvent aux 4/5 du prix de vente. Quel est son bénéfice ?
ENSEIGNEMENT RÉNOVÉ EN 1970 : Un agriculteur vend un sac de pommes de terre pour 100 francs. Les frais de production s’élèvent à 80 francs et le bénéfice à 20 francs. Devoir : souligne les mots « pommes de terre » et discutes-en avec ton voisin.
ENSEIGNEMENT REFORME EN 1980 : Un peizan kapitalist privilegie sanrichi injustement de 20 francs sur un sac de patat. analiz le tekst et recherche le fote de contenu, de gramere, d’ortografe et de ponctuassion et ensuite di ce que tu pense de cet maniere de s’enrichir.
ENSEIGNEMENT ASSISTE PAR ORDINATEUR EN 1990 : Un producteur de l’espace câble consulte en conversationnel une data-bank qui display le cev-rate de la patate. Il loade son progiciel de computation fiable et détermine le cash-flow sur écran bitmap. Dessine avec ta souris le contour intégré 30 du sac de pommes de terre. Puis loggue toi au network par le 3615 code BP (Blue Potatoe) et suis les indications du menu. ENSEIGNEMENT ADAPTE A L’AN 2000 : Qu’est-ce qu’un paysan ?
Toute ressemblance avec ce qui se passerait dans l’une de nos écoles mouscronnoises serait purement fortuite.
En tout cas, les élèves de 5ème et 6ème Technique du Collège St Henri ont prouvé que l’enseignement reçu les dotait d’un bagage de formation professionnelle que beaucoup d’écoles à juste titre, leur envient.
Et pour le prouver, ils n’ont pas hésité à se mesurer au gratin des écoles belges et françaises lors du prestigieux championnat de robotique appelé « Robot sans frontière », où ils présentaient deux robots entièrement conçus et fabriqués par eux dans les ateliers de St Henri .
Ils y décrochèrent ni plus ni moins que le premier prix du championnat, ainsi que la coupe et le titre de vice-champion transfrontalier.
Non contents de ce succès déjà prestigieux, ils se qualifièrent pour le championnat européen « Eurobotjunior » ou ils obtinrent le prix de la meilleure ingéniosité des systèmes techniques embarqués.
Ces brillants étudiants ont pour nom :
Ruben Coussement – Mathias Hanssens – Steven Picron – Quentin Vercruysse – Rémi Couplet – Jérémy Stygelbout et Rémi Vandekerhove.
Ils ont été guidés dans leurs travaux par leurs professeurs Monsieur Olivier Wille et Vincent Vynckier.
Pour leur compétence, pour l’exemple magnifique de créativité technique qu’ils donnent , et en reconnaissance de l’Honneur qu’ils font ainsi à leur école St Henri, et donc à la Ville de Mouscron, à son tour l’Ordre des baillis est heureux de leur remettre le prix du « challenge Thibaud Van Overschelde » d’une valeur de 250€, on peut aussi dire 250 patates, ainsi qu’un diplôme attestant de leurs mérites.
J’invite Monsieur Wille à s’approcher en leur nom et de recevoir prix et diplôme pendant que bien plus d’un sac d’applaudissements vient confirmer les honneurs adressés à nos jeunes talents et à leurs professeurs.
42. Remise de la médaille et du diplôme à Monsieur Olivier Wille
43. Sonnerie courte
44. Envoi Final : remerciements par le GM + « A toi Mouscron » et « Bé qu’in é fire d’êt Mouscrono » (dirigé par Pierre Dekimpe)
Voilà, c’est ici que nous fermons l’album de nos héros du 39ème Convent.
Il est de la patience comme de la moule fraiche : quand on en abuse, on a mal au coeur ! (disait Pierre Desproges)
Il ne reste dès lors plus au GM tout en nage devant vous, mais comblé par votre si longue et si bienveillante attention, qu’à vous remercier,
Nobles Seigneurs et Gentes dames, et vous gentils Baillis, de tant de compréhension et de patience.
Merci aussi au groupe « Tertous en Foufèle » qui ont été bien plus que nos invités musicaux mouscronnois, et ont ponctué nos interventions de leurs brillantes interprétations.
Même si en ce beau jour les muses furent écossaises, comme disent leurs voisins irlandais « un peu d’EIRE ça fait toujours DUBLIN ».
Hartelijk dank, beste vrienden muzikanten van vlaanderen, die minstens een keer in jullie leven hard in de rug van moedige walen hebben durven blazen .
Jullie hebben hen ondersteund bij het zingen van hun regionale vaderlandse liedjes.
En een ding is zeker : de kogel is door de kerk!
Les hommes passent mais les traditions restent, et il en est une, à laquelle je ne peux qu’adhérer : c’est de clore ce Convent avec quelques mots de remerciements exprimés en vers.
A nos chers titulaires,
J’adresse en cette heure
Ainsi qu’à mes confrères
Le bonjour de nos soeurs
Notre cher scribe Paul
De sa plume nous relate
Les faits d’une année folle
En délicieux coups de pattes
C’est Tertous in Foufèle
Qui de l’air inspiré
Nous renvoie à la pelle
Ses souffles cadencés
Quant à vous nobles Gens
Sagement alignés
Vous pensez qu’il est temps
Des discours arrêter
Nous fermons donc ce ban
Puisqu’a sonné midi
De ce 39ème Convent
Non sans vous dire : Merci
Alors Hérault, c’est à toi
Car avant d’en trinquer
Donne nous à chanter
En françois ou patois
Nos hymnes d’autrefois
42. Appel du Hérault informant l’assistance de la fin du Convent en 3 épisodes musicaux .. + annonce du vin d’honneur
aux quelques chanteurs de « A toi Mouscron »
au public pour l’hymne : « Bé qu’in é fire d’êt Mouscrono » (dirigé par Pierre Dekimpe)
à « Tertous in Foufèle » pour le final en musique
à tous pour le vin d’honneur.
