
Convent des baillis 4/10/2015
1. Le Héraut annonce l’entrée des baillis
2. Le GM introduit l’hommage du scribe aux 3 baillis décédés
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Gentes dames, nobles Seigneurs,
Avant même que d’entamer ce Convent, qui se veut et se doit d’être un événement heureux et haut en couleurs de notre vie mouscronnoise, il nous tient particulièrement à cœur à nous baillis, de rendre ici un solennel hommage à ceux qui nous ont été chers et qui nous ont quittés au cours de l’année écoulée : et je cite avec tant de souvenirs attachés à chacun d’eux : Michel Deschamps, Freddy Penet et Gilbert Tyberghien.
Notre Scribe Paul Lippinois les a particulièrement bien connus et je m’empresse de lui céder la parole pour en évoquer le souvenir.
3.Le scribe rend hommage aux 3 baillis décédés.
Gentes dames, nobles seigneurs,
Il est dit que nous ici, Confrérie de l’Ordre des Baillis de Mouscron, nous aurons toujours à cœur de perpétuer le souvenir d’amis chers et de nos illustres prédécesseurs.
C’est donc en souvenir de leur mémoire que je vous invite à vous lever quelques instants.
4. Sonnerie courte
5. Le GM fait son discours de bienvenue
Mesdames, Messieurs,
Nobles baillis Titulaires, grands Maîtres Honoraires, grands Officiers, chevaliers, roturiers et manants, votre présence nous honore.
Votre allure altière et respectable contribue à donner à ce Convent la solennité d’événements que tant à travers l’actualité triste qu’à travers les événements heureux de notre ville, nous tenons à évoquer en cette heure et en ce lieu prestigieux.
C’est donc en cette quinzième année de notre 21ème siècle, devant vous tous, assistance aussi fournie que distinguée, que j’ai mission de présider au cérémonial de ce Convent.
Il est vrai que notre dernier Convent revêtait un caractère tout particulier, parce que 40ème du nom, et premier d’une longue série d’intronisations devenues bisexuées, grâce à l’insistance des uns … et au bon sens des autres !.
Avec nos 41 ans d’existence, quel bel âge !, nous avons enfin atteint la pleine maturité de notre noble Confrérie.
41 ans que votre présence témoigne de votre attachement à Mouscron et à ceux qui, bien humblement, s’efforcent d’en souligner les valeurs, à travers les honneurs que nous rendons ici même annuellement à quelques personnes qui, par leur réputation, leurs talents, leurs qualités de cœur, leur bonne humeur défendent notre bonne Ville et son patrimoine, jusqu’aux confins de la terre.
Cette année encore, d’aucuns eussent pu craindre que cette nouvelle ère intégrant enfin la reconnaissance féminine, ne fût que fétu de paille, obligeant notre digne pionnière Michèle Sioen à garder à elle seule, telle l’arbre cachant la forêt, les honneurs du sexe prétendument faible.
Aussi, devant vos mines ébahies, j’en faisais l’an dernier devant vous l’annonce officielle : l’Ordre des baillis de Mouscron, dans sa version 100% masculine arrivait … en fin de bail !
Voilà au moins, noble assistance, de quoi couper net à toute tendance au bâillement !
Mais n’anticipons pas le débat, et laissons à la tradition, ou à ce qui en reste, le soin de nous guider dans ce Convent, et à son rythme.
Une année est bien vite passée, et tant de faits dignes d’intérêt pourraient passer inaperçus.
Heureusement c’est sans compter sur notre bon scribe Paul Lippinois, qui d’un œil coquin et d’une plume toujours alerte s’en vient nous narrer les faits ayant marqué sa sagacité, et donc la nôtre, au cours des mois écoulés.
Bailli scribe, je vous cède à nouveau la parole.
6. Rapport du Bailli Scribe sur les activités de l’année écoulée
7. Sonnerie courte
8. Présentation du Héraut par le GM
Ceux qui, ici même, l’an dernier nous ont fait l’honneur de leur présence, se souviendront que notre Héraut, Jean-Marc Hommé, aime à plaisanter avec les mots, en y mettant tout son talent de comédien-bouffon.
L’humour, l’amour de la scène et des gens ont toujours été et restent son moteur.
Le moment est donc venu de céder la parole à notre messager des bonnes nouvelles, lui qui, une fois de plus, répond présent à ce rendez-vous de fête avec l’amitié et la solidarité de tous les mouscronnois.
9. Le Héraut présente l’animation musicale
10. PREMIERE animation musicale
11. Le GM fait son discours d’ordre général
Gentes Dames, Gracieuses Demoiselles, Nobles Seigneurs,
A l’entame de notre 41ème Convent, nous partirons une fois encore à la quête de symboles puisés dans notre patrimoine local pétri des valeurs qui méritent respect et attention, et illustrent celles de nos héros de ce jour.
Ne dit-on pas trop souvent de Mouscron que c’est une ville où, certes, la convivialité est remarquable, mais où il manque de références culturelles !
Que voilà une affirmation légère qui fera bondir d’indignation notre échevin de la culture ici présent, suivi en cela de toute une frange de la population, dans un halo de réprobation.
Car à l’évidence, on ne pourra qu’adjoindre à cette funeste hypothèse une vilaine tentative de provocation, lancée du haut de je ne sais quel clocher qui cloche sans cloche et est en permanente restauration.
Ainsi, clouant le bec aux fausses rumeurs, (seule forme de clouage qui ne nécessite même pas un marteau), Oyez donc, braves gens ce que nous, baillis de Mouscron, confirmons haut et fort :
Mouscron, ville culturelle nous met le cœur en « foufelle ».
Et combien de Convents nous seront nécessaires pour souligner tant d’aspects de notre culture locale, passée, mais aussi présente et future .
Et ce ne sont pas les lieux qui manquent pour en témoigner :
Qu’il s’agisse de témoins de notre glorieux passé tels :
- Le château des comtes avec son musée tout récemment dédié à l’œuvre de Marcel Marlier, illustre auteur des BD « Martine »
- Mais aussi notre hôtel de ville, ce lieu flamboyant où nous tenons séance, ou telle encore lui faisant face l’église St Barthélémy arborant fièrement son style gothique et ses 5 siècles d’existence;
Mais notre bonne ville regorge aussi de lieux prestigieux plus récents tels :
- La maison Picarde (et ses faïences cassées .. euh : classées)..
- L’ancienne piscine de style « Bauhaus-bateau »devenue musée ;
- Ou encore notre bibliothèque publique (la plus importante du Hainaut !),
- Oserais-je y adjoindre le centre culturel « le Staquet », bercail de tant d’artistes,.. même si tel un paon en plein exercice de séduction, il a plus belle allure aujourd’hui par devant que.. par derrière..
- Enfin, je ne peux oublier de citer notre tout nouveau centre administratif, édifice gravant à jamais dans la pierre le souvenir de notre échevin des travaux Damien Yzerbyt, trop tôt disparu.
C’est dans ces murs et dans des dizaines d’autres lieux ouverts au public que bat le cœur de nos vaillants concitoyens, permettant à chacun d’exprimer ses talents artistiques dans les domaines les plus variés.
Pour nous trouver un thème susceptible de nous guider dans ce Convent, il nous fallait donc faire un choix parmi tant de moyens d’expressions artistiques.
Et le parti en fut pris de confier cette fois aux artistes-peintres bien de chez nous, ou que nous avons particulièrement chéris, de nous guider, nous aider à dessiner les contours de ce Convent, qui s’ouvrira donc comme une évocation de valeurs communes aux peintres d’hier et d’aujourd’hui, auxquelles nos héros de ce jour s’identifient, chacun à sa manière, marquant la renommée de notre Ville et de son peuple.
Oui, gentes dames, nobles seigneurs : ce matin plus que jamais : Mouscron, Ville culturelle, nous met le cœur en foufelle.
Et n’en déplaise à tous les docteurs es culture de contrées voisines : A Mouscron, point de crainte de voir nos concitoyens souffrir de typhoïde, cette maladie terrible dont Mac Mahon disait : « On en meurt ou on en reste idiot, je le sais, je l’ai eue » !.
12. Sonnerie courte
13. Intronisation de Jean-Yves POLLET comme Bailli Titulaire
Etre Bailli Titulaire, c’est assumer la charge, certes très symbolique, d’un des 13 fiefs de notre territoire.
Hélas, c’est le plus souvent par raison de décès de son titulaire qu’il faut pourvoir à son remplacement.
Dans ce cas, en signe de deuil, nous laissons le siège vacant durant une année pleine. Il en fut ainsi cette année suite au décès de notre ami Jacques Fervaille.
Mais en ce grand jour, le moment est venu de trouver un nouveau guide au fief dit « tiercelet de la Barre » .
Ce n’est pas la rue de seulement 152m de long, et portant aujourd’hui son nom qui nous en dira grand-chose.
Les historiens datent sa naissance vers 1390, et nous informent sans plus de précision qu’il est décédé… ce dont on se doutait un peu.
Seigneur de Mouscron et d’Herseaux, et grand bailli de Courtrai, il était aussi maître d’Hôtel de Charles VI, roi de France.
Certes, pour cette noble destinée, nous savions que nous aurions l’embarras du choix, tant nous comptons dans notre Ordre de membres émérites.
Il nous fallait une personnalité forte, ayant elle-même déjà prouvé sa capacité à gérer des territoires par d’autres abandonnés, à y accueillir avec amour et persévérance manants et autres victimes de la vie.
Cher abbé Pollet, cher ami bailli, cher Jean-Yves,
Le magnifique ouvrage « Mouscron et l’Enfance de son art », écrit et illustré par notre Bailli Grand Officier Michel Franceus …, nous fait découvrir les œuvres de quelque 214 artistes-peintres.
C’est dans le talent d’au moins une douzaine d’entre eux qu’il faudrait puiser pour esquisser tant de facettes de ta riche et généreuse personnalité.
C’est pourtant vers Rémy COGGHE que mon choix s’est porté, ce peintre mouscronnois dont notre échevin de la culture écrit : qu’il jouit sans doute d’une admiration et d’une renommée toutes particulières.
D’abord comme toi, il a commencé sa carrière par le dessin, puisqu’avant de t’engager dans le sacerdoce, c’est crayon en main que, mine de rien, tu fis quelques pas vite gommés, en école d’architecture.
Puis comme toi, il exprime à sa manière son attachement à la vie quotidienne des gens, lui par la peinture, toi depuis maintenant plus de 50 ans, par l’action.
Comme toi, il s’attarde au champ restreint du malheur frappant l’individu : la restitution de l’objet volé, la gaffe d’un maladroit. Comme toi, il ne néglige aucun détail, à travers ce que les écoles ont appelé le « vérisme », ce mélange de réalisme et d’impressionnisme.
Comme toi, il s’attache autant aux visages comme animés d’une force interne, qu’à la profondeur, la perspective d’un avenir meilleur que tu voudrais leur donner.
Comme toi, il n’hésite pas à fréquenter tant les bourgeois que les bourleux , carteux, coulonneux , coqueleux et autres pinchonneux !
Alors, cher Jean-Yves, toi qui incarnes par tes multiples activités, nos valeurs locales enracinées au plus profond de ton cœur, toi qui as patiemment développé d’autres fiefs, qui sont aujourd’hui la fierté de notre ville et ont pour nom « Terre Nouvelle » et « Ferme Saint Achaire »,
Toi qui, arrivé à un âge dit, « canonique », as trouvé une brillante succession en confiant à notre ami bailli Etienne Dispa la pérennité de ton œuvre.
Toi qui enfin, en fidèle opposant au pape Benoît XVI, plutôt que d’abdiquer, te consacres avec une jeunesse de cœur et d’esprit renouvelée, à l’accueil des enfants de l’enseignement spécialisé dans tes magnifiques installations chimaciennes de Boussu-les-Walcourt.
C’est sur toi qu’à l’unanimité les baillis titulaires ont porté leur choix, et exprimé le souhait de te voir siéger désormais comme bailli titulaire du fief Tiercelet de la Barre à leurs côtés.
Nobles Seigneurs, gentes dames,
Nul doute que notre ami l’abbé Pollet mériterait une statue, mais cet hommage est en général réservé aux illustres concitoyens défunts. C’est ainsi que le buste du peintre Rémy Cogghe, prône fièrement dans l’allée principale de notre magnifique parc communal.
Savourons donc notre bonheur d’avoir ici parmi nous et bien vivant notre représentant permanent de l’au-delà, et préférant le vin d’ici à … l’eau de là, honorons le à notre manière.
14. Quatrain – Le Héraut appelle Jean-Yves Pollet
15. Sonnerie courte
16. Intronisation de Jean-Yves Pollet comme Bailli Titulaire
Jean-Yves, je te demande maintenant de proclamer ton obédience à la cause qui est la nôtre et qui repose dans notre serment :
« Je jure fidélité à la Ville de Mouscron. Je promets de la servir, de l’illustrer et de la défendre en tous lieux, en toutes circonstances et de toutes manières ».
Tu lèves la main droite et tu dis « je le jure »
En présence de notre noble assemblée, je t’admets, te reçois et t’installe en qualité de Bailli Titulaire du Fief Tiercelet de la Barre.
17. Appel aux applaudissements par le Hérault
18. Le GM présente Murielle Meurisse comme Baillie d’Honneur
Les mathématiques sont chose bien étrange.
Ainsi, déjà, chacun sait qu’il existe 3 sortes de gens : 1 :ceux qui savent compter, et 2 : ceux qui ne savent pas !..
De même il n’existe que 2 genres sur terre : 1 : le masculin, 2 :le féminin, et 3 : le mélange des 2, appelé aussi mélange des genres.
Oui, je sais, voilà qu’à mon tour je dois avoir fait une erreur de calcul quelque part, mais que voulez-vous, l’euphorie de l’intronisation l’an dernier de Michèle Sioen, première dame baillie de notre histoire, m’a fait perdre quelques repères arithmétiques.
Et pourquoi le taire, j’aime ce sentiment euphorique, et quand on aime … forcément, on ne compte pas !
Alors quoi ? allions-nous laisser seule plus longtemps Dame Baillie, notre consoeur première du nom ?
Que nenni !
Mais c’est qu’il nous fallait à nouveau trouver une dame dotée de tant de qualités qu’il fut même préférable qu’elle n’en entende point directement l’énumération.
Il me plait de répéter ici que certes, chacun des nobles baillis ici présents s’empresserait de mettre en avant les innombrables qualités de sa propre compagne et épouse. Mais grand était dans ce cas le risque de convoitise, voire de jalousie .
Dès lors, fallait-il tourner nos regards vers nos chères politiciennes, qui, nul n’en disconvient, se donnent cœur et âme pour notre bonne ville.
Là aussi le choix eût été cornélien, et l’unanimité trop rare que pour ne pas être suspecte !
Mais en fin de compte, ne pourrait-on aussi mettre en lumière une personnalité dont, par excès de modestie, la reconnaissance ne dépasse pas de beaucoup le cadre quotidien de ses occupations, mais qui œuvre dans l’ombre avec talent et efficacité, au bien-être de nos concitoyens ?
D’ailleurs, comme le proclamait le marquis de Ségur : « la modestie est le plus beau des traits d’une femme ..parce qu’il est le plus rare ! ».
Et Jean de la Bruyère, élargissant le débat, rétablissait la noblesse du propos par ces mots : « La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures d’un tableau : elle lui donne de la force et du relief ».
Pierre Maréchal, peintre animateur de l’atelier « clair-obscur » de Mouscron, parvient dans ses toiles à sublimer les jeux d’ombres et de lumière dans des techniques qui lui sont propres.
Ses toiles, vont de l’impressionnisme à l’abstrait. Leur force est due au mélange de couleurs chaudes avec des jeux de lumière et d’ombre.
« Un appel de lumière qui nappe de désir le paysage » dira de lui notre poète Michel Franceus.
N’est-ce donc pas aussi le rôle de notre Confrérie de profiter de ce reflet d’ombre pour mettre en lumière, et rendre plus belle encore, plus éclatante la personne dont nous voulons souligner ici les mérites ?
Muriel Meurisse mérite certes cet honneur.
Car notre directrice régionale du Forem, aujourd’hui chargée de l’accompagnement des demandeurs d’emploi sur tout le territoire de Wallonie Picarde, sait ce qu’est donner, voire redonner, de l’espoir et de la lumière à ceux qui cherchent une nouvelle voie.
A peine auréolée du diplôme de licence en sciences économiques , la jeune Muriel veut consacrer sa compétence et son dynamisme à la cause sociale, d’abord aux classes moyennes, déjà sous la présidence de notre ami bailli titulaire Willy Courcelles, puis dès 1981 au Forem qu’elle ne devait plus quitter, y gravissant très vite tous les échelons.
C’est ainsi qu’à 34 ans, elle devient la première femme, et qui plus est, la plus jeune, directrice en charge de l’emploi, de Wallonie.
C’est que ses courbes déjà flatteuses avaient attiré l’attention des décideurs de l’époque ! Je parle des courbes statistiques de diminution du chômage dans la région, bien entendu !!
Très attachée à Mouscron, elle s’est permis de refuser des postes importants dans d’autres régions de Wallonie.
C’est ainsi que voilà… oh, disons … quelques décennies… notre nouvelle baillie mène une équipe de plus de 80 personnes avec un subtil mélange de fermeté et de douceur.
Et ne croyez surtout pas que cette longévité soit synonyme de routine, que du contraire ! Muriel reste passionnée par un métier en perpétuelle adaptation au monde moderne, celui des jeunes, celui des nouveaux métiers, celui des nouveaux moyens de communication et de formation.
Rien d’étonnant dès lors si nombre d’organes décisionnels de la région, tel notre hôpital le CHM, ont fait appel à ses services.
Femme d’affaires, certes, mais aussi maman de Guillaume et François, et depuis un an grand-maman de 2 petits bouts, je ne peux que conseiller à son cher mari Marc, au nom de la gente masculine ici bien représentée, de prendre date des moments où il souhaite avec Muriel obtenir un colloque singulier, voire plus !
Gentes dames, nobles seigneurs,
Malgré mes demandes répétées, pas un de ses collègues, pas un des amis, même pas son mari n’a pu lui trouver un quelconque défaut.
Or, si une femme modeste, c’est rare, que dire d’une femme sans défaut, sinon qu’il est grand temps qu’elle rejoigne notre confrérie où elle n’aura aucune difficulté à enfin trouver un milieu qui lui ressemble et lui ira si bien.
C’est donc en lui tendant leurs bras que les membres du Conseil des Baillis souhaitent à l’unanimité la nommer au grade de Chevalier de notre Ordre.
19. Quatrain – Le Hérault appelle Muriel Meurisse
20. Sonnerie courte
21.Intronisation de Muriel Meurisse comme baillie d’Honneur
22. Appel aux applaudissements par le Hérault
23. Présentation de la 2ème animation musicale par le Hérault
24. DEUXIEME animation musicale
25. Le GM présente Fabian Le Castel comme Bailli d’Honneur
S’il est un artiste mouscronnois dont il est difficile de cerner l’œuvre, c’est bien Georges Wesche, peintre cubiste qui nous a quittés en 1995. Ses œuvres sont exposées dans des galeries prestigieuses aux côtés des plus grands, et c’est grâce à sa fille Brigitte, qu’il laisse en nos murs une œuvre abondante, venant compléter la collection déjà bien fournie de notre échevinat des affaires culturelles.
Son président, Michel Franceus, qui l’a très bien connu, dit de Georges Wesche: « Il a un sens inné de la poésie.. Ses lignes et couleurs organisent le dédoublement, voire l’éclatement du réel… A l’intérieur de ce découpage apparaissent de nombreux visages, réduits à l’ovale, la bouche, le nez, les yeux en signe distinctifs, et autour d’eux, quelques formes ébauchées ou achevées… Ecoutez sa palette, elle résonnera longtemps encore … ».
Gentes dames, nobles seigneurs, ces traits si subtilement décrits par notre ami Michel, ne pourraient mieux convenir à un artiste d’aujourd’hui, dont le talent s’exprime également par un sens inné de la poésie, le dédoublement, à travers duquel de nombreux visages de vedettes se reconnaissent d’emblée, tant les ressemblances sont frappantes et nous font écho.
Cet artiste, bien de chez nous, mi-flamand, mi-wallon, mouscronnois à l’accent ch’ti, mais dont la carrière internationale déjà fournie fait pâlir ses congénères du monde très convoité de l’imitation, c’est bien sûr Fabian Le Castel.
« Incroyable talent », comme le titre l’émission de la RTBF, ou « tout le monde en parle », comme le clame l’animateur Thierry Ardisson sur les chaînes françaises, Fabian Le Castel, encore tout dernièrement primé au festival des imitateurs de La Rochelle, perce l’écran et les salles de spectacle.
Ce « maboul à facettes » comme il se définit lui-même a en fait un vrai problème identitaire, tant il y a d’artistes et de politiciens qui se bousculent dans sa tête, dans sa voix et dans ses mimiques.
Demandez-lui de chanter « la bonne du curé », il sautera toutes les 5 secondes d’une voix à l’autre, à vous couper le souffle, et vous laisser cent voix, .. et quand je dis « cent » c’est peut-être plus !
L’une de ses têtes de turc préférées, Jean-Claude Vandamme, disait plein de logique : « si tu ne vises pas ce moment-là, il faut que tu attendes le moment suivant, pour revivre ce moment à ce moment-là ».
Gentes dames, nobles seigneurs : voici le moment venu .
C’est donc avec autant de reconnaissance que de fierté qu’au nom des Baillis j’élèverai notre ami Fabian Le Castel, déjà reconnu ici même en 2011 comme « jeune talent », d’un titre inimitable : celui de Chevalier de l’Ordre des Baillis.
26. Quatrain – Le Héraut appelle Fabian Le Castel
27. Sonnerie courte
28. Intronisation de Fabian Le Castel comme Chevalier de l’Ordre des Baillis
« Pour services rendus à la Ville de Mouscron, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous intronise Chevalier de l’Ordre des Baillis de Mouscron , Je t’admets, te reçois et t’installe en qualité de Chevalier de l’Ordre des Baillis de Mouscron. »
29. Appel aux applaudissements par le Hérault
30. Le GM présente Paul Jansen comme Bailli d’Honneur
La petite commune côtière de Saint Idesbald, aussi appelée Mouscron-plage, recèle dans ses entrailles depuis 1982 un magnifique musée consacré au peintre surréaliste de renommée mondiale qui y a vécu pendant près de 50ans : Paul Delvaux.
Dans le florilège d’éloges qui lui sont attribués, j’ai relevé celle-ci :
« Son œuvre fait encore aujourd’hui le tour du monde et est un condensé de rêve, de poésie et d’évasion, de souvenirs et d’imagination, mêlant ses thématiques favorites telles que l’architecture gréco-romaine, les trains, trams et gares, tout en mettant en lumière le personnage clef de toute son œuvre : la femme ».
Non, c’est vrai, Delvaux n’est pas mouscronnois, MAIS … les liens avec notre bonne ville sont plus évidents qu’il y parait !. Oyez plutôt :
D’abord, tout bon Mouscronnois, et tout bailli par évidence, se souvient avec émotion de notre ami bailli Charlie Van Deun, décédé il y a peu.
Et chacun sait l’attachement que Charlie Van Deun portait à ses amis mouscronnois, et au club de foot, dont il ne manquait aucun match !
Et chacun sait aussi que notre ami Charlie n’était autre que le neveu de Delvaux, et à ce titre président de la Fondation Delvaux.
C’est donc tout naturellement que, par lui, avec lui, et en lui, (comme dirait notre nouveau bailli titulaire !), diverses expositions Delvaux ont pu être organisées dès le début des années 90 à Mouscron.
Faut-il dès lors souligner la réelle amitié et la complicité qui lièrent depuis lors Charlie Van Deun à notre éminence culturelle locale, Michel Franceus, toujours lui, échevin d’alors et d’aujourd’hui, mais aussi devenu l’actuel Président de la dite fondation Delvaux !
Et puis, gentes dames, nobles seigneurs, il se fait qu’en ce grand jour de notre 41ème Convent, nous avons ci-devant un être en tous points exceptionnel, dont les mérites sont connus bien au-delà de nos frontières, comme ceux de notre artiste Delvaux, et qui comme lui se prénomme Paul….
Et non Jan, …ce qui pour parenthèse, m’a été rappelé exactement 43 fois, suite à la malencontreuse coquille relevée sur l’invitation à ce Convent, et n’est qu’hommage involontaire rendu à son papa Jean, certes plus proche de la génération de votre serviteur !.
Mais Dames et Seigneurs, la cause est sérieuse car Paul ici présent se nomme Jansen, et là pas d’erreur possible, car Paul Jansen est avant tout un vrai mouscronnois, dont la jeunesse recèle quelques faits méritant qu’on s’y attarde :
C’est ainsi que dès l’âge de 3 ans, déjà avide de grands espaces et voulant sortir des sentiers battus, Petit Paul se perd sur les sables fins de Mouscron-Plage , quand ses parents forts inquiets le retrouvent sain et sauf bavardant gentiment quelques km plus loin sur une plage voisine, tel un ambassadeur en mission de prospection ,!
Adolescent à l’allure hippie, chevelure au vent, il rêve de conquêtes. Certes les filles, mais aussi des conquêtes d’un autre style : celles de son idole :Napoléon, dont il s’est épris au point d’en retracer l’épopée dans une fresque façonnée de ses mains avec moult détails.
Ainsi passionné d’histoire et de littérature, c’est à grand Paul que l’on doit la création à Mouscron d’un groupe littéraire, toujours en activité.
A Louvain-la-Neuve, il aime à se fondre avec quelques amis dans les abimes de la « mouscronnoise », cercle d’étudiants spécialisé pour ses célébrations en grandes pompes.. à bière, ce qui prouve bien son attachement à sa ville d’origine, et lui laissa sans doute le souvenir de quelques fameux maux de tête.
Quand tant de liens se nouent sous la bannière des baillis, il n’est que fierté d’en faire grand cas quand l’occasion s’en présente.
Allons-nous l’appeler Monsieur l’ambassadeur de Slovénie, ou du Niger, ou du Burkina Faso, de Tanzanie ou de Zambie ? ou préfère-t-on faire le choix d’un autre titre, prenant le risque d’embarquer dans un train quasi surréaliste dont les voies se croiseraient aux 4 coins du monde, tant sont nombreuses et universelles ses missions de diplomate de premier rang auprès des instances internationales les plus prestigieuses ?
Mais attention ! car le discours diplomatique a aussi mauvaise réputation ! Ne dit-on pas qu’un ambassadeur est un honnête homme qui est envoyé à l’étranger afin d’y mentir pour le bien de son pays ?!
Gentes dames, nobles seigneurs,
Ici, point de langue de bois : le mouscronnois aime non seulement la culture, mais il parle vrai, avec son âme et son cœur.
Et quand la Confrérie des baillis, composée de ses dignes représentants s’adresse à l’un de ses enfants chéris, c’est en ces termes qu’elle le clame : Cher ami Paul, toi qui as usé tes fonds de culotte pendant 12 ans au Zef, et qui y as appris ce qui fait de chacun de nous des hommes aussi différents que sympathiques, c’est avec une joie profonde et une fierté non dissimulée que nous voulons t’accueillir comme chevalier de l’Ordre des baillis de Mouscron.
31. Quatrain – Le Héraut appelle Paul Janssen
32. Sonnerie courte
33. Intronisation de Paul Jansen comme chevalier de l’Ordre
« Pour services rendus à la Ville de Mouscron, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous intronise Chevalier de l’Ordre des Baillis de Mouscron : Je t’admets, te reçois et t’installe en qualité de Chevalier de l’Ordre des Baillis de Mouscron. »
34. Appel aux applaudissements par le Hérault
35. Présentation de la 3ème animation musicale par le Hérault
36. TROISIEME et dernière animation musicale
37. Le GM présente Nicolas Storme, prix « challenge Thibaud Van Overschelde »
Autrefois appelé « prix jeune Talent », ce prix s’appelle aujourd’hui, « Challenge Thibaud Van Overschelde ». Thibaud, fils de notre grand Maître Honoraire Luc Van Overschelde, fut un jeune entrepreneur talentueux, bien trop tôt disparu.
C’est que notre bonne ville regorge de jeunes talents, et cela ne date certes pas d’hier.
Sans doute, par exemple, le nom de l’artiste peintre de la fin du 19ème et première moitié du 20ème siècle, Ernest Cracco ne vous est pas inconnu, lui le fondateur de notre Comité des Beaux-Arts et du Cercle des artistes Mouscronnois, lui dont la notoriété dépasse encore largement nos frontières aujourd’hui.
Et sans doute avez-vous déjà eu l’occasion d’admirer ici même les décorations faites de ses mains, dans le hall et dans cette salle du Conseil Communal,.
Et bien, avec quand-même près d’un siècle et demi d’écart, comme Ernest Cracco, notre jeune talent de ce jour a fait ses études au collège Ste Marie, appelé à l’époque Collège St Joseph.
Ernest Cracco a probablement dû galérer et broyer un peu de noir lorsqu’il fit ses premières armes à l’atelier de son père.
Notre jeune talent aussi a fait ses premières armes dans l’entreprise familiale, et dire qu’il y a broyé du noir n’a rien d’anormal, puisque c’est partie du métier, suivant en cela une longue tradition familiale de … fabricant torréfacteur de café… j’ai nommé sans autre forme de publicité, les excellents cafés Storme.
Mais après un an de stage, tout comme notre illustre peintre, notre jeune ami, fils de Jean-François, ici bailli, a voulu reprendre des études, car s’il voyait les choses en grand, encore fallait-il en calculer la bonne rentabilité.
Et c’est ainsi qu’en 2013, convaincu qu’un bagage en management lui serait très utile dans le monde de l’entreprise, il s’inscrit à la Haute Ecole Louvain en Hainaut, .située à Mons et.dont le C.A. est d’ailleurs présidé par notre Grand Maître honoraire Daniel Salomon, ici présent.
Et là, à la faveur d’un concours de conception de mini-entreprise, il trouve, bien sûr en scrutant le fond d’une tasse, mais surtout en suivant le conseil avisé de sa sœur et complice Sophie, qu’on pourrait très bien utiliser le marc de café à des fins cosmétiques, plutôt que de jeter cette matière riche en vertus diverses à la poubelle.
Mais oui, Jean-François, tu n’aurais pas dû appeler ton fils Nicolas, mais Marc, car voilà qu’à partir du marc de café, dont chez Storme on ne sait que faire si ce n’est du compost, déboulent sur le marché des produits tels que les granules de marc de café aux propriétés amincissantes, et la crème de gommage aromatisée aux huiles essentielles, .. succès garanti ou remboursé ..
Une fois les produits testés, et les budgets bien ficelés, la mini-entreprise pouvait sortir de l’ombre .. et défendre son petit noir !.
Dès la première lecture de ce beau business plan, on peut imaginer les professeurs buvant du petit lait, leur propre fierté transpirant en volutes dans un nuage de félicité….
Il n’en fallait pas davantage pour qu’ils diffusent le projet hors les murs d’école. Et c’est ainsi que notre jeune entrepreneur et son équipe attirèrent l’attention du jury international du « Brillant young entrepreneurs Award », empochant dans la foulée, pour ce projet de nouvelle entreprise, pour le moins original et crédible, la coquette somme de 15.000€.
Las, malgré la bonne volonté du trésorier de notre noble Confrérie, votre humble, et pauvre serviteur, n’est pas parvenu à lui extorquer une somme comparable, tant s’en faut.
Mais, telle la signature de nos grands peintres, la signature de notre trésorier bien aimé, mise au bas du chèque, sera à jamais un témoignage d’une valeur inestimable : celui doté d’encouragements et félicitations de Mouscronnois fiers de compter un jeune talent tel que Nicolas Storme dans leurs murs.
38. Quatrain – Le Hérault appelle Nicolas Storme
39. Sonnerie courte
40. Remise de la médaille, du prix et du diplôme à Nicolas Storme
41. Appel aux applaudissements par le Hérault
42. Remerciements par le GM et envoi final
Voilà, c’est ici que nous fermons l’album de nos héros du 41ème Convent. Il ne reste dès lors plus au GM tout en nage devant vous, mais comblé par votre si longue et si bienveillante attention, qu’à vous remercier, Nobles Seigneurs et Gentes dames, et vous gentils Baillis, de tant de compréhension et de patience.
Les hommes passent mais les traditions restent, et il en est une, à laquelle je ne peux qu’adhérer : c’est de clore ce Convent avec mes remerciements faits de riches sentiments mais de bien pauvres rimes :
- A nos chers titulaires,
J’adresse en cette heure
Ainsi qu’à mes confrères
Le bonjour de nos soeurs
- A notre cher scribe Paul
Qui de sa plume relate
Les faits d’une année folle
En délicieux coups de pattes
- Au trio « Gaz Manouche »
Qui de l’air inspiré
Nous renvoie à la louche
Ses souffles cadencés
- A vous nobles Gens
Sagement alignés
Qui pensez qu’il est temps
Des discours arrêter
- A tous, fermons donc ce ban
Puisqu’a sonné midi
De ce 41ème Convent
Mais non sans vous dire : Merci
- Alors Hérault, c’est à toi
Car avant d’en trinquer
Donne nous à chanter
En François ou patois
Nos hymnes d’autrefois
43. Appel du Hérault informant l’assistance de la fin du Convent en 2 épisodes musicaux .. + annonce du vin d’honneur
- au public pour l’hymne : « Bé qu’in é fire d’êt Mouscrono » (dirigé par Pierre Dekimpe)
- à « gaz Manouche » pour le final en musique
