Texte du Convent 2014, par le GM Roby Vandaele

Convent des baillis 5/10/2014

1. Le Héraut annonce l’entrée des baillis

2. Le GM  introduit le Convent par un hommage aux baillis décédés

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Gentes dames, nobles Seigneurs,

Avant même que d’entamer ce Convent, qui se veut et se doit d’être un événement heureux et haut en couleurs de notre vie mouscronnoise, il nous tient particulièrement à cœur à nous baillis, de rendre ici un solennel hommage aux êtres qui nous ont été chers et qui nous ont quitté au cours de l’année écoulée.

Dans le cadre de cette magnifique salle, qui est aussi jusqu’à ce jour celle ou se tiennent tant de réunions de nos politiques, c’est avant tout vers le très regretté député et 1er échevin Damien Yzerbyt que vont nos pensées, lui qui a mené bien haut la renommée et les couleurs de notre Ville.

Le nouveau centre administratif en pleine construction restera sans doute l’un des témoins les plus tangibles de tant d’œuvres qu’il a menées à bonne fin dans notre ville. En cet endroit et en ce moment, c’est à son épouse, à ses proches à tant de baillis avec lesquels il avait su nouer des liens de réelle amitié que nous voulons témoigner de notre profonde sympathie.

……….. (un moment d’arrêt)

De plus, en cette année particulièrement éprouvante , nous avons perdu un autre ami, ancien échevin, Jacques Fervaille, laissant vide son siège de bailli titulaire du fief dit « Tiercelet de la Barre », siège qu’en signe de deuil  nous laisserons vide durant toute cette année.

Jacques Fervaille était  un ami très apprécié pour sa compétence, mais aussi sa bonhomie et son humour. Notre Scribe Paul Lippinois l’a particulièrement bien connu et je m’empresse de lui céder la parole pour en évoquer le souvenir.

3. Evocation de la mémoire de Jacques Fervaille par le scribe.


Gentes dames, nobles seigneurs,

Il est dit que nous ici, Confrérie de l’Ordre des Baillis de Mouscron, nous aurons toujours à cœur de perpétuer le souvenir d’amis chers et de nos illustres prédécesseurs.

C’est donc en souvenir de leur mémoire que je vous invite à vous lever quelques instants.

4. Sonnerie courte

5. Le GM souhaite la bienvenue

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Nobles baillis Titulaires, grands Officiers, chevaliers, roturiers et manants, votre présence nous honore.

Votre allure altière et respectable contribue à donner à ce Convent la solennité d’événements que tant à travers l’actualité triste qu’à travers les événements heureux de notre ville, nous tenons à évoquer en cette heure et en ce lieu prestigieux.

C’est donc en cette quatorzième année de notre 21ème siècle, devant vous tous,  assistance aussi fournie que distinguée, que j’ai mission de présider au cérémonial de ce Convent.

Et c’est à plus d’un titre que la séance solennelle de ce jour revêt un caractère tout particulier.

Le premier  est lié à notre âge : 40 ans ! Quel bel âge !

Ce n’est malheureusement pas en moyenne celui de mes illustres confrères, quoi qu’il en paraisse, … mais bien celui de notre vénérable institution.

40 ans déjà qu’à l’initiative de notre cher fondateur Alphonse Ferret, nous adoubons d’année en année de nouveaux membres, ici présents en très grand nombre, …

40 ans que votre présence témoigne de votre attachement à Mouscron et à ceux qui, bien humblement, s’efforcent d’en souligner les valeurs, à travers les honneurs que nous rendons ici même annuellement à quelques personnes qui,  par leur  réputation, leurs talents,  leurs qualités de cœur, leur bonne humeur défendent notre bonne Ville et son patrimoine, jusqu’aux confins de la terre.

Ces dernières années, d’aucuns se sont davantage inquiétés du peu de cas fait à la gente féminine lors de nos adoubements.

Oh Dame, disais-je l’an dernier, est-ce à dire que si peu de dames ont marqué d’honneur et de bravoure notre cité ? Certes non !

Et pourtant, cette année encore, d’aucuns eussent pu craindre que cette nouvelle ère de la reconnaissance féminine n’arrivât jamais, obligeant notre défunte héroïne locale Emilienne Brunfaut, syndicaliste et pacifiste ayant traversé le 20ème siècle, à se retourner une 40ème fois dans sa tombe.

Le suspens en devenait intenable.

Le bâillon me serrait trop à la bouche !

Avec l’avènement des Ebaillies se profilait l’odeur d’une sécession, voire d’une scission irréversible des 2 mamelles de notre bonne ville de Mouscron.

Hurlus et hurluttes en dure lutte faisant à jamais figure d’hurluberlus !

Il est écrit que les hommes ont toujours raison, mais aussi que les femmes n’ont jamais tort !

Inutile de prétendre que la femme est l’avenir de l’homme, si c’est pour lui répondre : hé bien madame, revenez l’an prochain !

Car je vous mets en garde, nobles seigneurs : les femmes pardonnent parfois à celui qui brusque l’occasion, … mais jamais à celui qui la manque !

Aussi, devant vos mines ébahies, j’en fais devant vous l’annonce officielle : l’Ordre des baillis de Mouscron, dans sa version 100% masculine arrive .. en fin de bail !

Voilà au moins, noble assistance,  de quoi couper  net toute tendance au bâillement !

Après tout, n’est-il pas logique après quarante ans de mettre fin à cette douloureuse… quarantaine !

Mais n’anticipons pas le débat, et laissons à la tradition, ou à ce qui en reste, de nous guider dans ce Convent, et à son rythme.

Une année est bien vite passée, et tant de faits dignes d’intérêt pourraient passer inaperçus.

Heureusement c’est sans compter sur notre bon scribe Paul Lippinois, qui d’un œil coquin et d’une plume toujours alerte s’en vient nous narrer les faits ayant marqué sa sagacité, et donc la nôtre, au cours des mois écoulés.

Bailli scribe,  je vous cède à nouveau  la parole.

6. Rapport du bailli scribe

7. Sonnerie courte

8. Présentation du Héraut par le GM

Ceux qui, ici même, l’an dernier nous ont fait l’honneur de leur présence, se souviendront que notre nouveau Héraut, Jean-Marc Hommé, aimait à plaisanter avec les mots, en y mettant tout son talent de comédien-bouffon.

Ses interventions sont un clin d’œil, tendre ou piquant, croquant d’un trait les intervenants qu’il présente, mais toujours avec humour et dignité.

Tout a basculé pour lui et ses proches en une fraction de seconde.

La colère face à une telle injustice a fait place à la rage de vivre.

Et même si rien n’est plus pareil, l’humour, l’amour de la scène et des gens ont toujours été et restent son moteur, lui, le messager des bonnes nouvelles,  n’a pas voulu manquer ce rendez-vous de fête avec l’amitié et la solidarité de tous les mouscronnois.

Hérault, tu as la parole.

9. Le Héraut présente l’animation musicale

10. PREMIERE animation musicale

11. Le GM fait son discours d’ordre général

Gentes Dames, Gracieuses Demoiselles, Nobles Seigneurs,

C’est donc avec une sérénité nouvelle qu’à l’entame de notre 40ème Convent, nous partirons une fois encore à la quête de symboles puisés dans notre patrimoine local pétri des valeurs qui méritent respect et attention, et  illustrent celles de nos héros de ce jour.

Et si l’on avait la chance de nous replonger dans un monde de rêve, tout proche de chez nous, tant homme que femme d’aujourd’hui, nous pourrions revivre nos aventures d’enfance, qui restent en fait profondément source de nos valeurs et ancrées dans notre quotidien.

Et bien , gentes dames, nobles seigneurs, cette chance nous est donnée là, à portée de main, elle a une dizaine d’années à peine, va à la ferme, à la mer, à la montagne, au cirque, au zoo. Elle fait de la cuisine, de la voile, de l’équitation, de la danse, du théâtre… Elle vit plus de 60 aventures avec ses frères Jean et Alain, ses amis, avec son chien Patapouf et son chat Moustache, et, vous l’aurez bien sûr deviné,  elle s’appelle Martine.

Depuis exactement 60 ans, à travers les albums de son illustrateur, Marcel Marlier, natif d’Herseaux, faut-il le rappeler, et sous la plume de son comparse Gilbert Delahaye, Martine nous accompagne de génération en génération, nous rappelant les valeurs aussi simples que profondes de l’apprentissage du bonheur.

Débutant  dans les années 50, on se retrouve dans les années d’après guerre, ces années où la société retrouve le goût de vivre, avec l’essor des villes, mais déjà aussi l’envie de garder ses racines rurales, témoin le tout premier album de notre très cher Mouscronnois Marcel Marlier intitulé :« Martine à la ferme » ;

Puis viennent  les années 60,  un  monde en marche vers le progrès, avec pour symbole de liberté : l’Amérique avec sa modernité, son esprit d’entreprendre, mais aussi sa démesure . Martine à New York y est décrite et dessinée comme une petite fille résolument libérée et bien dans l’air du temps.

Et ainsi de suite jusqu’à aujourd’hui.

Martine est tellement actuelle qu’elle suit la mode de son temps, change de coupe de cheveux, même ses traits se modifient d’un album à l’autre. En 60 ans, elle n’a pas pris une ride !

Homme ou femme, nous avons partagé à travers ses histoires des sentiments éternels, comme ceux qui nous réunissent aujourd’hui.

La centaine de millions d’albums vendus à travers le monde nous donnent à nous mouscronnois une fierté toute particulière.

Marcel Marlier est non seulement Herseautois de naissance, mais il a fait ses études à St Luc et toute sa carrière à l’ombre des 5 clochers de Tournai. Il nous a quitté en 2011, il aurait eu 84 ans cette année.

Il était normal qu’une œuvre aussi mondialement diffusée soit présentée chez nous, à Mouscron, dans un endroit qui n’est pas moins prestigieux, avec tous les honneurs dus à son auteur.

Voilà ce qu’il fallait à notre château des Comtes pour en accélérer enfin un destin digne de son histoire et de l’un de ses enfants les plus remarquables.

Les baillis sont reconnaissants à la Ville d’avoir mis en évidence un si grand talent, tellement porteur des valeurs que nous défendons.

Ce Convent s’ouvrira donc comme une évocation de ces valeurs communes aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui, auxquelles nos héros de ce jour s’identifient, chacun à leur manière, marquant ainsi la renommée et la fierté de notre Ville et de son peuple.

12. Sonnerie courte

13. Intronisation  de Francis NENIN comme Bailli Titulaire

Etre Bailli Titulaire, c’est assumer la charge, certes très symbolique, d’un des 13 fiefs de notre territoire.

Hélas, c’est le plus souvent par raison de décès de son titulaire qu’il faut pourvoir à son remplacement.

Dans ce cas, en signe de deuil, nous laissons le siège vacant durant une année pleine. Il en va ainsi cette année suite au décès de notre ami Jacques Fervaille.

Il est par contre rare que l’un de nos membres titulaires aussi vivant que vous et moi désire néanmoins céder sa place.

« 80 ans, c’est l’âge de la puberté académique » disait Paul Claudel.

Je ne sais de quelles intentions pubères notre ami Pierre Mullie est animé, mais toujours est-il qu’il a souhaité céder la main … si j’ose m’exprimer ainsi…

Dans ce cas, non seulement nous nous réjouissons de la continuité de sa présence, mais nous nous empressons de faire suite à sa requête en choisissant l’un de nos membres comme nouveau titulaire du fief concerné, en l’occurrence celui de la « Castellerie ».

Certes le choix fut difficile, tant nous comptons dans notre Ordre de membres émérites.

Dans la BD intitulée «  la surprise », Martine veut faire un vrai cadeau qui lui tient à coeur pour accueillir sa petite cousine venant du Canada. Elle retrouve toute émue un jouet en  bois qu’elle adorait parce qu’il avait été fabriqué par son grand-père, et puis avait été transmis aux enfants et cousins de génération en génération avant d’arriver jusqu’à elle.

Cette magie des mots simples magnifiquement illustrés par Marcel Marlier décrit bien mieux qu’un long discours le souci des baillis titulaires de transmettre la tradition en réel cadeau à l’un des leurs.

Francis, c’est sur toi que notre choix s’est porté, tant tu incarnes par tes multiples activités,  nos valeurs locales enracinées au plus profond de ton cœur.

De la soixantaine de titres des « Martine », de « Martine fait du théâtre » à « Martine fait de la Bicyclette », en passant bien entendu par « Martine en voyage », il en faudrait au moins la moitié pour esquisser tant de facettes de ta riche et généreuse personnalité.

Toi, le « globe-trotter », tu as ce don de faire partager au plus grand nombre,  ton enthousiasme de la découverte de nouveaux horizons, proches ou lointains, « ces cocktails de culture et de nature » comme tu l’exprimais récemment si bien en présentant ton dernier périple aux Philippines.

Nobles Seigneurs, gentes dames,

Au nom de tant de mérites reconnus de Nouvelle-Zélande aux Philippines, en passant par la route des vitraux de notre belle région, l’Ordre des Baillis, par son Conseil des Baillis titulaires, est particulièrement heureux et fier d’accueillir parmi eux Francis Nénin en le nommant « Bailli Titulaire du fief de la Castellerie » .

14. Quatrain – Le Héraut appelle Francis Nénin

15. Sonnerie courte

16. Intronisation de Francis Nénin comme Bailli Titulaire

Francis, fait exceptionnel, c’est en présence de ton valeureux prédécesseur Pierre Mullie, que je te demande maintenant de proclamer ton obédience à la cause qui est la nôtre et qui repose dans notre serment :

« Je jure fidélité à la Ville de Mouscron. Je promets de la servir, de l’illustrer et de la défendre en tous lieux, en toutes circonstances et de toutes manières ».Tu lèves la main droite et tu dis « je le jure ».…

« En présence de ton prédécesseur Pierre, Je t’admets, te reçois et t’installe en qualité de Bailli Titulaire du Fief de la Castellerie. »

17. Appel aux applaudissements par le Hérault

18. Sonnerie courte

19. Intronisation de Luc Vanderkerken comme au grade d’Officier

Dans notre Confrérie, pour honorer quelques baillis parmi les plus émérites, nous en intronisons chaque année l’un ou l’autre au grade d’Officier.

C’est que nous avons aussi notre hiérarchie, qui, rassurez-vous, n’a rien de militaire, celle dont on disait que c’est comme les étagères : plus c’est haut et moins ça sert !

Non, chez nous il s’agit bien du contraire : nous tenons à honorer par ce grade les baillis qui font preuve d’une belle continuité dans leur façon de servir et porter haut la renommée de notre Ville.

C’est le cas de notre ami Luc Vanderkerken, intronisé en 2008 dans notre Ordre.

Agent de quartier, il a toujours eu à cœur de faire de son métier une vraie œuvre sociale, ce qu’il concrétisa d’ailleurs en créant et dirigeant l’association Estrella il y a près de 15 ans déjà.

Pour alimenter les caisses de ses distributions de vêtements de seconde main, ses repas équilibrés en cuisine collective, ses aliments d’épicerie sociale, il n’hésite pas à organiser fêtes, spectacles et agapes, toujours en quête du bien-être des plus défavorisés.

C’est « Martine fait ses courses », « Martine à la cuisine », « Martine à Noël », « Martine et l’arche de Noé »,  comme vous voudrez. C’est en tout cas Luc au four et au moulin.

Son papa Emile, ancien directeur d’usine de tissage, aurait dit : « Ce Luc connaît le métier : quand il tisse des liens, c’est du beau et du solide ».

Nobles Seigneurs, Gentes dames, c’est donc avec joie et fierté et avec l’accord symbolique de notre commissaire Jean-Michel Joseph ici présent, que nous portons le policier Luc Vanderkerken à l’étage supérieur de l’édifice de la notoriété, en l’élevant au grade d’Officier de notre Ordre.

20. Quatrain : Le hérault appelle Luc Vanderkerken

21. Sonnerie courte

22. Elevation par le GM de Luc Vanderkerken au grade d’Officier

 « Pour services rendus à la Ville de Mouscron, et pour témoignage d’une indéfectible fidélité à notre Ordre, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous élève au grade d’Officier de l’Ordre des Baillis de Mouscron.

Je t’admets, je te reçois, et t’installe en qualité d’Officier de l’Ordre des baillis e Mouscron ».

23. Appel aux applaudissements par le Hérault

24. Présentation de la 2ème animation musicale par le Hérault

25. DEUXIEME animation musicale

26. Le GM présente Hélia Hocquet, lauréate du « Challenge Thibaud Van Overschelde

Autrefois appelé « prix jeune Talent », ce prix s’appelle aujourd’hui ,  « Challenge Thibaud Van Overschelde ». Thibaud , fils de notre grand Maître Honoraire  Luc Van Overschelde, fut un jeune entrepreneur talentueux, bien trop tôt disparu. Thibaud aurait aimé qu’on donne à l’annonce de ce prix l’enthousiasme qui convient aux initiatives promouvant la jeunesse de notre ville.

Et de l’enthousiasme il ne risque pas d’en manquer quand il s’agit d’accueillir Hélia Hocquet, notre jeune championne de gymnastique artistique féminine.

Enthousiasme car comment ne pas être ébloui par la grâce et le parcours de cette jeune fille qui depuis sa plus tendre enfance évolue dans l’élite sportive de notre pays.

Marcel Marlier, dans son album « Martine et le sport » paru en 1994, évoquait une fillette qui ne sait pas choisir entre l’équitation, la natation, la gymnastique ou la danse.

Et bien pour Hélia, le choix s’est fait sans hésiter : ce sera la gymnastique artistique, et rien que la gymnastique artistique !

C’est à l’âge de 7 ans qu’Hélia débute sa formation sportive au club « Gym Passion » d’Herseaux.

Elle n’a que 13 ans lorsqu’elle intègre l’élite nationale junior de gymnastique.

Un an plus tard, en 2012, elle  fait partie des 5 meilleures gymnastes juniors belges, et participe aux championnats d’Europe juniors par équipe, en présence de près de 300 athlètes venant de 37 pays différents. Déjà là, c’est au saut et aux barres asymétriques qu’elle impressionne son public, et fait gagner des points précieux à son équipe.

Avant elle, aucune athlète aussi jeune n’avait jamais atteint ce niveau de compétition européenne.

Hélia vit à fond sa passion, au point d’accepter avec le sourire tous les sacrifices et les 26 heures d’entraînement par semaine, indispensables à sa progression qu’elle poursuit à un rythme effréné, sous la houlette de ses formateurs,  et notamment de Stéphanie Cardon, qui la guidait déjà à son club d’Herseaux  et qui continue aujourd’hui de la suivre au niveau provincial et national.

Hélia est aujourd’hui, âgée de 16 ans, et donc encore toujours junior,  et la voilà déjà  6ème des championnats de Belgique séniors, et 2ème du championnat divison 1 de la fédération francophone de gymnastique.

Gentes dames, nobles seigneurs, rendons-nous bien compte que cette charmante jeune fille ici devant nous fait partie de l’élite nationale en gymnastique, et que, comme réserviste, elle aurait très bien pu être aujourd’hui en Chine avec ses amies séniors aux championnats mondiaux qui y ont lieu en ce moment même.

C’était d’ailleurs déjà avec la sélection nationale qu’elle a participé à la plupart des compétitions internationales de préparation à ce grand événement, que ce soit contre la Suède, l’Italie, l’Espagne, ou la Finlande.

Déçue de ne pas en être en Chine ? Peut-être, mais j’en suis sûr, ici tous présents nous sommes heureux de la voir parmi nous en ce jour. Car quoiqu’il en soit,  à 16 ans, elle vivra bien d’autres championnats du monde encore.

Mais qu’est-ce qui la pousse à tant d’efforts ?

Elle dit elle-même qu’une de ses sources de motivation, ce sont les voyages qui lui permettent de rencontrer le gratin européen et d’ainsi continuer de progresser.

 « Ce qui fait plaisir à voir, dit son papa Xavier, c’est le fait qu’elle s’épanouit grâce à ce sport, ses voyages lui ont donné une grande autonomie et la rigueur lui sert dans ses études ».

« Mens sana in corpore sano » !

Notre Ville ne peut qu’être fière de compter des jeunes talents de la trempe d’Hélia, parvenue de conjuguer  volonté et ambition avec autant de grâce que de réussite.

En la remerciant de ne pas nous avoir fait faux bond, mais en ne lui imposer ni salto arrière ni soleil, elle dont rien que le prénom illumine nos cœurs, j’ai grand plaisir  à accueillir Mademoiselle Hélia Hocquet, lauréate 2014 du prix « challenge Thibaud Vanoverschelde ».

27. Quatrain – Le Hérault appelle Melle Hélia Hocquet

28. Sonnerie courte

29. Remise de la médaille, du prix et du diplôme à Melle Hélia Hocquet

30. Appel aux applaudissements par le Hérault

31. Sonnerie courte

32. Le GM présente René Esprit comme Bailli d’Honneur

C’est un autre illustre Mouscronnois, Raymond Devos qui disait : « Je n’aime pas être chez moi. A tel point que lorsque je vais chez quelqu’un et qu’il me dit : « vous êtes ici chez vous », et bien, je retourne chez moi ! ».

Sans doute souvent l’épouse de René a dû clamer dans la maison « Esprit, es-tu là ? ».

Déjà bambin, sa mère s’inquiétait de le voir lorgner vers le marchand de vin Caprès ou vers  le café du Tribunal, situés tous deux en face de l’épicerie familiale, place de la Justice. Oh, c’était juste pour voir du monde, pour l’ambiance. Lui se contentait  bien des fameux lacets de réglisse, spécialité de la maison, qu’on pouvait acheter juste pour 2 sous.

Bon vivant il était, bon vivant il reste, et ce n’est pas passé les 4 fois 20 printemps que notre cher ami René Esprit va changer.

A un journaliste local qui voulait le prendre en photo récemment il a répondu : « Non, on ne fera pas la photo dans mon fauteuil, ça fait petit vieux à côté de son feu.. »

Pour ceux qui le connaissent bien, et ils sont des milliers à Mouscron, René Esprit est non seulement un amoureux de la vie, mais aussi des choses bien faites et du service rendu.

Peut-être est-ce 40 ans de carrière chez Ford qui font qu’il continue de vivre à 110 à l’heure !

Mais c’est surtout dans l’associatif local, et plus précisément dans le foot  que notre ami a définitivement marqué près de 3 générations de Mouscronnois.

C’est en mars 1965, avec Jacky Rousseau, échevin des sports de l’époque qu’il débute, avec seulement 6 équipes,  l’aventure de la « Fédération des Associations Sportives Amateurs de la Région de Mouscron », mieux connue sous le nom de  FASARMO.

Jusqu’à aujourd’hui, près de 8000 affiliés et une centaine d’équipes  ont défilé sur les terrains de foot de Mouscron, dont L’ESTU l’un des clubs emblématiques depuis …40 ans, club qu’il a également fondé et qu’il continue allégrement de présider.

On ne compte pas le nombre de « fancy-fair », pierrots et autres festivités passées au  cercle paroissial « Le Chez Nous », pour remplir les caisses de la fédération, mais aussi pour sceller autour d’un bon verre des amitiés devenues mémorables, et dont notre bailli vénéré, le Père Lalleman, fut le témoin aussi actif que permanent.

Et parlant d’anniversaire, en voici un autre qui l’an prochain vaudra le détour, car René Esprit,  fondateur, et aujourd’hui Président d’honneur de la FASARMO, œuvre déjà, avec toute une équipe, à la préparation du grand jubilé d’or, autrement dit du demi siècle d’existence de sa fédération, avec un vœu qui résume bien sa motivation restée intacte :

« J’espère, dit-il,  que la convivialité, le respect des uns et des autres, seront toujours bien présents dans notre championnat. C’est l’essentiel de notre mission : que les jeunes apprennent sur et en dehors des terrains l’importance de valeurs telles que sportivité et fair-play ».

Voilà bien un message de bon citoyen mouscronois !

Non, on ne changera pas René.

Ainsi,  je ne sais si sa petite fille a l’âge de la petite star Martine de notre cher Marcel Marlier, toujours est-il que, comme dans « Martine va a l’école », bon papa René trouve aussi le bon moyen d’être plus proche de sa petite star et de l’embrasser en se pointant chaque jour déguisé en Monsieur Sécurité, et aidant la joyeuse ribambelle d’élèves à traverser à la sortie d’école, rue des Moulins.

Et si ce n’est pas l’heure de la sortie des écoles, c’est peut-être celle de l’accueil de patients au CHM, là où vous retrouverez aussi notre ami René et son épouse,  rassurant les uns, et guidant les autres dans les dédales de notre bel hôpital.

Ainsi, même à 81 ans, auprès de petits, de jeunes et de moins jeunes, René trouve toujours le moyen de joindre l’utile à l’agréable, au service de ceux qu’il aime.

Gentes Dames, nobles Seigneurs,

En ces temps du foot roi et de ses idoles , qu’il est bon de savoir honorer ceux qui ont œuvré toute leur vie dans l’ombre pour lui rendre un sens plus humain, sans autre récompense que l’amitié, et aujourd’hui la reconnaissance de leurs pairs.

C’est donc avec autant de reconnaissance que de fierté qu’au nom des Baillis j’élèverai notre ami René Esprit au titre de Chevalier de l’Ordre des Baillis.

33. Quatrain – Le Héraut appelle René Esprit

34. Sonnerie courte

35. Intronisation de René Esprit comme Chevalier de l’Ordre des Baillis

« Pour services rendus à la Ville de Mouscron, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous intronise Chevalier de l’Ordre des Baillis de Mouscron, Je t’admets, te reçois et t’installe en qualité de Chevalier de l’Ordre  des Baillis de Mouscron. »

36. Appel aux applaudissements par le Hérault

37. Sonnerie courte

38. Le GM présente Thomas LEFEBVRE  comme Bailli d’Honneur

« Martine à l’école » a certainement entendu parler au cours de géométrie du fameux théorème de Pythagore… et elle n’est pas la seule … Juste pour le plaisir, je vous en récite la thèse :

« Dans un triangle rectangle, le carré de la longueur de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des longueurs des deux autres côtés »… voilà qui nous rappelle d’excellents souvenirs !

Mais moins connues sont sans doutes les pensées philosophiques  du même Pythagore, telle que celle-ci qui a de quoi aujourd’hui attirer particulièrement notre attention :

« Le spectacle du monde ressemble à celui des joutes sportives : les 1ers tiennent boutique, d’autres se contentent de regarder, et peu nombreux sont ceux qui paient de leur personne ».

Gentes dames, nobles Seigneurs, Thomas Lefebvre, notre héros du monde sportif d’aujourd’hui est de cette dernière catégorie.

On ne soulignera jamais assez combien les installations de l’AJSM construites dans les années 60 rue Achille De Backer, dans les jardins du couvent des pères barnabites, ont suscité de vocations sportives et donné à plusieurs générations le sens et le goût de l’effort.

« Les hommes se transmettent la vie et les coureurs se passent le flambeau » disait le poète latin Lucrèce.

C’est que Thomas, lui aussi, est tombé tout petit dans le bain de l’athlétisme, lui aussi a été pris sous l’aile protectrice de notre Pythagore à nous, le vénéré bailli  Père Lalleman.

A peine ado, coaché par le staff de son club l’AJSM , Thomas devient rapidement l’une des étoiles montantes du club et de la région,  en s’octroyant même, dans la catégorie des cadets, le record de Belgique du 100 et 200 mètres haies !

Mais n’allez pas croire que ces performances hors du commun lui donnent la grosse tête.

C’est que la famille y veille. Et quoi qu’il arrive, c’est autour de la table familiale, le dimanche soir que depuis toujours et encore aujourd’hui, les valeurs fondamentales font partie du menu !

Après ses humanités au collège de Mouscron, c’est donc en étudiant sage et brillant que Thomas Lefebvre décroche ses diplômes universitaires : une licence en sciences économiques et assurances, complétée d’un master en sciences actuarielles.

Bref, pour ce jeune homme, à la tête et aux jambes bien faites, un parcours fait sur mesure qui, malgré un naturel simple et modeste, va lui permettre de nourrir de grandes ambitions.

Et c’est tout naturellement au monde de l’athlétisme qu’il consacrera l’essentiel de sa vie et de ses nombreux talents.

Devenu trésorier-secrétaire du club « Jeunesse et sport Mouscron-Comines », et depuis plus de 10 ans administrateur de la ligue belge francophone d’athlétisme (LBFA), c’est dans le cadre des magnifiques installations de Futurosport qu’il va progressivement permettre à l’athlétisme mouscronnois et régional de prendre un réel essor.

Artisan de la première heure, il s’investit en 2011 pour faire de l’inauguration de ce magnifique stade une grande réussite sportive en y organisant les championnats de Belgique d’athlétisme cadets et scolaires.

En 2012, ce sont les championnats nationaux juniors et espoirs, avec plus de 500 athlètes de tout le pays en piste à Mouscron, encadrés par une centaine de bénévoles mouscronnois.

C’est le moment choisi par Thomas Lefebvre pour postuler, et emporter la présidence de la ligue francophone d’athlétisme, avec un projet qu’il résume lui-même comme suit :

«Outre la formation et l’encadrement des sportifs de haut niveau, je veux séduire les jeunes à faire de l’athlétisme. Il faut pour cela un projet novateur, évitant les individualités à tous les niveaux, valorisant le métier d’officiel, trop décrié ».

Et l’on peut affirmer que notre dévoué président est en bonne voie, comme le démontrent les performances réalisées à Futurosport par les juniors et cadets belges, lors des meeting nationaux du 4 juillet et du WE des  13 et 14 septembre dernier.

Bien sûr la dure loi du sport est aussi celle de la vie : faite de victoires, mais aussi de conflits et d’échecs.

Coluche disait « un sportif français qui gagne est un français, un sportif français qui perd est au mieux .. un sportif, sans plus ! ».

Pour nous, Thomas Lefebvre reste avant tout un Mouscronnois qui gagne à être mieux connu et reconnu pour ce qu’il apporte à notre jeunesse sportive, et parce que, comme dit très objectivement sa maman : « c’est un type formidable ».

Gentes dames, nobles seigneurs,

Comme tant de sportifs jeunes et anciens, contrariés ou exprimés, nous avons tous un jour rêvé des lauriers du stade.

Ici, ce ne sont pas des lauriers mais une récompense non moins importante aux yeux de tous les mouscronnois que je vous propose de décerner à notre héros de ce jour, Monsieur Thyomas Lefebvre, en le nommant Chevalier de l’Ordre des baillis de Mouscron.

39. Quatrain – Le Héraut appelle Thomas Lefebvre

40. Sonnerie courte

41. Intronisation de Thomas Lefebvre comme chevalier de l’Ordre

« Pour services rendus à la Ville de Mouscron, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous intronise Chevalier de l’Ordre des Baillis de Mouscron  ». Je t’admets, te reçois et t’installe en qualité de Chevalier de l’Ordre  des Baillis de Mouscron. »

42. Appel aux applaudissements par le Hérault

43. Présentation de la 3ème animation musicale par le Hérault

44. TROISIEME et dernière animation musicale

45. Le GM présente Edward Van Daele comme Bailli d’Honneur

Un vieil adage dit : « un bon avocat connaît la loi … un grand avocat connaît le juge » ..

Je m’en vais donc vous entretenir… d’un grand avocat.

Pas facile d’en trouver trace dans les albums de la petite Martine, âme pure et candide qui n’a certes jamais eu besoin de telle entremise pour clamer son innocence.

A la recherche donc d’éponyme, seul Lamartine, je veux dire Alphonse, celui qui s’est miré pendant une quinzaine de quatrains dans son Lac, pourrait nous mener dans les hautes sphères poétiques de la lutte des hommes n’ayant plus que le temps pour adversaire ultime.. « O temps, suspends ton vol ».

Mais si l’on retombe sur terre, qu’est-ce donc au juste (si j’ose dire..)  qu’un avocat ?

Pour y répondre, un petit exemple en dira plus qu’une longue plaidoirie :

Quand vous demandez à un avocat combien font 2+2, et que vous vous attendez à une réponse mathématiquement irréfutable, l’avocat ferme la porte, ferme les fenêtres, baisse les stores, regarde si personne ne l’espionne, et dit : « combien voulez-vous que ça fasse » ?

Mon cher Edward, Cher Maître.. (Hé oui, ça ferait quand même très sermon si je te disais, mon bien cher frère !), tu te doutais bien que je ne pouvais entamer ta présentation que par une pirouette.

Il faut quand même que tu saches ceci :

Tout le monde sait bien que tu représentes l’un des plus gros bureaux d’avocats d’affaires de la région.

Mais comme dans tout dossier il y a 2 parties en présence, statistiquement, si la moitié des personnes concernées par tes innombrables défenses n’a qu’à se louer des services que tu as rendus à leur cause, il faut bien se rendre compte que l’autre moitié doit avoir des raisons de t’en vouloir énormément.

Si  donc j’ai mission ici  de retracer les faits irréfutables de ta longue carrière qui, comme notre Convent, a atteint la quarantaine, c’est en toute objectivité et impartialité que je me dois d’en faire état !

Certains parmi nous se souviennent que c’est à notre GM Fondateur Alphonse Ferret que nous devons la création du concours d’éloquence ouvert à tous les rhétoriciens et rhétoriciennes de la Région, et heureusement remis au calendrier des joutes culturelles depuis quelques années.

A l’époque, dans les années 60, ce concours était la plus belle occasion de se faire remarquer intelligemment devant un public de plus de 1000 personnes, dont forcément une bonne moitié de jeunes filles.

Et ça ne pouvait pas manquer, Eddy Van Daele, qui se faisait déjà appeler Edward emportait non seulement le tournoi, mais aussi le cœur d’Edith, qu’il hissa d’emblée sur le podium, et jugeant le moment particulièrement propice, lui déclara une flamme qui n’a cessé de briller depuis lors !

Ce succès allait lui ouvrir toutes grandes les portes de l’université.

C’est donc à  Leuven, version encore francophone, qu’il obtint de haute lutte et sur le front des barricades  son diplôme de docteur en droit. Sans attendre, il acheta robe et machine à écrire pour se lancer seul dans la défense des opprimés, avec déjà un penchant plus fort pour les opprimés du fisc que pour la mère et l’orphelin.

C’était là peut-être déjà un esprit de vengeance vis-à-vis de son grand père maternel, lequel était receveur des impôts à Mouscron , et également prénommé Edward !

Quelques années plus tard, il s’associa à un autre ténor du barreau régional, Henri Van Besien. Une fois le duo formé, rien n’allait plus arrêter la croissance et la renommée de ce cabinet d’affaires, dont les bureaux trop exigus de la rue du sapin vert allaient bientôt faire place à ceux déjà plus grands de la rue St Achaire, et enfin ceux de la drève Fache où sous l’appellation « Espace Juridique Avocats » il laisse aujourd’hui le bâton et les dossiers à la nouvelle génération.

A titre personnel, et nettement moins lucratif que le barreau,  Edward devrait s’enorgueillir d’un palmarès bien fourni, mais dont, respectant sa réelle modestie, je ne ferai qu’effleurer ici quelques traits marquants:

Ancien président du jeune Barreau de Tournai

Ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats ;

Doyen du Collège des curateurs de faillites du Tournaisis ;

Membre du Conseil de l’Ordre ;

Conseiller suppléant à la cour d’Appel de Mons.

Voilà pour les à côté du business.

Mais d’autres horizons l’ont également fait apprécier dans notre bonne Ville, car Edward Van Daele est aussi :

Fondateur et toujours président de Télé-Service ;

Administrateur d’Aprobénir, une asbl liée à l’aide aux défavorisés du Nicaragua..

Enfin, il serait difficile voire impossible en ce lieu, où l’on honore les défenseurs de notre bonne Ville, d’occulter les 30 années passées par Maître Edward Van Daele comme défenseur des intérêts de la Ville de Mouscron , .. avec à son actif, mais sans doute aussi parfois à son passif, quelques procès retentissants tant dans le monde des affaires locales, que dans celui du football .

Ah le foot ! 20 ans de passion, avec du très haut, du très bas, .. et de nouveau du très haut !

Notre cher Président, sportif certes, mais qui n’a jamais su shooter convenablement dans un ballon, n’en est pas moins devenu l’un des acteurs principaux d’un redressement spectaculaire, ayant marqué un maximum de points aussi bien d’ailleurs sur le plan juridique et financier que sportif…

Gentes dames, nobles seigneurs, voilà bien une  personnalité comme nous les aimons,  méritante à souhait.

C’est donc avec grande fierté, et autant d’émotion, que j’ai l’honneur de proposer à ce grand défenseur des combats loyaux, cet amoureux de la marche et de la nature, mais aussi simplement ce papa qui a connu grandes joies et grandes tristesses,  cet infatigable défenseur discret des plus défavorisés, d’enfin venir rejoindre notre Ordre, devenant ainsi mon confrère, ceci écrit en un mot bien entendu.

46. Quatrain – Le Hérault appelle Edward Van Daele

47. Sonnerie courte

48. Intronisation d’Edward Van Daele comme Bailli d’Honneur

« Pour services rendus à la Ville de Mouscron, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous intronise Chevalier de l’Ordre des Baillis de Mouscron  ». Je t’admets, te reçois et t’installe en qualité de Chevalier de l’Ordre  des Baillis de Mouscron. »

49. Appel aux applaudissements par le Hérault

50. Sonnerie courte

51. Le GM présente Michèle SIOEN  comme Bailli…e  d’Honneur !!

« Au bout de la patience il y a le ciel » dit un proverbe africain.

Jongleurs, Musiciens, Conteurs et troubadours, artistes et artisans, oyez, car le jour vient !

Certes elles avaient raison, certes nous avions tradition.

Certes nous étions convaincus d’être le bon grain et elles l’ivraie, mais un vieux dicton bien de chez nous nous rappelle que  « un grain de maïs a toujours tort devant une poule » !

Savez-vous que bien avant Marcel Marlier, une autre série écrite par l’écrivaine Colette avait déjà pour titre non pas Martine, mais Claudine, avec notamment « Claudine à l’école », mais dont l’histoire, il est vrai  n’a de lien avec la douce candeur des albums  « Martine » que par la consonance des prénoms !

Et bien cette romancière, première femme présidente de l’Académie Goncourt,  prédisait déjà au milieu du siècle passé ceci :

« Une femme qui se croit intelligente réclame les mêmes droits que l’homme. Une femme qui est intelligente y renonce ».

Evidente éloge de la supériorité féminine datant déjà de plus d’un demi-siècle !

Dès lors, nobles seigneurs, à l’heure où même la très traditionnelle église anglicane est sur le point de nommer évêque une vénérable « lady », n’est-il pas temps à nous aussi de leur ouvrir nos rangs et nos bras?

Gentes dames, nobles seigneurs, preux chevaliers et valeureux manants, en 2004, avec son fils Jean-Louis, Marcel Marlier créait l’album « Martine, princesses et chevaliers ». Ce récit enfantin n’est rien d’autre qu’une prophétie qui 10 ans plus tard, en ce beau dimanche de 2014, devrait voir à son tour, sous nos yeux émerveillés, celle que nous avons élue chevalier, et qui sera à jamais la première dame de notre Ordre !

Mais attention, « festinate lente » disaient les Romains et Bart De Wever,  il s’agit d’une dame, la première de notre Confrérie. Il nous faut donc aussi avancer sans précipitation.

Car face à l’éternité, qu’est-ce une année de plus ou de moins ?

C’est qu’il nous fallait  trouver une dame dotée de tant de qualités qu’il eut pu être même préférable qu’elle n’en entendit point directement l’énumération.

Certes, chacun des nobles baillis ici présents s’empressa de mettre en avant les innombrables qualités de sa propre compagne et épouse. Mais grand était dans ce cas le risque de convoitise, voire de jalousie pouvant survenir à tout moment …et surtout…de… toutes parts. .

Dès lors, fallait-il tourner nos regards vers nos chères politiciennes, qui, il est vrai,  se donnent cœur et âme pour notre bonne ville.

Là aussi le choix eût été cornélien, et l’unanimité trop rare que pour ne pas être suspecte !

Quant à embrasser d’un seul coup toute une corporation, fut-elle de culture fertile, d’autres y ont posé leur sillon, et puis c’ eût été trop d’un coup pour nos pauvres membres.. si j’ose m’exprimer ainsi.

C’est donc vers une personnalité, assez mouscronnoise pour en être unanimement fiers, et pas trop pour ne pas désoler toutes les autres, que le choix – unanime cette fois –  du Conseil des Baillis de notre Ordre s’est porté.

Mais est-ce un tel secret à ne point le dévoiler là tout de suite ?

Ses responsabilités dans le monde de l’entreprise et dans le monde économique dépassent de loin notre région et nos frontières.

Son groupe industriel, spécialisé dans les textiles techniques, occupe 250 travailleurs à Mouscron, 900 en Belgique,  et plus de… 4.000 dans 15 pays différents du monde.

Ses collaborateurs soulignent ses compétences professionnelles, sa capacité à déléguer, ses possibilités d’innovation et son extraordinaire dynamisme dans ses réalisations d’extension internationale.

Que voilà abondance d’indices !

Nommée à 48 ans présidente de la  très vénérable, et quelque peu machiste Fédération des Entreprises de Belgique, la FEB, elle est la première femme à prendre en mains et à défendre pour les prochaines années  les intérêts de pas moins de 50.000 entreprises, dont 80% de PME.

Et pour ceux qui n’ont pas encore deviné, la presse locale la présente ainsi : «  Donnez-lui le physique d’une blonde quadra, un parfait bilinguisme, une intelligence hors-norme, un profil d’entrepreneuse, et vous obtenez … la nouvelle et première Baillie de notre Ordre ».

Pour notre Confrérie, nous ajouterons que son papa fut des nôtres pendant de longues années, et que sa maman, ici présente, participe à nos activités et continue ainsi de nous prouver son attachement à l’Ordre des Baillis de Mouscron.

Je comprends bien votre empressement à entendre son nom.

MAIS un tel événement se savoure … à petites doses.

Fêtant ce jour notre quarantième anniversaire,  qu’est-ce qu’une petite minute d’attente supplémentaire.

Gentes dames, nobles Seigneurs, je vous l’avais promis l’an dernier, cette fois, ça y est : habemus madame !

C’est donc une immense joie pour nous tous d’être ici témoins d’un geste qui fera date dans l’histoire de notre confrérie et de notre bonne ville de Mouscron, car j’ai le plaisir et l’honneur d’introniser officiellement… Michèle SIOEN comme première dame membre et chevalier des baillis de Mouscron.

52. Quatrain – Le Héraut appelle Michèle SIOEN

53. Sonnerie courte

54. Intronisation de Michèle Sioen comme Baillie d’Honneur

« Pour services rendus à la Ville de Mouscron, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous intronise Chevalier de l’Ordre des Baillis de Mouscron  ». Je t’admets, te reçois et t’installe en qualité de Chevalier de l’Ordre  des Baillis de Mouscron. »

55. Appel aux applaudissements par le Hérault

56. Sonnerie courte

57. Remerciements par le GM et envoi final

C’est ici que nous fermons l’album de nos héros du 40ème Convent.

Il ne reste plus au GM tout en nage devant vous, mais comblé par votre si longue et si bienveillante attention, qu’à vous remercier, nobles seigneurs et gentes dames, et vous gentils baillis, de tant de compréhension et de patience.

Merci aussi au groupe « Claire-Joie » qui fait quasi partie de notre patrimoine, et depuis tant d’années ponctue les événements de notre bonne ville de ses prestations toujours appréciées.

Et comment mieux terminer qu’en chanson ce Convent, quarantième du nom ?

Cher Hérault, voilà, c’est à vous de nous dévoiler ce que Claire-Joie nous propose en clôture de ce Convent, avant que de partager ensemble le verre de l’amitié tant attendu, .. et bien mérité.

58.Le Hérault clôture et annonce les chants finaux