Centre Marius Staquet, 2/10/2022

Avant-Propos : Hommage à feu Pierre Dekimpe
- Le GM introduit ce Convent par l’évocation du « 4eme volet des chemins de la Mémoire
Gentes Dames, nobles Seigneurs, et vous tous amis de Mouscron et de la Confrérie des Baillis,
J’ai grand plaisir à vous revoir ici confortablement installés, pour notre rencontre solennelle, et j’ose espérer que la chose est réciproque !
Oh, question confort, nous avons fait le tour, si j’ose dire, des chapelles !
Depuis notre départ de l’ancien hôtel de ville, qui s’abîme gentiment, nous sommes passés par la maison Picarde, aux faïences défaillantes, puis par l’ancienne église des Pères Barnabite, où plus personne n’habite, enfin …. disons.. ne réside … même pas Satan …. A ce moment-là, nous espérions retrouver domicile au château des Comtes, la vraie maison des Baillis, mais encore un refuge au nom surfait … d’asile.
Mais assez parlé de notre errance, merci aux responsables du Staquet de nous accueillir en ce lieu fait pour le théâtre, mais aussi pour de grands moments de la vie de notre cité tel que celui-ci.
Et donc, bien que SDF, (signifiant pour rappel : sans domaine fixe), l’ambiance feutrée de ce lieu nous parait idéale pour faire halte, et nous pencher sur quelques sujets, que dis-je, bien mieux que des « sujets », quelques héros du passé et du présent, qui ont marqué l’année de notre bonne ville de Mouscron.
Et s’il est de grands héros qui méritent un premier hommage, avec tout notre respect et notre gratitude, ce sont bien ces 38 mouscronnois qui, durant la seconde guerre mondiale, et sans oublier la guerre de Corée, ont donné leur vie pour sauver la nôtre et notre liberté.
C’est à l’Amicale des Para-commandos de Mouscron que l’on doit d’avoir initié le parcours intitulé « chemin de la mémoire », mettant à l’honneur nos héros de conflits mondiaux, à travers 4 panneaux didactiques, installés aux 4 coins de la Ville, et le dernier installé le 13 juillet dernier, en présence de nombreux responsables politiques et militaires belges et français, réunis au pied de l’église St Barthélémy.
A notre tour, laissons une première sonnerie courte saluer leur mémoire.
- Hommage à Pierre Dekimpe
Gentes dames, nobles seigneurs,
Certes nous sommes heureux et fiers de nous retrouver et fêter les nouveaux promus de notre Convent, 47ème du nom. Mais trop souvent hélas, il nous faut précéder ce moment heureux et joyeux de la vie de notre confrérie, par le rappel douloureux du décès de l’un de nos membres. Or depuis notre dernier Convent, voilà que la Grande Faucheuse, n’a pas arrêté sa funeste besogne.
C’est ainsi que début de cette année, à peine avions-nous refermé le livre de notre 46ème Convent, que nous apprenions le décès d’un membre éminent de notre Confrérie : notre ami Pierre Dekimpe, Bailli titulaire Honoraire de notre Ordre.
Décédé à l’âge de 91 ans, le 25 février dernier, Pierre était l’un de nos aînés, un homme connu et reconnu de tous les mouscronnois.
Nommé Bailli d’Honneur en 1984, et devenu Bailli titulaire de notre Ordre en 1992, il venait en 2019 de céder son titre et son fief du « grand Tilleul » à Gonzague Delbar, mais restait attaché à notre Confrérie, et à son titre de Bailli Titulaire Honoraire.
Pierre a eu une vie familiale bien remplie, avec son épouse Marie-Rose et ses 3 enfants.
Fondateur des « Meubles Dekimpe », savez-vous que malgré plus de 60 ans de vie commune, il est un des seuls mouscronnois à n’avoir jamais dû acheter de meubles.
Pour sa Ville, il fut un citoyen de premier rang, ne ménageant pas ses efforts. C’est ainsi qu’il fut non seulement président des commerçants du centre, mais aussi 1er échevin.
Homme aux multiples facettes, Pierre aimait le chant et l’art en général.
Il fut Directeur de la Chorale Saint Robert, mais il créa également en 1989 le « Chœur grégorien de Mouscron » qu’il anima pendant plus de 30 ans.
Enfin, mais la liste n’est pas exhaustive, il était un Président du Conseil des Beaux-Arts de Mouscron fort apprécié.
Lors de nos agapes amicales, posant les mains d’un geste protecteur au-dessus de la tête d’un convive spécialement fêté, il se lançait sans qu’on l’y force, dans un vibrant « Vivat », que l’assemblée reprenait en choeur.
De ce « vivat » aujourd’hui nous revient l’écho : « Qu’il vive à jamais, c’est notre souhait ! ». En mémoire de notre ami Pierre Dekimpe, levons-nous quelques instants.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Gentes dames, nobles Seigneurs,
Pour donner un cadre à nos interventions, il est bon d’avoir un fil conducteur, si possible lié de près ou de loin à notre bonne ville. C’est ainsi que j’ai demandé à notre ami Bailli Titulaire Christian Debaere, maître de cérémonie par ailleurs, de nous donner quelques idées qui puissent, avec justesse teintée d’humour, nous mener, par quelques rues de Mouscron au début de notre Convent. Comme à son habitude, notre ami Christian aime gratiner son propos de détours et embuches laissant finalement au public.. ou à son digne représentant, le soin de nous mener par le bon chemin, que dis-je par la bonne rue.
Après lecture du scénario envisagé, je me dois de vous préciser que tout écart de langage ou falsification de la vérité historique n’engage nullement notre noble confrérie.
Cher Christian, tu as la parole, mais vas douchmin !
- Intervention de Christian DEBAERE et ses complices au jeu de « définition de nos rues »
1/ CLOS DE LA QUIEVRE
1ère proposition. Christian
Il y a pfuuu… un paquet d’années, il y avait des biquettes au clos en bas de la rue Alfred Henno… des biquettes, des gates, des queffes, quoi : des chèvres !…Le clos est le clos des chèvres (en Normand).
2e proposition. Francis
Alors, je me gausse ; que dis-je : je m’esclaffe ! Des chèvres ?! Absolument pas ! Le clos est près de la Planche sous laquelle passait eul ru… mais un ru qui fut un peu plus grand qu’un ru au 18e siècle et on y pêchait de petits poissons avec un haveneau (un filet) qu’on appelait aussi en vieux français un « bout d’quièvre ». Le clos est donc le clos de la Pêche…
3e proposition. Daniel
Mon Dieu, j’aurai tout entendu ! Delaquie, tel était le nom du 1e apothicaire de la rue Alfred Henno en 1889. Et Dieu sait pourquoi, son nom glissa de Delaquie vers Delaquief, Delaquièvre… Le clos est donc le nom d’une personne.
LA PROPOSITION DE CHRISTIAN EST LA BONNE...
2/ RUE DU CASTERT
1e proposition. Daniel
La rue du Castert était autrefois animée d’une dizaine de cafés joyeux et colorés, fréquentés assidûment par nos voisins français et, régulièrement, tard le soir, par de chaudes soirées, en passant devant ces établissements, on pouvait entendre jaillir ce cri, lancé avec l’accent ch’ti : « Ti, t’es t’un fameux Castert ! » Entendez « castard », c’est-à-dire « gaillard ». La rue du Castert est donc, par dérivé, la rue des « joyeux drilles »…
2e proposition. Francis
Pas du tout. La rue du Castert était jadis ornée de nombreux châtaigniers, ces arbres lanceurs de sorts, et le nom vient du mot ancien Castelré, augmenté du suffixe collectif « t » qui veut donc dire la rue « où il y a beaucoup de châtaigniers »…
3e proposition. Christian
Alors là, les bras m’en tombent. Dans la rue du Castert, tout en haut, près de la chaussée de Lille se dressait une vieille grande bâtisse que les anciens appelaient le château , le Castert en vieux flamand… C’est donc la rue du Château, rebaptisée en 1929 puisqu’on a décidé d’appeler cette année-là la rue du Château celle qui mène de la rue Royale à la gare.
LA PROPOSITION DE FRANCIS EST LA BONNE...
3/ CHAUSSEE DU CLORBUS
1e proposition. Christian
Alors, ici, c’est très simple : Clorbus vient de Clore : fermer et de bus, la boîte en vieux flamand. Il y avait au début du 19e siècle, à la jonction entre la rue de la Martinoire et la chaussée dite aujourd’hui du Clorbus, ce qu’on appelait une boîte à courrier où le facteur de l’époque déposait le courrier de toute la rue. Lorsque les habitants voyaient, de loin, la boîte fermée (bus (prononcer beuss) close), ils savaient que le facteur était passé.
2e proposition. Daniel.
Je m’inscris en faux… pas pour tout : c’est vrai qu’ici, c’est très simple : Clor vient du vieil Anglais et signifie CLOS et Bus du vieux Français qui veut dire BŒUF. Enclos à Bœuf… Chaussée du Clorbus : chaussée aux bœufs (et pourtant je ne connais pas ses tous habitants…)
3e proposition. Francis
L’origine du nom de la chaussée vient en fait, oserai-je le dire, de KLOT… en vieux Flamand – tout le monde voit, je crois – et de BUS… Pour rester poli, nous dirons donc que la chaussée, très boueuse à l’époque, a vu son nom édulcoré et rassemblé en une seule expression : CLORBUS… Qu’on pourrait traduire par chaussée de « n’va nin par-là ou ben tes souli’s y vont coller ! »
LA PROPOSITION DE DANIEL EST LA BONNE...
4/ RUE DE LA PINCHENIERE
1e proposition. Francis.
La rue de la Pinchenière est tout simplement, mes bons amis, la Pince à nerfs mais exprimée en patois. La pince à nerfs donc est la pince qui permet de faire saillir les nerfs sur le dos d’un livre relié. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est monsieur Larousse. Alors, pourquoi cette rue sympathique porte-t-elle un nom issu de l’imprimerie, là vous m’en demandez trop… Demandez donc à Mr Larousse…
2e proposition Christian.
Vous m’épatâtes, cher Ami. Mais non, tout simplemint, eul rue Pinchenière, ch’teine rue où c’qu’in jouôt à pinchons ! Pinchons, pinchenière… Là !
3e proposition. Daniel.
Que nenni ! Peut-être y avons-nous joué à pinsons ; mais nous y jouions aussi rue du Val et la rue ne porte pas le nom de rue des Gais Pinsons, que je sache ! Pinchenière est un vocable architectural synonyme d’arêtière. Cc’est une pièce de charpente qui forme l’angle saillant ou l’arête de la croupe d’un toit, d’un pavillon ou de toute autre espèce de comble. On dira plus facilement arétière dans les pays méditerranéens et pinchenière chez nous. Sans doute y avait-il dans cette rue une maison qui présentait une belle arétière.
LA PROPOSITION DE CHRISTIAN EST LA BONNE...
Présentation par le GM de l’artiste guitariste Thierry DELRUE
Gentes dames, nobles seigneurs,
Il me faut en ce moment saluer votre patience, et surtout celle de nos nouveaux intronisés, vous qui souhaitez que, l’heure avançant, nous en arrivions aux faits. Eh bien votre patience sera, en un premier temps, musicalement récompensée.
Car, trêve de devinettes patoisantes, c’est d’une toute autre façon que je vous invite à nous accrocher au fil rouge de notre Convent, car j’ai l’honneur et le plaisir de vous présenter un ancien mouscronnois d’adoption, dont le nom seul tombe on ne peut plus à propos, puisqu’il s’agit de Monsieur Thierry … Delrue, qui n’est autre qu’un ancien élève interne du Collège St Joseph, dans le temps appelé « le Zef ».
C’est sans doute grâce à son brillant parcours dans notre bon vieux collège qu’il a atteint de hautes responsabilités dans le cadre des Nations Unies, qui l’ont fait atterrir au Guatemala, où il réside d’ailleurs toujours. Mais c’est également dès ses années de collège que ses talents de musicien, auteur compositeur, faisaient des ravages auprès des jeunes filles de la région.
Ah ! que de souvenirs Thierry, notamment ceux liés à la formation appelée « les gitans », dont votre humble serviteur faisait partie, et dont vous comprendrez vite que c’était lui, Thierry Delrue l’incontestable leader et idole des pensionnats de Mouscron à outre Quiévrain ! Depuis, il ne cesse d’enthousiasmer les publics d’Amérique Centrale par ses talents de guitariste aux multiples voix. Voilà 60 ans qu’il n’avait plus foulé le sol de notre bonne ville. C’est avec grand plaisir que pour ces retrouvailles je lui cède le micro.
Thierry, merci d’être là ! Nous t’écoutons. 1e chanson de Thierry.
Nobles Seigneurs et gentes dames,
Certes les grades hiérarchiques de notre Ordre n’ont que valeur symbolique.
Il n’empêche que les marches s’y gravissent autant au rythme de la reconnaissance qu’à celui des années de fidélité à notre Ordre. Ainsi donc, ce n’est qu’à rythme sénatorial que le grade de Grand Officier, est attribué à quelques nobles membres. Ceux-ci, déjà honorés au titre d’Officier, ont atteint cette année cette très haute marche. Des 47 années d’existence de notre Confrérie, rares en effet sont nos membres qui, avec assiduité, en ont égrené plus de 20 à leur compteur ! Il est dès lors une tradition bien légitime : celle non pas de sonner le glas de leur âge forcément canonique, mais bien au contraire de carillonner à tous vents lorsque l’occasion nous est offerte de remettre à l’honneur ceux de nos membres qui ont franchi ce cap avec jeunesse et fraîcheur.
Cette année, pas moins de 3 vénérables Baillis ont droit à cet honneur. Oh, nous savons bien que chacun d’entre eux continue d’œuvrer inlassablement depuis toutes ces années au bien de notre bonne ville en toute discrétion. Mais pour nous en assurer, nous avons pris pli depuis quelques années de procéder à un petit test, une piqûre de rappel dirions-nous par ces temps de vaccination. Alors, avant de les inviter à monter me rejoindre sur scène, je vous propose un test qui consistera en fait à voir si, au travers de quelques phrases citées lors de leur première intronisation, il est encore aujourd’hui possible de les reconnaître, façon de se persuader que lesdits éloges restent bien d’actualité ! Convaincus qu’il ne peut en être autrement, vous n’hésiterez pas à porter haut et fort le nom recherché dès la fin de cette brève évocation !
Alors soyez bien attentifs, à ce que mes prédécesseurs, Grand Maîtres de l’époque, disaient à propos de chacun d’eux:
Maurice TOSSUT:
« Entré chez Vanoutrijve en 1965, il y devint directeur en 1980. Ni mité, ni fripé, il porte toujours fièrement ses cheveux en brosse. Conservateur au Musée du Folklore, fondateur de la Société d’Histoire de Mouscron, et membre du Conseil des Beaux-Arts et de la Culture, il a la passion de l’Histoire en général et de notre histoire locale en particulier. » Voilà un portrait rapidement brossé d’un homme doux comme le velours, puisqu’il s’agit de : … Maurice TOSSUT
Pol LOWAGIE
« Fin des années 60, notre jeune homme aux yeux de braise dédaigne les feux de paille et s’adonne au coup de foudre. Il déclarera rapidement sa flamme à Bernadette qu’il épousera en 1970. Instituteur pendant plus de 30 ans, pour lui il faut, loin de tout propos incendiaire, aimer son prochain. Sa femme, qu’il appelle sans doute « ma petite sirène », lui donnera 4 enfants, dont, entretemps la lignée a été bien prolongée. Commandant des pompiers, il eut toujours à cœur de promouvoir l’entraide, la solidarité et l’union. Cet homme qui vit les choses à grande échelle, c’est bien sûr : Pol LOWAGIE
Luc VANDEPUTTE
« Pharmacien de formation, il a fini par jeter son Codex par-dessus les moulins de la butte du Castert, pour installer, avec ses 2 frères, une toute nouvelle usine près d’un autre moulin, celui de Tombrouk. Vêtu de probité et de lin blanc, il n’a pas l’habitude de se faire mousser, et de lui, on ne peut dire que du bien, et n’avons aucune raison de lui passer un savon. Cet homme, reconnu bien au-delà de nos frontières, comme un industriel hors du commun, ayant conduit au succès, par ses talents d’innovateur et d’investisseur, une usine occupant aujourd’hui plus de 300 personnes, c’est : Luc VANDEPUTTE.
Et je vous invite maintenant tous 3 à me rejoindre pour procéder à votre promotion, ici solennellement, encouragé par les applaudissements de tous vos admirateurs ici dans le public.
Elévation et remise de médaille aux 3 promus Grands Officiers : « Par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous confère le titre honorifique de Grand Officier de l’Ordre des Baillis de Mouscron.
Je t’admets, te reçois et t’installe en qualité de Grand Officier de l’Ordre des Baillis de Mouscron. »
- Thierry DELRUE présente lui-même sa 2eme intervention musicale
Nobles Seigneurs, gentes dames,
Vous comprendrez aisément que la montée dans les grades de notre Confrérie est telle une montagne, qu’il faut gravir avec la sagesse du montagnard, c’est-à-dire en tenant compte de la pente à grimper, et d’autres contraintes qui incitent à doser la cadence d’ascension ! Et si le grade de Grand Officier est lié quasi au sommet de cet exercice, c’est qu’il est de très longue haleine ! C’est ainsi que notre Ordre, dans son immense mansuétude, souhaite encourager, motiver et féliciter les membres nous ayant déjà accompagnés fidèlement durant au moins 5 années dans cette longue marche. Ainsi, nos chaleureuses félicitations vont se concrétiser sous vos yeux ébahis par la nomination de 3 de nos membres au grade d’Officier, grade qui, évidemment n’est qu’une incitation à continuer leur effort et à nous revenir encore bien en forme dans une quinzaine d’années. Mais, puisque tel est la règle de ce Convent, il me faut passer par notre fil rouge, référence à des noms de rues, pour vous parler de chacun d’eux.
Ainsi donc, j’invite à me rejoindre Madame Françoise Dutrieux qui, devenue résidente espagnole, ne me facilite guère la tâche !
Françoise DUTRIEUX
( Calle Manuel de Falla)
Il faut reconnaître que passer de la rue de la pépinière à la « Calle Manuel de Falla », à Orihuela Costa, ça en jette ! Mais quand on se penche un peu sur la personnalité et l’œuvre de ce Manuel de Falla, on comprend mieux ce qui pourrait le rapprocher de notre chère Françoise. Ce grand musicien est en effet un compositeur parmi les plus importants de l’Espagne du 20ème siècle. Or, ses œuvres majeures s’intitulent « Nuits dans les jardins d’Espagne », « l’amour sorcier » et « Opéra-comique ». Alors je ne sais pas si, comme moi, votre curiosité vous entraine de temps à autre à visionner sur face book les activités de notre exilée et ses multiples occupations diurnes et nocturnes dans son pays d’adoption, mais je vous assure que les 3 titres d’œuvres cités conviennent parfaitement aux aventures que notre Françoise vit quasi au quotidien. Qu’il s’agisse de ses séjours à l’hôpital pour Covid ou autre raison qui tournent inévitablement à l’« Opéra-comique » tant ses récits de soins et de qualité de nourriture valent le détour!
En outre, ses soirées endiablées dans les douces nuits d’été de la Costa n’ont rien à envier au célèbre opéra « nuits dans les jardins d’Espagne ». Et quant à trouver un lien avec « l’amour sorcier », il suffit de voir la mine réjouie de son compagnon tout frais importé et ici présent pour se rendre compte de son pouvoir d’ensorcellement! Françoise, ta vie n’a jamais été un long fleuve tranquille, et peut-être un jour Mouscron reconnaîtra la valeur de ton parcours plein de dynamisme et d’humour en adossant ton nom à celui d’une de nos rues ! D’ici là, il faudra te contenter de nos honneurs, en acceptant cette broche, très symbolique, hommage qui t’est fait sous les applaudissements de tous tes amis ici présents.
Joël POLLET
( rue Julien Coppenolle)
Grâce à notre deuxième Bailli mis à l’honneur, Joël Pollet, nous redécouvrons une adresse bien mouscronnoise, celle de la rue Julien Coppenolle, belle longue artère jouxtant la toute récente moitié de notre parc communal. Et bien saviez-vous que c’est à cet échevin du début du 20ème siècle que nous devons ce magnifique écrin aux vertes essences et arbres remarquables ? Et qu’i fut également l’initiateur de la série de maisons dites « sociales » qui forment aujourd’hui encore le beau quartier de la cité Gosserie ». Sans doute comme tous nos édiles communaux d’aujourd’hui, il avait en effet à cœur de favoriser la vie de famille dans un cadre agréable, car disait-il : « l’ouvrier bien logé oublie le chemin du cabaret » ! Je vous laisse méditer un instant sur le caractère actuel de cette sage parole ! Toujours est-il que s’il est un Mouscronnois qui, tout au long d’une vie déjà bien remplie, mais encore pleine de promesses, n’a cessé de se préoccuper du bien-être de ses concitoyens, c’est bien toi, cher Joël. Car une fois l’âge de la retraite bien sonné , tu t’es mis à faire fructifier davantage encore tes talents de créateur et d’organisateur de services aux plus démunis de notre bonne ville.
Et même si ta modestie doit en souffrir, il me plait de rappeler ici quelques exemples de tes nombreux mandats, dont certains toujours d’actualité :
Membre de la Conférence de St Vincent de Paul du Tuquet ; Membre puis président de la maison d’accueil Terre Nouvelle ; Membre des P.O. de l’école du Tuquet et du collège Ste Marie. Fondateur de la Banque alimentaire de Mouscron dont notre ami bailli Jacques Vanderstrick assume aujourd’hui la présidence européenne !
Dans toutes ces instances, ton écoute, ta discrétion et ton sens de l’organisation font encore aujourd’hui merveille. Gentes dames, nobles seigneurs, Voilà 5 ans déjà que notre Ordre accueillait Monsieur Joël Pollet, pour enfin faire l’éloge de ses mérites. En faire rappel aujourd’hui ne peut qu’en confirmer le bien fondé. C’est pourquoi nous sommes heureux par cette nomination toute symbolique au grade d’Officier de notre Ordre, d’une nouvelle fois le remercier en lui apposant cette broche, et en accompagnant ce geste de vos applaudissements.
Vincent YZERBYT
( Avenue René Gobert)
Il faut croire que notre confrérie fourmille d’ambassadeurs de valeurs de notre bonne ville, puisque c’est dans les quartiers nécessiteux d’Uccle qu’il faut se rendre, et plus précisément avenue René Gobert pour trouver l’adresse de notre ami Vincent Yzerbyt. De René Gobert, on sait relativement peu de choses, si ce n’est qu’il fut ancien combattant de la guerre 14, et résistant fusillé par les Allemands en 1943. Vie brève, mais oh combien héroïque !
A ma connaissance, Vincent Yzerbyt n’a pas fait de guerre, mais est quand même, à sa manière, un vrai résistant face à la morosité ambiante que les épidémies et crises successives de notre époque entrainent, tant sur le plan sanitaire que social et personnel . Faut-il rappeler en effet que docteur en psychologie sociale et vice-recteur de l’UCL, c’est vers lui que se tournent spécialistes des troubles sociaux et médias pour écouter ses analyses scientifiques de toutes sortes de conflits sociaux d’actualité. « Il nous aide à interpréter le baromètre de motivation des Belges », disent de lui les experts. Pas étonnant dès lors que ses livres sur la psychologie sociale soient autant de références reconnues autant dans les milieux scientifiques qu’éducatifs.
Gentes dames, nobles seigneurs,
S’il est un mouscronnois qui a pu puiser dans ses racines familiales et locales tant de richesse sociale pour en faire bénéficier un plus grand nombre au niveau national et international, c’est bien Vincent Yzerbyt, qui mérite cette nouvelle mise à l’honneur, sorte de piqûre de rappel que nous lui accrocherons au veston pour qu’il se souvienne de l’amitié et l’admiration que nous lui portons, sous vos applaudissements.
« Par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je vous confère le titre honorifique d’Officier de l’Ordre des Baillis de Mouscron. »
Rappel par le GM de la nouvelle procédure de présentation par parrainage des nouveaux baillis
Comme public attentif, vous aurez remarqué que le GM de notre Ordre se balade toute la journée du Convent armé d’un sceptre dont j’ai ici même déjà pu décrire la valeur symbolique et pacifique, et donc en aucun cas lubrique !
Mais si l’adoubement ne peut se faire que muni de cet instrument, sorte de relais historique des pouvoirs ainsi conférés, rien ne dit dans la tradition qu’il appartient au seul GM de présenter et de faire seul l’éloge des nouveaux membres de notre Confrérie.
Lors de nos 2 derniers Convents, cet agréable exercice fut confié à l’un ou l’autre de nos éminents baillis titulaires, sortes de parrains, qui par proximité amicale, professionnelle, sociale ou tout à la fois, donneront à cet éloge tout son poids d’émotion et de vérité, et même de la pointe d’humour à saupoudrer bien entendu avec concision, tact et modération.
Avant de leur laisser la parole, il me faut préciser que la liste des candidats proposés est longue, presqu’aussi longue que l’attente d’un document administratif au CAM. Mais soucieux de garder l’aspect exceptionnel de nos mises à l’honneur, seuls 2 noms ont été retenus cette année.
A vous d’apprécier la justesse de nos choix à travers l’éloge fait par leur parrain respectif. C’est à notre ami Jean-François STORME que revient l’honneur de vous présenter le premier d’entre eux, que dis-je, de la première, puisqu’il s’agit de Madame Christine COUSSEMENT – CLAERHOUT, qui aujourd’hui, à elle seule, représente le relais de 3 générations qui ont fait la renommée et le développement du groupe MORESTO, groupe géré actuellement par ses enfants et beaux-enfants.
Ainsi donc je demande à Christine de bien vouloir monter sur scène pour mieux entendre les éloges que notre ami Jean-François lui réserve.
Christine CLAERHOUT
Nous sommes à la rue de Tournai en 1771, 60 ans avant que Leopold Ier ne pose le pied à La Panne , 60 ans avant la construction du Zef et toujours sous l’autorité française de Louis XVI. Les Mouscronnois aiment se rassembler à La Cloche, un café-friterie qui, au fil du temps et à la demande des clients étoffe son offre en proposant un steak avec les frites. En 1954, Gustave et Suzanne Claerhout, papa et maman de Christine, tous deux ouvriers dans le secteur textile, rachètent l’établissement à Jean Honoré pour lui donner un nouvel essor. La petite Christine donne un coup de mains les soirs et les week-ends. Elle fait la plonge, assiste en cuisine et dès l’âge de 14 ans s’engage à temps plein pour seconder ses parents. En 1971, Christine et son frère Bernard ainsi que leurs conjoints respectifs Ghislain et Marité prennent le relais pour faire de La Cloche la véritable institution qu’elle est aujourd’hui. Ils créent aussi le Groupe Moresto qui exploitera à côté de La Cloche de nouveaux établissements dont Les Charmettes, Le Madrigal, L’Escapade devenu Le Nano, Le Passé Simple et La Boutique Traiteur. En 2007, les enfants de Christine et Ghislain, Vincent, Laurent et Isabelle épaulés par leurs conjoints reprennent les rennes et développent encore l’entreprise familiale avec l’exploitation du catering à Kortrijk-Expo, le Brasse-Temps à Mons, Le Brasse-Temps à Tournai et plus récemment la boutique Le Volailler à Mouscron. Très impliqué dans la vie associative de Mouscron, le Groupe Moresto est aujourd’hui une entreprise brillante qui compte parmi les plus importants pourvoyeurs privés d’emplois de la région, qui traverse les crises mais repart toujours de l’avant, innove et investit. Il est aussi un ambassadeur de premier ordre de l’accueil chaleureux, de la convivialité, du bien-vivre et du savoir-fête des Mouscronnois. Si d’aventure vous rencontrez un français à l’autre bout du monde, dites-lui que vous êtes de Mouscron et il vous parlera de La Cloche …
Tout au long de cette épopée, Christine a été le ciment, le trait d’union entre générations. Toujours, elle a travaillé dur, très dur, souvent en coulisse, sans se mettre dans la lumière, en assumant en même temps – et brillamment – l’éducation de ses enfants. Jamais elle ne s’est enorgueillie du succès de Moresto. Christine est l’antithèse de la jetsetteuse : Son sport ? ce n’est pas le golf ni le hockey mais la marche dans les rues de Mouscron. Son hobby ? voir du monde, aller au spectacle , essayer de nouveaux restaurants avec des copines. Son plus grand plaisir ? inviter ses petits-enfants (elle en a 6, 2 chez chaque enfant) à manger à … La Cloche. Christine aime la vie. Christine aime les gens, tout simplement. Jamais vous ne l’entendrez juger ou critiquer qui que ce soit. « C’est une crème de femme », voilà ce que disent les mouscronnois quand ils parlent de toi. « Nous avons été vraiment très gâtés », ce sont les mots touchants que tes enfants prononcent quand ils parlent de toi.
Christine, nous sommes vraiment très heureux et très fiers de t’accueillir au sein de notre belle confrérie.
« Chère Christine, pour services rendus à la Ville de Mouscron, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je t’intronise Baillie d’Honneur et Chevalier de l’Ordre des Baillis de Mouscron ».
« Je t’admets te reçois et t’installe en qualité de Baillie, Chevalier de la Confrérie des Baillis de Mouscron ».
Appel par le GM du deuxième Parrain (Marraine !) Carine Remmery et de Frédéric ADMONT
C’est au tour de notre amie Baillie Titulaire Carine REMMERY de faire ci-devant état des mérites de notre deuxième futur Bailli, un homme entièrement dévoué aux jeunes de notre bonne Ville, il s’appelle Frédéric Admont, à qui je demande de bien vouloir nous rejoindre sur scène, en écoutant ce que Carine souhaitait lui dire.
Fred ADMONT
En 1970 naissent de nombreuses icônes. Cette année-là, à Mouscron naît Frederic Admont. Très vite le jeune Fred inaugure une nouvelle manière d’être le premier partout : l’ordre alphabétique, le plus sûr moyen de ne jamais perdre son rang. D’école en école il caracole. Préférant parler aux arbres et aux oiseaux il se met au vert et suit une formation de garde forestier à Ath puis à Gembloux. Mais, les arbres et leurs troncs ne valent pas les gens et leur vision. Fred se rapproche alors de Mouscron et intègre l’institut Saint Luc. L’univers bigarré de l’institution lui convient très bien d’autant qu’il aime aussi manier le verbe et la plume. En 1997, Fred embarque sur la Frégate, incroyable navire voguant toutes voiles dehors vers le Nouveau Monde. Mais La Frégate n’a rien d’un radeau de la méduse ! C’est le nom de la maison de jeunes active et bien vivante au cœur de ce quartier populaire. Là ,Fred se surpasse dans sa vocation de couteau suisse. Tout comme la lame de ce couteau de poche multifonctions muni de ses outils pliables dans le manche, il se montre discret mais efficace. Fred commence par y déployer son sourire, sa bienveillance et son incroyable talent d’animateur. Dans les bâtiments de l’ancienne école des Bengalis rue du Nouveau Monde, il propose aux jeunes de participer chaque soir à des ateliers, des rencontres, des jeux. De faire les devoirs aussi. On y participe même à des stages durant les vacances. Et ça marche ! Les liens se tissent et la confiance s’installe. En 25 ans, pas moins de 10.000 jeunes ont franchi les portes de la Frégate.
Aujourd’hui, on y rencontre la nouvelle génération, entendez, les enfants des premiers jeunes du quartier. Aujourd’hui ce ne sont plus 2 animateurs mais 8 qui sont sur le pont aux côtés de Fred, leur capitaine. Tout l’équipage est bien soudé et rivalise de créativité pour mettre en lumière les jeunes perles du quartier : musique ou informatique, sport ou lecture, théâtre ou peinture murale. Si de la Frégate sortent des artistes ce n’est pas tout à fait un hasard. Fred peut aussi dégainer ses pinceaux. Il est d’ailleurs un de premiers élèves à fréquenter les cours de l’Académie des Beaux-Arts de Mouscron créée en 1999. Comme il aime à le préciser lui-même avec l’humour qu’on lui connaît « c’était il y a juste quelques mois ! ». Pas plus tard que l’an dernier il exposait ses formes géométriques dans l’ancienne piscine de Mouscron, en étroite collaboration avec son ami céramiste Jean.
On le connaissait animateur, administrateur de plusieurs structures culturelles locales et également président de la fédération des maisons de jeunes en milieu populaire et président de la commission de l’égalité des chances pour la Fédération Wallonie Bruxelles. Au théâtre, il fait partie de la troupe du Lointain à la fois comme acteur, auteur ou encore metteur en scène. Sportif assidu, Fred ne rate pas une occasion de prendre la balle au bond, en compagnie de son ami Gaëtan avec qui il échange de nombreux services sur les courts de tennis. A la scène comme à la ville, son petit côté frondeur lui joue d’ailleurs parfois des mauvais tours. Un 21 juillet , pour fêter son anniversaire dans un restaurant gastronomique de la rue du phénix, son ami Gaëtan le présenta à son insu comme un illustre artiste local, à deux chanteurs de renom venus animer cette année-là la fête nationale : Plastic Bertrand et Bernard Menez. Ce soir-là, Fred leur vola la vedette. Et côté jardin il y a ses deux jolies bulles d’oxygène, Romane et Manon.
Au regard de ton parcours, cher Fred, le titre de bailli d’honneur te revient tout naturellement.
« Cher Monsieur Admont, cher Frédéric, pour services rendus à la Ville de Mouscron, par la grâce des pouvoirs qui me sont conférés, je t’intronise Bailli d’Honneur et Chevalier de l’Ordre des Baillis de Mouscron ».
« Je t’admets te reçois et t’installe en qualité de Bailli, Chevalier de la Confrérie des Baillis de Mouscron ».
Troisième et dernière intervention musicale de Thierry DELRUE
Ne dit-on pas que la valeur n’attend pas le nombre des années ?
En tout cas, cet adage fait désormais partie de nos traditions puisque chaque année, nous tenons à mettre à l’honneur notre jeunesse mouscronnoise à travers la remise du prix appelé opportunément « prix jeune talent ».
Cette année, c’est Faustine Mercier ..
Et sans plus attendre, je demande à Faustine de bien vouloir me rejoindre sur scène, qu’elle entende de tout près tout le bien que les Baillis et toute la population mouscronnoise pense d’elle !
Faustine MERCIER
Chère Faustine,
Tu n’ignores pas que l’Ordre des Baillis compte déjà parmi ses membres une éminente championne de natation en la personne de Fanny Lécluse. Nous pensions naïvement qu’il faudrait attendre des lustres avant de retrouver pareil talent dans notre bonne ville. Mais c’était oublier que les dauphins mouscronnois regorgent de pépites, et ce faut-il le rappeler, grâce notamment à monsieur Horatiu Droc, coach exceptionnel, qui a l’art de dénicher des jeunes talents baignant tant en eau libre que dans notre magnifique bassin communal, autres pépites dont sans doute nous aurons encore l’occasion de parler dans les prochaines années.
Mais aujourd’hui c’est de toi qu’il s’agit Faustine.
C’est dès l’âge de 5 ans que ton papa, lui-même poloïste multi primé avec l’équipe des dauphins mouscronnois, t’emmène au bassin. Et très vite ton parcours impressionne :
En 2015, tu as à peine 8 ans et tu deviens, dans ta classe d’âge, championne du Hainaut notamment en 100m 4 nages, qui deviendra l’une de tes disciplines de prédilection. Et depuis lors, les trophées ne cessent de se succéder :2016,2017,2018, en championnats de Hainaut et de Wallonie, pour arriver en 2019, championne nationale à 12 ans en 200m 4 nages. Et puis lors des derniers championnats de Belgique, il y a tout juste 2 mois, où engagée sur 200 et 400m 4 nages, alors que tu viens d’avoir à peine 15 ans, tu livres un véritable récital et pulvérises les chronos, avec un temps meilleur que celui des séniors dans les 2 disciplines !
Mais tu sais bien aussi que chaque performance se mérite et que le talent ne suffit pas. Tu as choisi de continuer ton parcours scolaire au Collège Ste Marie en « sport élite », ajoutant tes entrainements quotidiens au cursus classique maths-sciences-langues. Et je me suis laissé dire que tu as un caractère bien trempé, si j’ose dire, … ce qui n’est sans doute pas la moins utile de tes nombreuses qualités. C’est sûr, tu es promise à un très bel avenir sportif, mais aussi et peut-être surtout une femme, une belle personne, dont tous ici aujourd’hui nous sommes fiers, et souhaitons te le concrétiser en t’offrant ce prix « jeune talent » offert par les Baillis de Mouscron, sous nos applaudissements auxquels tu devras t’habituer de plus en plus souvent !
- Remise du chèque et du diplôme par le GM à Faustine Mercier.
Lecture du diplôme par le GM :
En l’an de grâce 2022, ce jourd’hui, 2 octobre, moi, Grand Maître et Bailli titulaire avec charge du Fief de la Vellerie, ai été heureux et fier de mettre à l’honneur Faustine Mercier.
Cette mise à l’honneur par l’Ordre des Baillis de Mouscron est un témoignage de leur gratitude envers Faustine, nageuse pleine de promesse mais déjà championne, portant ainsi bien haut la renommée de notre bonne ville.
A cette occasion, j’ai le plaisir de lui remettre un chèque.
Voilà, c’est ici que nous fermons l’album de nos héros de ce 47ème Convent.
Et permettez-moi, gentes dames, nobles seigneurs, d’adresser mes plus sincères remerciements à tous ceux qui ont rendu possible cette 47ème édition de notre Convent, et ils se reconnaîtront aisément.
Le défi d’organisation dans ce nouveau lieu était de taille.
Merci aussi à la direction du centre Culturel Marius Staquet de nous avoir permis d’occuper ce lieu symbolique où tant de souvenirs de milliers de mouscronnois sont déjà gravés.
Nous sommes si confortablement installés ici que nous n’osons même plus souhaiter notre retour l’an prochain à l’ancien Hôtel de Ville, dont, certes, la façade Gothique est de style flamboyant, mais dont l’état de conservation intérieure semble l’être beaucoup moins.
Enfin avant que d’en chanter et de trinquer en leur honneur, félicitons encore nos heureux élus de ce 47ème Convent en leur adressant un tonnerre d’applaudissement.
Suivi d’appel à Christian Derycke et Thierry Delrue pour entonner tous ensemble un vibrant « be qu’in est fir d’êt mouscrono »
RVD
