
Convent des baillis 7/10/2018
- Le GM rend hommage aux membres de l’Ordre disparus
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Gentes dames, nobles Seigneurs,
Làs, en 15 mois de temps, notre Ordre a été frappé par de trop nombreux deuils.
Quelques semaines avant notre dernier Convent c’était la perte de notre GM Honoraire Luc Van Overschelde, suivie de la tragique disparition de notre bien aimé bailli titulaire Alfred Gadenne, dont éloge appuyé fut rendu de toutes parts.
Comme il est de tradition lors du décès d’un bailli titulaire, nous marquons au moins une année de deuil avant de pourvoir à son remplacement et l’attribution de son fief, lieu-dit l’Hostel des Haies.
Et cette année encore, avant même que d’entamer ce Convent, qui se veut et se doit d’être un événement heureux et haut en couleurs de notre vie mouscronnoise, il nous tient particulièrement à cœur à nous baillis, de rendre ici un hommage tout particulier à quatre de nos membres qui nous ont quittés, et certes non des moindres !
Comme le disaient nos ancêtres : à tout seigneur, tout honneur !
Et dans notre Ordre, Willy Courcelles, bailli titulaire du fief « Les Ramées » fut un véritable seigneur.
Il fut membre fondateur de notre Ordre en 1975, avec d’autres personnalités illustres de notre ville, dont c’est l’occasion ici de rappeler les noms qui résonnent encore dans nos mémoires :Alphonse Ferret, André Coppin, Max Lessines, Robert Devos, André Dujardin, Roger Ginion, Jean Hollebecq, Louis Kint, Marius Staquet, Patrick Wagnon, et bien entendu Réal Dujardin, aujourd’hui témoin bien esseulé de ces temps glorieux.
Durant toute sa vie, Willy a été un leader : que ce soit dans sa jeunesse comme dirigeant à l’Estu , ou comme Président des Classes Moyennes, défenseur des intérêts des commerçants et artisans mouscronnois, ou encore comme Président des juges Consulaires du Tournaisis, pour ne citer que quelques-unes de ses multiples responsabilités. Willy y était apprécié pour son implication sans borne.
Fort de sa longue expérience, il n’hésitait pas à défendre les baillis en toute occasion. Avec Willy, c’est une page d’histoire des baillis, mais aussi de notre ville qui se tourne, et qu’il sera bon de relire de temps en temps.
Et puis, c’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris cet été, le 21 juillet exactement, le décès du Père Gérard Laleman.
Le Père Laleman était religieux Barnabite.
Chacun de nous a de nombreux souvenirs de ce grand Homme d’Eglise et de cœur.
De lui aussi, on peut dire que l’histoire de Mouscron des années 60 et 70 ne peut se relire sans y retrouver la marque indélébile qu’il a laissée.
A la fois prédicateur exceptionnel, mais aussi entrepreneur, bâtisseur, habile négociateur, confident, et prêtre témoin infatigable de sa foi, il a remué ciel et terre pour le bien de ses paroissiens qu’il aimait tant et qui le lui rendaient bien.
Il a œuvré comme vicaire puis comme curé de la paroisse du Sacré Cœur.
Il était au service des jeunes, notamment à travers le patro Kennedy, le Kleanou, la plaine de sports « jeunesse et sports », et bien d’autres cercles qui lui doivent leur essor.
Mais il était aussi au service de toute la population des quartiers de la gare pour lesquels il a largement participé à la création et au développement d’une « maison », le « chez nous », encore aujourd’hui lieu de réunions, de fêtes, de rencontres important de cette partie de notre ville.
Beaucoup de Mouscronnois ont regretté son départ à La Louvière où il fut nommé doyen et à partir d’où il assuma de hautes responsabilités tant dans son nouveau doyenné qu’à la congrégation des Pères barnabites dont il devint l’un des principaux responsables internationaux.
Jusqu’il y a quelques années, il participait avec joie à nos Convents, moments de retrouvailles de ses amis mouscronnois.
Avec le Père Gérard Laleman, nous perdons un grand Homme, un ami bailli, officier de notre Ordre.
Une autre figure bien connue des mouscronnois disparaissait quelques mois plus tôt : Jean Daxhelet, le professeur, le voyageur, le troubadour, le poète, l’interprète de Maurice Carême, et surtout le fondateur et l’infatigable dirigeant du groupe vocal « Claire Joie ». Chéri et soigné jusqu’à son dernier souffle par son épouse Annie, il laisse derrière lui une carrière exceptionnelle d’homme ayant porté haut et loin les couleurs de notre Ville.
Enfin, nos pensées vont à Patrick Bintein, intronisé bailli en 2003 et promu au grade d’officier dès 2009. Sa disparition fut d’autant plus soudaine que nous l’avions encore tous côtoyé au dernier Convent, deux jours à peine avant son décès. Patrick était un être jovial, aimant Mouscron tant dans son métier de directeur de l’IEG que dans sa vie de tous les jours. Il aimait regarder ses interlocuteurs d’un air complice, voire malicieux, ce qui lui permettait de mettre chacun à l’aise, ralliant chacun à sa cause, de l’air le plus naturel du monde.
Il n’avait que 54 ans. A son épouse et à ses enfants, nous réitérons ici-même la tristesse que nous avons d’avoir perdu bien trop tôt un fidèle et attachant compagnon de route, mais aussi un acteur économique majeur de notre ville.
En souvenir et en hommage à nos éminents membres disparus, levons-nous quelques instants.
2. Sonnerie courte
3. Introduction au Convent : Scène de présentation des bourgmestres de Mouscron 1918-2018 devant le grand Saint Pierre
Gentes dames, nobles seigneurs,
Notre Convent est un événement solennel de la vie de notre cité.
Chaque année, en présentant nos heureux nouveaux membres, il nous plait de vous narrer un bout de notre histoire locale, si riche en faits d’armes et héros de tout poil.
En cette année du centenaire de la fin de la grande guerre, avec nos membres titulaires, et sous la houlette de notre ami Christian Debaere, nous vous proposons de refaire connaissance avec les 7 bourgmestres décédés qui ont guidé nos destinées au cours de ce dernier siècle.
Hélas, c’est donc devant le grand Saint Pierre que nous avons dû nous rendre pour les retrouver.
Voici donc, quasi en live, le récit de ces rencontres célestes :
La scène comporte huit personnages.
St Pierre: Guy Floris Mulliez: Paul
Aloïs Den Reep: Jean-Yves Joseph Vandevelde: Francis
Omer Vandenberghe: Daniel Robert Devos: Patrick
JP Detremmerie: Christian Der Alfred Gadenne: Roby
Les baillis s’installent derrière leurs pupitres
Christian Der: Mais enfin, qu’est-ce qu’on attend?
Roby: Le grand barbu… enfin… son secrétaire… Voilà quelques années on attend d’ailleurs…
Paul: Parlez pour vous, moi ça fait plus d’un siècle!
Jean-Yves: Moi aussi!
Daniel: Moi, presque!
Patrick: Et moi, quelques lustres…
Francis: Pourtant, t’étos pos eine lumire!
(rire des autres)
Christian Der: Bon, écoutez, je n’ai pas que ça à faire…
Roby: Ah bon?!
Christian Der: Oui, enfin, je me comprends… s’il n’arrive pas dans les cinq minutes, je m’en vais…
Daniel: Et pour aller où? Nous sommes au Purgatoire…
Jean-Yves: Justement, nous y sommes depuis assez longtemps et on aimerait choisir: le Paradis ou …
Paul: Ou?
Jean-Yves: Ou bien vous voyez ce que je veux dire (montrant le sol)
Francis: Ouais, ben c’est des carabistoules de catholiques tout cha…
(Arrivée de Saint Pierre)
Guy: Ah ben dites-donc!… Pas facile d’arriver chez vous… J’aurais préféré une rencontre là-haut… parce que, franchement, sur terre… et quand je dis « sur terre »… si tu as traversé la grand’place pour arriver ici, tu vois ce que je veux dire!…
(Tous regardent Alfred-Roby)
Roby: Me regardez pas comme ça: c’était des travaux utiles!…
Guy: Et dans cette salle… c’est quoi, cette salle?
Patrick: La salle picarde, Monsieur!
Guy: Appelez-moi Saint P. …. La salle quoi?
Francis: La maison picarde!
(Explications brèves de la maison picarde et de ses faïences)
Guy: Je vois, je vois, très belles faïences en effet. Et vous êtes?
Francis: Joseph Vandevelde.
Guy: Et vous vous êtes dit « Tiens, puisque j’ai installé des magnifiques faïences à la maison picarde, j’irais bien refaire la déco au Paradis »!?
Francis: Non, Monsieur, non. J’étais charpentier et…
Guy: Ah ! Encore un!
Francis: Et j’ai aussi été le président fondateur des Logements à Bon Marché, secrétaire de la coopérative La Fraternelle, défenseur de la langue française à Mouscron et, croyez-moi, au début du 20e siècle, en matière de Français, y avait d’l’ouvrache ici!
Et j’ai été bourgmestre 24 ans au total: de 21 à 39 et de 53 à 59.
Guy: Bon, bon, bon… nous verrons. Suivant!
Paul: Si vous le permettez, étant le plus ancien, j’aimerais me présenter…
Guy: Allez-y.
Paul: Floris Mulliez, du Mont-à-Leux.
Guy: C’est un titre de noblesse?
Paul: Etre du Mont-Leux? Et comment! Floris Mulliez, donc, bourgmestre de 1891 à 1900. J’ai dû arrêter, hélas, pour raison de santé…
Jean-Yves: Sinon, il serait encore là…
Paul: Avocat…
Jean-Yves: Et rentier!
Paul: Pfff! J’ai fondé le cercle L’Avenir, anciennement le Métropole…
Guy: Le parking?!
Paul: Non! Ce qu’il y avait dessus!
(Tous regardent Alfred-Roby)
Roby: Me regardez pas comme ça: c’était des travaux utiles!…
Guy: Très bien. Suivant.
Jean-Yves: Aloïs Den Reep.
Christian: Dites, il n’y a personne avec un prénom courant: Floris, Aloïs …
Patrick: On arrive, on arrive…
Jean-Yves: J’ai été bourgmestre de 1900 à 1921. J’étais déjà présent à l’inauguration de l’hôtel de ville en 1890, j’étais alors conseiller communal…
Guy: Il est si vieux, ce machin en verre?!
Jean-Yves: Pas la soucoupe, l’autre! J’ai contribué à sortir de terre l’académie de musique, l’hôpital civil et même le cinéma du Vieux Mouscron…
Roby: Pfff, facile!
Jean-Yves: J’étais partisan de l’égalité des langues à Mouscron et donc qualifié de flamingant par les membres de la ligue wallonne…
Guy: Ah, oui, pas bien ça…
Jean-Yves: Médecin et célibataire.
Guy: Ah ben voilà: vous vous êtes racheté! Suivant !
Daniel: C’est à moi! … Omer Vandenberghe.
Guy: Omer… comme la bière?
Daniel: Tout à fait mais lui, c’est Omer Vandeghinste.
Moi, j’étais secrétaire des organisations démocrates chrétiennes…
J’ai été bourgmestre de 1939 à 1940…
Francis: Et démissionné pour abandon de poste en octobre ’40!
Tous: Oh!…
Daniel: Oui mais je suis revenu et j’ai repris ma charge de ’44 à ’53…
Tous: Ah!…
Guy: Oui, ben on verra… Ensuite?
Patrick: Je crois que c’est à moi… Devos!
Guy: Raymond? Raymond Devos? Le comique?
Francis: Non, Robert, le politique!
Patrick: Non mais dites donc!
J’étais instituteur; je suis devenu bourgmestre en 1959. En 1964, Mouscron passe dans le Hainaut, je suis toujours bourgmestre et je suis réélu en 1970, je deviens donc le 1e bourgmestre de la fusion Mouscron-Dottignies-Herseaux-Luingne. J’ai été député de l’arrondissement flamand de Courtrai-Mouscron de 1958 à 1961…
Francis: Flamint, cha ouais!
(rires des autres)
Patrick: et de l’arrondissement Tournai-Ath-Mouscron de ’61 à ’81. Je n’ai pas aimé cette évolution…
Francis: Te m’étonnes…
Patrick: J’ai également été questeur à la Chambre…
Guy: Questeur, qu’est-ce?
Francis: C’est cti-là qui change les pots!
(rires des autres)
Patrick: (qui s’énerve) Finalement, j’ai cédé mon écharpe maïorale…
Roby: et tout l’costume…
Patrick: en 1979, à mon dauphin…
Daniel: Tu parles d’un dauphin!
Paul: J’aurais pas dit ça comme poisson…
Les Autres: Oh!…
Christian Der: C’est de moi qu’on parle?
Jean-Yves: Ben oui…
Guy: Et vous êtes?
Roby: Ca ne s’entend pas?
(rires des autres)
Christian Der: Jean-Pierre Detremmerie. Le successeur de Robert et prédécesseur d’Alfred…
Régent en langues germaniques de formation.
J’ai été bourgmestre de 1980 à 2006, député de ’81 à 2003 et député wallon en 2004 et 2005…
Roby: … et le reste du temps au football!
(rires des autres)
Christian Der: J’ai remplacé la Sideho par l’IEG et ainsi attiré des investisseurs…
Patrick; … et des footballeurs…
Francis: … des entraineurs…
Daniel: … mais pas de volleyeurs…
Jean-Yves: … ni de nageurs…
Paul: … ni de hockeyeurs…
Guy: Oui, bon!
Christian Der: … d’importants investisseurs belges ou étrangers dans nos zonings… J’ai aussi connu plusieurs érections…
Les Autres: Hein?!
Guy: Elections?
Christian Der: Non, j’ai érigé…
Les Autres: Ah!…
Christian Der: Le hall Jacky Rousseau, l’abattoir, la nouvelle piscine, le centre culturel et j’en pase…
Guy: Ok, je vois. Et ensuite?
Roby: Ben y a moi!
Guy: Et vous, vous avez fait quoi?
Roby: Ben j’ai commencé par récupérer ses casseroles (montrant Christian Der)…
Guy: Et vous êtes?
Roby: Ben, Alfred.
Guy: Alfred quoi?
Roby: Ben oui, Alfred, quoi!
Guy: Bon, d’accord!
Roby: Alfred! Fils de bourgmestre, petit-fils de bourgmestre, bourgmestre de Luingne de père en fils et marchand de carbon. Tout ça en même temps!
Guy: Diable! Enfin…
Roby: Bourgmestre de Luingne donc avant la fusion. C’est moi qui avais à chaque fois le plus de voix mais je laissais l’écharpe à Jean-Pierre. Jusqu’en 2006… là c’est celui qui avait le plus de voix qui devait être bourgmestre… J’ai décidé de prendre les rênes de la cité. On m’appelle le recordman des voix de préférence: 6513 comme député dans l’arrondissement Tournai-Ath-Mouscron!
Guy: Et c’est beaucoup?
Roby: Si c’est beaucoup?! Ca veut dire que même ton patron y a voté pour moi!
Guy: Ah oui, d’accord…
Roby: Et 7083 aux communales de 2006. Après tout est mal parti… je pensais à Damien pour me succéder mais il est parti trop vite…
Guy: Oui je sais, je l’ai croisé là-haut hier…
Roby: Et après, ben je ne pensais pas qu’on m’empêcherait de continuer…
Guy: Je vois, je vois.
Paul: Bon, alors, Saint P?, comment procède-t-on? Qui va en haut, qui qui va en bas?
Guy: J’appelle le patron. …..
(Au gsm) MMhh… je vois… ok, d’accord…
Francis: Alors?
Guy: (ennuyé)
Ben, il ne sait pas trop se décider… Vous connaissez une certaine Brigitte A.?
Roby: C’est ma successeur… cessrisse… cesseusse… Enfin, c’est l’ bourgmestre actuelle…
Guy: Bon, ben il dit qu’il va attendre qu’elle arrive pour se décider…
Tous: Ah ben non…
Guy: Mais!…
(Tous se taisent)
Il offre une tournée générale d’eau bénite au bar du Purgatoire en attendant!…
Tous: Ah!…
(tous sortent avec leur pupitre)
4. Sonnerie courte
5. Le GM fait son discours de bienvenue
Mesdames, Messieurs,
Nobles baillis Titulaires, grands Maîtres Honoraires, grands Officiers, chevaliers, roturiers et manants, votre présence nous honore.
Nul d’entre nous n’est pressé de rejoindre le grand Saint Pierre pour enfin élire domicile fixe et éternel !
Notre demeure terrestre à nous, Baillis, est bel et bien le château des Comtes, témoin historique de nos valeureuses épopées.
Las, notre château ne brille plus que de l’extérieur, ce dont d’ailleurs nous n’avons pas manqué de profiter lors de notre deuxième soirée d’été en août dernier.
Et pour tenir Convent, voilà 44 années que nous sommes SDF, c’est-à-dire Sans Domaine Fixe !.
Nous avons bien comme seconde résidence l’hôtel de Ville, mais cette année nous avons même dû en déguerpir vite fait, ce beau bâtiment nécessitant parait-il une cure de désamiantage …. Désamiantage !! A croire que pendant plus d’un siècle le personnel qui y travaillait était immunisé, et qu’une fois les lieux vidés de toute âme, le danger de contamination soit soudain réapparu !
Gentes dames, nobles seigneurs,
Bien sûr, cette année, c’est avec joie que nous vous accueillons dans cette magnifique salle illustre de la Maison Picarde, dont le Sieur Francis Nenin, ici présent, nous a rappelé en termes choisis et sous le regard de son inspirateur bourgmestre, feu le sieur Vandevelde, de quelle histoire parlent ces murs abondamment illustrés, et qui nous entourent .
Mais l’histoire du lieu ne nous fait pas oublier que nous n’y sommes finalement, comment dire .. qu’invités.
Conséquemment, puisqu’il sera dit que l’histoire de ce lieu s’enrichira à jamais de l’endroit où furent nommés les nouveaux baillis de cette cuvée particulièrement riche de l’an de grâce 2018, il nous revient d’y apporter toute la solennité que les heureux élus sont bien en droit d’attendre.
C’est donc en cette dix-huitième année de notre 21ème siècle, devant vous tous, assistance aussi fournie que distinguée, que j’ai mission de présider au cérémonial de ce 44ème Convent.
44 ans que votre présence témoigne de votre attachement à Mouscron et à ceux qui, bien humblement, s’efforcent d’en souligner les valeurs, à travers les honneurs que nous rendons ici même annuellement à quelques personnes qui, par leur réputation, leurs talents, leurs qualités de cœur, leur bonne humeur défendent notre bonne Ville et son patrimoine, jusqu’aux confins de la terre.
Mais avant que d’en discourir il plaira certainement à cette noble assistance de partager une première pause musicale dont je laisse à notre hérault compétent, c’est en tout cas lui qui l’affirme, le soin de nous en présenter la teneur.
6. Francis Nenin présente la première animation musicale
7. Première animation musicale
8. Le GM présente Zélie RIXHON : jeune talent lauréat du challenge « prix Luc et Thibaud Van Overschelde
Qu’il est agréable pour un Ordre essentiellement composé de personnalités, disons d’âge mûr, voire plus,… d’accueillir chaque année comme un vent de fraicheur ,un jeune talent, qui par ses performances sportives, artistiques ou autres, contribue de manière significative à la renommée de notre bonne ville de Mouscron.
Et cette année, le prix, désormais appelé « challenge Luc et Thibaud Van Overschelde », est attribué à une talentueuse jeune fille, bien de chez nous, une très jeune actrice des temps modernes : j’ai nommé Zélie Rixhon !
Elle n’a que 12 ans et a déjà à son palmarès de quoi faire pâlir bon nombre de comédiens en quête de gloire !
Voyez plutôt :
- Débutante en 2015 dans plusieurs court-métrages, elle passe vite au stade supérieur en interprétant brillamment en 2016 des rôles de premier plan dans des séries télévisées telles que « l’origine du mal » aux côtés de Marie Gillain.
- Puis : c’est « transferts » série télévisée d’anticipation où elle tient le rôle de la fille du personnage principal sous la direction de Fabrice Gobert.
- Très bientôt ce sera le film « Facteur Cheval », prévu au cinéma pour fin novembre partout en France.
- Puis ce sera » Tous les Dieux du ciel », film sélectionné à Londres au festival « British film institute », actuellement en cours, et où notre Zélie tiendra le 3ème rôle.
- Et l’année 2019 s’annonce plus belle encore, puisque Zélie est retenue pour un nouveau long-métrage avec rien de moins que Gregory Mortel et Emmanuelle Devos.
Mais qu’a-t-elle donc de si particulier qui fait qu’elle attire à ce point l’intérêt des réalisateurs ?
Sa différence ? La presse en dévoile sans doute un aspect, en disant d’elle qu’elle n’est jamais dans « une posture ». Elle ne joue pas un rôle, elle est dans le rôle, … avec le regard de l’emploi.
Zélie, lorsque j’ai demandé à ta maman de te décrire en quelques lignes, j’ai eu droit à une avalanche de traits de ton joli caractère, … ah les mamans !
Gentes dames, nobles seigneurs : peut-on résister à si bel élan maternel, si bel assaut ? non, bien sûr, alors justes quelques amuse-gueules à déguster sans modération :
Zélie est :
tout le temps de bonne humeur (ou presque..) et elle croque la vie à pleines dents
Zélie aime :
-la danse, le cirque, les tournages et l’athlétisme
-et puis elle aime aussi son lapin « Fastoche »
– ET SURTOUT… elle adore son frère Jules.
Par contre, Zélie n’aime pas :
– les injustices
– voir des pauvres dans la rue
-les TGV en retard !
– les épinards!
Enfin, de quoi rêve-t-elle ? :
-de rencontrer Emma Watson ou Millie Bobbie Brown
-et de faire du delta-plane ou sauter en parachute!!!
Et sa maman de conclure fièrement : « Même si nous ne voulons pas en faire « des tonnes », nous sommes évidemment tous très fiers d’elle pour l’investissement et le coeur qu’elle met dans chacun de ses projets. »
Et voilà en quelques années notre bonne ville de Mouscron portée sous les feux de la rampe, grâce à deux de nos très jeunes ambassadrices, puisqu’à peine avions nous le temps de remercier ici même la jeune Fantine Harduin, que nous voilà face à la jeune Zélie, à qui nous souhaitons bien sûr le même parcours parsemé de succès.
Gentes dames, nobles seigneurs,
Avec d’abord Fantine Harduin, puis Sarah Morant, et aujourd’hui Zélie Rixhon, c’est la troisième année de suite que nous démontrons qu’à Mouscron, la valeur n’attend pas le nombre des années, et qu’il semble d’ailleurs que jusqu’ici, ce sont les filles qui le démontrent!
Oh certes, bien que riche de sentiments, notre Ordre n’a pas la cagnotte d’un César ou d’un Oscar, mais qui sait, le diplôme et le prix « challenge Luc et Thibaud Van Overschelde » qui sont décernés ce jour à Zélie, en ce lieu prestigieux, auront belle présence dans ses souvenirs de comédienne et actrice à succès.
9. Quatrain de Francis Nenin
10. Remise de la médaille, du prix et du diplôme à Zélie Rixhon
11. Sonnerie courte
12. Intronisation d’Etienne Dispa et Jacques Vanderschrick comme Officiers
Durant ces 44 années d’existence de notre Confrérie, nombreux sont nos membres qui, avec assiduité, en ont égrainé les années !
Il est dès lors une tradition bien légitime : celle non pas de sonner le glas de leur avancée progressive en âge, mais bien au contraire de carillonner à tous vents lorsque l’occasion nous est offerte de remettre à l’honneur ceux de nos membres qui franchissent le cap de cinq années d’amitié partagée avec jeunesse et fraîcheur.
A en croire les archives de notre Ordre, c’est en 2012 que nos amis Etienne Dispa et Jacques Vanderschrick ont été adoubés non tant pour la sympathie qu’aujourd’hui chacun leur reconnait, mais pour leur activité extraordinaire de dévouement et de compétence dans le domaine social, au service des plus démunis.
Etienne a en effet repris la direction de la ferme Saint Achaire, succédant à son fondateur notre bailli titulaire Jean-Yves Pollet, et quant à Jacques, chacun sait ici qu’il a quasi créé de toutes pièces « la banque alimentaire », réseau performant de distribution alimentaire aux plus démunis, au point qu’il en ait pris aujourd’hui les rênes au niveau européen.
Il faut dire qu’à Mouscron, il peut compter sur une équipe de fameux gaillards, quasi tous bénévoles et retraités, mais qui ont besoin de temps à autre d’un petit remontant pour garder le rythme.
Pour tant de bienfaits rendus à la population locale certes, mais aussi régionale, et même aujourd’hui européenne, le moment est venu de rendre honneur à nos baillis d’honneur en les élevant au grade d’Officiers de notre Ordre.
13.Quatrain de Francis Nenin
14.Elévation par le GM de Etienne Dispa et Jacques Vandenschrick au grade d’ Officiers.
« Par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous confère le titre honorifique d’Officier de l’Ordre des Baillis de Mouscron.
15.Sonnerie courte
16. Le GM présente comme bailli d’Honneur Pierre Stadsbader
Nobles seigneurs, gentes dames,
Il me tient à cœur de vous rappeler encore une fois que notre réelle demeure n’est pas ce lieu qui nous laisse à nous baillis un sentiment de Confrérie en exil.
Non, notre demeure n’est autre que le château des Comtes, celui-là même où nos ancêtres familiaux, les de la Barre, de Liedekercke, Basta, et autres d’Ennetières avaient élu demeure du 14e jusqu’à la fin du 19ème siècle.
Et même si les abords de notre Château des Comtes ont bénéficié de ce qu’on appellerait aujourd’hui un sérieux lifting, il s’agit bien des abords et non du château lui-même, qui lui reste dans un état de délabrement que le vandalisme, mais aussi l’inconscience d’archéologues en herbe, et un gros incendie subi en 1995 n’ont fait qu’accentuer.
Dès lors, faut-il s’étonner que nous soyons heureux et soulagés d’accueillir ce jour un homme, que dis-je : un bâtisseur de routes et de cathédrales, stratège du béton et du tarmac qui saura nous défendre, préserver notre patrimoine en le restaurant de telle façon qu’il deviendra indestructible, préservant ainsi notre devenir en notre auguste demeure, ad vitam aeternam.
Si couler une grosse cuve de béton prend du temps: il en faut aussi plus qu’on ne pense pour prendre connaissance attentivement des états de service de notre nouveau bailli, j’ai nommé : Pierre Stadsbader, ici présent.
Car, oyez braves gens, gentes dames, nobles seigneurs, nous avons devant nous rien moins que le patron de l’entreprise TRBA, dont le nom pavoise les routes de Wallonie, entreprise à la chasse du moindre nid de poule de notre belle région, chasse oh combien aisée et fructueuse comme chaque automobiliste peut en faire chaque jour le constat.
Héritier de l’entreprise familiale créée par son grand-père au sortir de la deuxième guerre mondiale, ce jeune patron d’à peine 40 ans a gardé la passion comme moteur de la spectaculaire expansion de son groupe d’entreprises.
Et c’est qu’il met du cœur à l’ouvrage avec ses multiples fonctions à la tête d’activités aussi diverses que complémentaires : les voiries, le béton, l’asphalte, le recyclage, le génie civil, le terrassement, les stations d’épuration, …, TRBA, c’est tout cela, c’est l’intégration complète, du producteur à l’usager de la route.
Avec Pierre Stadsbader à sa tête, le groupe TRBA est devenu en quelques années l’un des employeurs privés les plus important de Mouscron, réalisant avec plus de 420 personnes un chiffre d’affaires annuel dépassant les 80 millions d’euros.
Vous comprendrez dès lors qu’une telle success-story ne pouvait qu’attirer l’attention des médias spécialisés, lui décernant en 2015, le titre de « grande entreprise wallonne de l’année ».
Mais Pierre est non seulement un chef d’entreprise remarquable, c’est aussi un homme de cœur, soucieux du bien-être de son personnel.
C’est ainsi qu’il bluffe ses confrères avec des initiatives originales pour améliorer le confort au travail :
Que ce soit une cantine où un potage fait maison soigneusement préparé sur base des desideratas de son personnel et servi dès 10 heures chaque matin;
Ou des séances de coaching axés sur le mieux-être et organisées dans ses propres locaux ;
Ou l’installation d’un écran géant pour que le team TRBA vibre en communion avec celui de notre équipe nationale de football..
Il prouve au quotidien que l’efficacité et le confort au travail vont chez lui naturellement de pair.
D’origine flamande, et parfaitement intégré à la vie associative de notre Ville, un seul titre manquait à son palmarès, un titre qui a lui seul résume tous les autres : celui de Bailli de notre Confrérie, que devant vous, noble assistance, nous nous plaisons à lui remettre solennellement en cette année de grâce 2018.
17. Quatrain de Francis Nenin
18. Intronisation de Pierre Stadsbader comme bailli d’Honneur
« Pour services rendus à la ville de Mouscron, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je t’intronise Chevalier de l’Ordre des Baillis de Mouscron.
Je t’admets, te reçois et t’installe en qualité de Chevalier de l’Ordre des Baillis de Mouscron. »
19. Sonnerie courte
20. Le GM présente Fanny Lecluyse comme Baillie d’Honneur
Qu’il est loin déjà le temps où d’aucun, (ou plutôt d’aucune !) se plaignait amèrement de l’exclusivité masculine de nos adoubements !
Certes le combat fut long entre tradition et raison, mais la victoire en est d’autant plus belle !
Car oyez, nobles seigneurs, gentes dames, damoiseaux et demoiselles, dorénavant et jusqu’à désormais, raison et tradition ne font plus qu’un !
C’est ainsi qu’en cette année de grâce 2018, pas moins de 3 dames viennent embellir nos rangs, ce qui, avouons-le, n’est pas d’un luxe exagéré.
Et pour nous plonger directement dans le bain, … quoi de mieux que de faire appel à notre championne nationale de natation Fanny Lecluyse.
Non, vous ne rêvez pas !
Oui, le jeune talent que nous avons eu la joie de féliciter lors de notre Convent de 2011 a toutes raisons d’être à nouveau devant vous aujourd’hui.
Oui, nous voilà certes 7 années plus tard, mais notre cause était la bonne, car entretemps … quel palmarès !
Vous excuserez votre serviteur de ne pas en reprendre la liste exhaustive, nous risquerions que la piscine des Dauphins ne ferme bien avant d’avoir terminé l’inventaire des titres obtenus par notre Fanny nationale durant ces 7 glorieuses.
Mais je ne résiste pas non plus au plaisir de vous en cueillir quelques lauriers choisis au hasard parmi les plus récents :
- Novembre 2017 : record de Belgique du 400m 4 nages
- Décembre 2017 : médaille de bronze aux championnats d’Europe 200m brasse ;
- Mai 2018 : elle fait un sans faute en brasse en devenant championne de Belgique des 50-100-200-400m
- Et enfin Juillet 2018 : elle atteint la finale du 200m aux championnats d’Europe à Glasgow, et se qualifie dans la foulée pour les mondiaux de 2019.
Le secret de tant de succès et d’une carrière construite sur le long terme, c’est bien sûr son talent et son courage, mais c’est aussi l’équilibre et la confiance trouvés autour d’une équipe, avec ses parents Lauren et Christian, mais aussi son entraineur Horatiu Droc, et ses responsables de club Jean-François Hoste et Bernard Parez qui la suivent depuis ses débuts.
A travers l’honneur fait ce jour à Fanny, c’est aussi à eux que notre Ordre tient à rendre hommage.
A 26 ans, Fanny Lecluyse est une jeune femme parfaitement épanouie, qui garde une ambition intacte, avec en point de mire les mondiaux de 2019, mais aussi les J.O. de 2020 à Tokyo, après ceux de Londres et de Rio.
Bien sûr sa vie est peu conventionnelle, un peu folle même, mais si elle ne ménage pas ses efforts pour performer dans son sport, elle n’en fait pas moins pour s’assurer un avenir professionnel loin des bassins de natation, comme le prouve le diplôme d’institutrice qu’elle vient de décrocher tout récemment.
Gentes dames, nobles Seigneurs,
La Confrérie des Baillis de Mouscron ne peut se passer plus longtemps d’une jeune femme de cette trempe.
En la nommant Baillie d’Honneur de notre Ordre à titre permanent, cela donnera l’illusion à l’ensemble de notre Confrérie d’être un peu partie prenante de ses exploits.
21. Quatrain de Francis Nenin
22. Intronisation de Fanny Lecluyse comme Baillie d’Honneur
« Pour services rendus à la ville de Mouscron, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je t’intronise Baillie d’honneur de l’Ordre des Baillis de Mouscron.
Je t’admets, te reçois et t’installe en qualité de Baillie d’honneur de l’Ordre des Baillis de Mouscron. »
23. Sonnerie courte
24.Francis Nenin présente la deuxième animation musicale
25.Deuxième animation musicale
26. Le GM présente Carine Remmery comme Baillie d’Honneur
Chacun sait ce qu’est le « prix Goncourt », décerné chaque année par un aréopage de sommités littéraires à Paris,… C’est un peu comme nous ici, quand le Conseil des Baillis décerne ses adoubements… Enfin, vous me comprenez !.
Mais qui connait le « Goncourt des bibliothèques », ainsi surnommé, tant il représente le gotha du monde international des bibliothèques francophones.
Et pourtant, le « grand prix Livres Hebdos des bibliothèques » puisque c’est son nom officiel, a été décerné pour sa 8ème édition, le 7 décembre dernier à Paris. Pas moins de 65 dossiers émanant de France, du Québec, d’Afrique noire et de Belgique furent ainsi soumis à un jury d’experts renommés.
Bien sûr, en s’inscrivant, la bibliothèque de Mouscron n’espérait pas être primée!
Et pourtant, voilà près de 4 ans que le « biblioroule », ce minibus transformé en bibliothèque, sillonne chaque jour les rue de Mouscron . Et sans doute, cette façon originale d’aller à l’encontre de la population en quête de connaissance, a séduit le jury, puisqu’il lui a réservé son prix « coup de cœur », … celui en fait que tous auraient voulu obtenir !
Voilà déjà de quoi féliciter chaleureusement l’initiatrice de ce projet, à savoir la directrice de la médiathèque de Mouscron, Carine Remmery, ici présente.
Mais à cela s’ajoutent bien d’autres raisons de mettre Madame Carine Remmery à l’honneur !
Voyez plutôt :
- Prenons son combat contre l’illettrisme : elle organise séminaires, ateliers et débats avec des panels de personnalités de tous bords, et met en évidence combien l’illettrisme est encore présent dans nos villes et nos campagnes.
- Prenons « Biblio Mouscron » : c’est grâce à la volonté de Madame Remmery qu’a été développée l’application mobile disponible sur Apple et Android depuis 2014, ouvrant au grand public toute l’actualité de la bibliothèque via internet.
- Et puis, il y a aussi les rencontres organisées à la bibliothèque avec des écrivains de renommée internationale. C’était le cas notamment avec Philippe Besson, son ami, dramaturge, auteur à succès, et lui-même fidèle ami de qui vous savez à l’Elysée, et intervieuwé pour la circonstance par la prof de Français Marie-Joëlle Pollet, épouse de notre Bailli Jean-Francois Storme.
- Ajoutons à cela que Carine Remmery est administratrice d’à peu près tout ce qui fait référence en Wallonie et chez nous en matière culturelle : comme par exemple :
- Le Conseil Supérieur des bibliothèques publiques de la fédération Wallonie-Bruxelles ;
- Le Centre culturel mouscronnois ;
- La Compagnie de théâtre « la virgule » ;
- L’organe culturel de Wallonie Picarde « culture.wapi » ;
- Le Conseil du Festival du 1er roman de Chambéry…
Avec de tels états de service, nous ne pouvons que conclure qu’elle a la passion du livre en elle, mais aussi qu’elle a le don du savoir-faire et du faire savoir, et ce au profit de la population mouscronnoise qui , en ce jour et cet endroit, tient à lui témoigner sa reconnaissance en la nommant Baillie d’honneur de notre Confrérie.
27. Quatrain de Francis Nenin
28. Intronisation de Carine Remmery comme Baillie d’Honneur
« Pour services rendus à la ville de Mouscron, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je t’intronise Baillie d’honneur de l’Ordre des Baillis de Mouscron.
Je t’admets, te reçois et t’installe en qualité de Baillie d’honneur de l’Ordre des Baillis de Mouscron. »
29. Sonnerie courte
30. Le GM présente Brigitte Verhelle comme Baillie d’Honneur
Gentes dames, nobles seigneurs,
J’entends déjà chuchoter dans les travées de cette noble assistance :
« Diantre, 2 dames déjà adoubées par notre Ordre la même année, mais 3 ! Mais qu’arrive-t-il à nos augustes Baillis ?
Mais il arrive tout simplement ce que les oracles prédisent depuis nombre d’années, et que cette année est enfin bénie des dieux!
Mais qui donc est dès lors la troisième dame ainsi attendue ?
Je m’en vais de ce pas vous en faire part :
Fille de fermier à Chapelle-à-Wattine, elle sait ce qu’est la valeur du travail.
Fidélité, amour, honnêteté font partie de ses devises quotidiennes.
Elle a fait des études d’infirmière pédiatrique et a débuté au tout nouveau service de néonatalogie de l’UCL avec le professeur Gaston Verhellen.
Elle se marie avec un beau docteur, presqu’homonyme du précédent, nous l’appellerons Patrick…
Elle se prénomme Brigitte, et sa qualité première est d’être partout et toujours une vraie maman.
Elle a tout fait et continue aujourd’hui de tout faire pour sa famille et ses enfants : Charles-Edouard et Louis-David, et, comme les pommes ne tombent jamais loin du pommier, tous deux ont également embrassé une carrière médicale.
A la maison, les traditions sont respectées : on mange ensemble et on ne va pas dormir si tout n’est pas rangé et la vaisselle terminée…
Chez elle le mot vacances est remplacé par le mot dévouement, comme en témoigne sa participation annuelle avec son mari aux convois de malades vers Lourdes.
Certes, elle n’a jamais été très ponctuelle, … et ne le sera jamais ! elle aurait juste fait une exception : elle était plus ou moins à l’heure le jour de son mariage !… Par prudence, je n’ai pas osé noté une deuxième exception, à savoir en ce beau jour.
Elle est volontaire, et met en priorité la dimension humaine dans tout ce qu’elle entreprend … mais parfois jusqu’à l’obstination, … et ne fait en tout cas pas vite marche arrière.
Autre trait incontournable, mais est-ce une qualité ou un défaut ?
Elle entre en politique en 2000, ses enfants avaient alors 8 et 12 ans.
Elle devient rapidement vice-présidente du CPAS.
A partir de là, en fait, chez elle, vie privée et vie politique ne font plus qu’un : c’est du 24h sur 24, 7 jours sur 7.
Elle est directement impliquée dans bon nombre d’associations caritatives (telles que la croix rouge), ou sportives (tel que le club de handball), et bien sûr s’investit à fond pour son parti le CDH.
En 2006 et 2012 elle se présente à l’électeur local avec grand succès.
Et puis vient le drame du 11 septembre 2017.
L’émotion et la tristesse sont immenses, et Brigitte assume ses nouvelles responsabilités, dans un climat difficile, et rendu plus douloureux encore pour elle qui perdait sa maman seulement quelques jours plus tard.
Gentes dames, nobles seigneurs,
Ici même il m’est arrivé d’insister sur la volonté de notre Ordre de laisser à l’électeur le soin de choisir ses représentants politiques, et quant à nous, Baillis de Mouscron, lors de nos intronisations de nouveaux membres, de ne réserver nos éloges qu’aux autres citoyens méritants de notre Ville.
Certes, Brigitte Aubert occupe aujourd’hui le siège maïoral, mais ici, en cette heure et en ce lieu, il s’agit d’abord de mettre à l’honneur une dame, dont les mérites qui viennent d’être très rapidement évoqués, débordent largement ceux de l’isoloir. Et pour preuve de notre parfaite indépendance, Oyez plutôt cette profession de foi envers notre Ordre des Baillis, qui nous vient du haut de notre nouvelle tour de verre, voire carrément de plus haut encore, et qu’un vent favorable si ce n’est le grand Saint Pierre a amené jusqu’à nous : je cite :
« L’Ordre des Baillis de Mouscron est indépendant d’esprit, composé de solides personnalités, ambassadeur efficace, fier et conscient de son objet, il est doté de qualités qui le rendent unique, donc indispensable. » fin de citation, que je me plairais à vous répéter si le temps m’en était donné.
Mais donc, à cette dame attachée aux valeurs de la terre et de la famille au point de se consacrer jour et nuit à sa ville chérie, à Brigitte Aubert qui a un jour refusé le titre d’« Ebahie », sans doute convaincue que l’heure viendrait où hommes et femmes partageraient leurs mérites au sein de notre Ordre, je suis heureux de proposer de rejoindre nous rejoindre et de l’introniser devant vous, noble assistance, Baillie d’honneur de la Confrérie des Baillis de Mouscron.
31. Quatrain de Francis Nenin
32. Intronisation de Brigitte Verhelle comme Baillie d’Honneur
« Pour services rendus à la ville de Mouscron, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je t’intronise Baillie d’honneur de l’Ordre des Baillis de Mouscron.
Je t’admets, te reçois et t’installe en qualité de Baillie d’honneur de l’Ordre des Baillis de Mouscron. »
33. Sonnerie courte
34. Francis Nenin présente la 3ème et dernière animation musicale
35. Troisième et dernière animation musicale
36. Le GM présente Jean-Michel Joseph comme Bailli d’Honneur
Gentes dames, nobles seigneurs,
Ne trouvez-vous pas que notre Confrérie s’est enrichie ces dernières années de personnalités dont l’uniforme de fonction contraste de façon flagrante avec nos tenues d’apparat, certes lourdes de valeurs symboliques, mais, avouons-le, assez peu confortables.
Ainsi donc, j’ai eu l’honneur d’adouber devant vous ces dernières années quelques mouscronnois pure souche, portant bel uniforme, et qui, toutes armes confondues, sont les garants contemporains de notre sécurité et de celle de notre beau territoire.
Il en est ainsi de notre gouverneur de province Thomas Leclercq, du Commandant militaire de notre Province Guy Dobbelaere, sans oublier notre officier de police Françoise Dutrieux, et notre commandant des pompiers Paul Lowagie.
Et bien, il ne nous manquait plus comme garde rapprochée que le grand chef de la police de notre bonne ville de Mouscron.
Et voilà que ce devient chose possible, grâce à la présence ici même de notre chef de corps, le commissaire Jean-Michel Joseph.
Comme ses confrères officiers, Jean-Michel Joseph est mouscronnois de pure lignée, puisque, né en 1967, et originaire du Tuquet.
Après l’athénée de Mouscron, il s’engage dès l’âge de 16 ans à l’école royale des cadets, fait un parcours militaire sans faute, et termine ses études en décrochant une licence en criminologie à l’université de Liège.
Après 2 années passées à l’école royale de gendarmerie, notre jeune Officier entame sa carrière à Tournai puis rejoint en 2000 la police locale de Mouscron, où il vécut en première ligne la fusion gendarmerie-police.
Il avait alors le choix entre une carrière dans la police fédérale ou se porter candidat comme responsable du commissariat local :
Bien que plus proche de l’esprit militaire pur et dur, il fait le choix d’une carrière locale, tant il tenait à rester proche de sa famille.. et de sa ville !
Ainsi nommé chef de corps de la police et gendarmerie fusionnées de Mouscron, il est à la tête de 180 personnes.
A ce jour, il en est à son 4ème mandat de 5 ans à ce poste oh combien stratégique, aux multiples défis tant internes qu’externes.
D’ailleurs, ses qualités de chef sont officiellement et solennellement reconnues en décembre 2017, quand lui fut décerné au casino de Coxyde le « prix du leadership »… et pour les puristes, aussi appelé « Circle of Police Leadership Awards »…, prix donc attribué par le ministre de l’intérieur himself au commissaire Jean-Michel Joseph, comme étant « leader le plus authentique de Belgique, par ses qualités d’intégrité, de confiance, de courage et d’espoir » – fin de citation – !
Or il se fait que notre héros est très à l’aise quand il s’agit de mettre l’un de ses collègues à l’honneur, mais l’est beaucoup moins quand ces honneurs lui reviennent … tant et si bien qu’à peine reçu, il s’empressa d’enfouir ce prix dans une armoire !
Cher Jean-Michel, cet excès de modestie ne pouvait échapper à l’Ordre des Baillis, dont tu remarqueras ainsi que les pouvoirs d’enquête sont quasi illimités.
Aidés en cela, il faut l’avouer, par ce comité d’Honneur de l’Amicale de la Police, ce cercle d’amis qui prouve combien chez nous police et citoyens peuvent sympathiser, même s’amuser, mais aussi collaborer ensemble chaque fois qu’utile et nécessaire à la population.
D’ailleurs, toujours pour nos besoins d’enquête, nous n’avons pas hésité à faire appel à ta charmante épouse Dominique et à ton fils Louis qui nous ont aidés à enfin dévoiler au public mouscronnois quelques aspects, disons davantage privés, de ta personnalité.
D’abord la rencontre amoureuse avec ton épouse est le résultat, disons, d’un choc, voire d’un léger accrochage, grâce auquel tu as pu démontrer tes talents de … médiateur, capable d’arrondir les angles, même dans les situations les plus délicates! Bref, vous aurez compris que notre bel officier a subrepticement usé, sans abuser bien sûr de son autorité pour commuer en arrangement très amiable un constat de léger accident routier qui risquait de tourner au pugilat entre une jolie jeune dame et la marée-chaussée.
Pour plus d’explications, veuillez –vous adresser au poste de police le plus proche.
Toujours est-il que l’officier de service voulant s’assurer que l’accident ne laisserait aucune vilaine séquelle, proposa de s’en assurer lui-même .. en l’invitant à déjeuner. …
Passant les épisodes que vous devinez, il me faut me limiter à vous dévoiler la conclusion de cette belle histoire. Et c’est ainsi que pour nos deux tourtereaux, construire un nouveau nid est vite devenu une évidence et ne posait aucun problème pour notre ami Jean-Michel : excellent bricoleur, il se chargea de tous les travaux d’aménagement, forçant l’admiration de sa dulcinée, mais aussi de Sam et Martin, accompagnant leur maman dans cette nouvelle aventure ..
L’année suivante naquit le petit Louis, aujourd’hui âgé de 18 ans..
Mais depuis lors, dans cette belle famille recomposée qu’il a d’emblée fait sienne, Jean-Michel aime montrer sa place : celle du patriarche en bout de table, répétant à qui veut l’entendre : la famille c’est sacré..
Avec sa famille, il partage bien entendu aussi ses meilleurs moments, ses passions : les longs voyages qu’il prépare dans les moindres détails, l’œnologie, et même une collection unique de toutes les voitures dessinées dans les BD de Tintin !
Avec eux aussi, il refait le monde, et n’hésite pas à le parcourir : c’est ainsi que cet été encore c’est en famille qu’il a fait quasi le tour des USA et parcouru plus de 5.000km.. sur les traces notamment de son idole Steve Mc Queen.
Mais le métier ne change pas l’homme, car là aussi se trouve son autre famille !
Là aussi il aime faire confiance, et partager, même si de par sa fonction et ses lourdes responsabilités, il est contraint souvent à une certaine retenue.
A côté des multiples satisfactions et moments de vrai bonheur, il a eu à affronter en première ligne des moments de profonde tristesse humaine, tels le décès de notre Echevin Damien Yzerbyt, mais tels aussi les fins tragiques de nos bourgmestres JP Detremmerie et Alfred Gadenne, ou l’assassinat d’un enfant poignardé par son père dans la rue du parc.
C’est alors en famille qu’il aime exprimer ses sentiments, sans fausse pudeur face à ceux qui lui sont chers, quitte de temps à autre à se laisser aller de sa voix de stentor, pour râler un bon coup contre l’une ou l’autre injustice qui le révolte.
Gentes dames, nobles seigneurs,
A cet homme qui a la très lourde charge d’assurer avec ses 180 collaborateurs notre sécurité et notre tranquillité, mais qui sait aussi apprécier les valeurs essentielles tant auprès de ses collègues que de ses proches, il est temps de demander qu’il accepte sans fausse modestie le plus bel honneur que notre Ordre puisse lui rendre , et au devers nous tous les citoyens de notre ville, et de l’inviter à rejoindre nos rangs en devenant Chevalier de la Confrérie des Baillis de Mouscron.
37. Quatrain de Francis Nenin
38. Intronisation de Jean-Michel Joseph comme Bailli d’Honneur
« Pour services rendus à la ville de Mouscron, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je t’intronise Baillie d’honneur de l’Ordre des Baillis de Mouscron. « Je t’admets, te reçois et t’installe en qualité de Baillie d’honneur de l’Ordre des Baillis de Mouscron. »
39. Sonnerie courte
40. Remerciements par le GM et envoi final
Voilà, c’est ici que nous fermons l’album de nos héros du 44ème Convent.
Et permettez-moi gentes dames, nobles seigneurs, de m’adresser une dernière fois au grand Saint Pierre et à nos saints bourgmestres:
Sieurs, ainsi après avoir entendu les mérites de nos héros de ce jour, et joui de l’ambiance de notre duo « Mariefred»,
Soyez rassurés quant au devenir de notre belle cité,
Et, avant d’en chanter et trinquer, joignez-vous à la liesse des baillis et public ici présents,
En leur adressant à tous, hinc et nunc, un tonnerre d’applaudissements, qui par écho ,de la haut, leur reviendront bien méritoirement.
- Appel de Francis Nenin à Christian Derycke pour le rejoindre et clôturer en chanson avec toute l’assistance par le chant « Be qu’in est fir d’êt mouscrono »
