1/ Hommage à René ESPRIT et Luc VANDERKERKEN.
Gentes Dames, nobles Seigneurs, ami.es de Mouscron et de l’ordre des Bailli.es,
cette année encore, hélas, avant d’ouvrir officiellement notre Convent, il convient de rendre hommage à deux amis baillis disparus cette année.
Deux Mouscronnois qui ont passé une partie de leur vie à rendre plus douce celle des autres. Deux belles personnes.
René Esprit, d’abord, nous a quittés le 15 mars dernier.
René avait été intronisé Bailli en 2014 et nommé officier en 2021.
Pour ceux qui le connaissaient bien, et ils sont des centaines à Mouscron, René était non seulement un amoureux de la vie, mais aussi des choses bien faites et du service rendu, entre autres lorsqu’il officiait comme Mr Sécurité à la sortie des enfants de l’Institut du Sacré-Cœur ou comme bénévole au CHM…
Mais c’est surtout dans le sport local, la Fasarmo, et plus précisément dans le foot pour les jeunes, que notre ami René a marqué près de 3 générations de Mouscronnois.
On ne compte pas le nombre de fancy-fairs, pierrots et autres festivités passées au cercle paroissial « Le Chez Nous », pour remplir les caisses de la fédération, mais aussi pour sceller, autour d’un bon verre, des amitiés devenues mémorables.
« J’espère, disait-il, que la convivialité, le respect des uns et des autres, seront toujours bien présents dans notre championnat. C’est l’essentiel de notre mission : que les jeunes apprennent sur et en dehors des terrains l’importance de valeurs telles que sportivité et fair-play ».
Voilà bien un message, que, l’un ou l’autre dirigeant footballistique, amateur ou professionnel, de la Fifa ou pas, ferait sans doute bien d’entendre… !
Je terminerai ce portrait de René par ces mots qu’il adressait il y a quelques années à un journaliste qui voulait le prendre en photo:
« Non, non, on ne fera pas la photo dans mon fauteuil, ça fait p’tit vieux à côté de son feu.. »…
C’est ensuite, le 23 août dernier que nous quittait Luc Vanderkerken, intronisé en 2008 et nommé officier en 2014.
Il y a quelques années, lors d’une réunion de comité de quartier du Nouveau-Monde autour de l’insécurité, fut relevée la problématique de la pauvreté vécue par un nombre insoupçonné de familles. La question fut approfondie et, tout de suite, une vingtaine de volontaires se dirent prêts à faire quelque chose pour aider ces familles en difficulté. C’est ainsi que Luc, l’agent du quartier, porteur du projet depuis le début, devint le 1e président de l’asbl Estrella, créée le 31 mai 2000.
On le vit au four et au moulin, avec les quarante volontaires qui l’entouraient, donner, dans la discrétion et sans compter ni son temps ni son énergie, offrant aussi son écoute attentive.
Et comme disait Pierre Dac : « Ecouter les autres, c’est encore la meilleure façon d’entendre ce qu’ils disent. »
En hommage à nos deux amis, je vous demanderais, si vous le voulez bien, de vous lever et d’observer quelques instants de silence.
Je vous remercie.
2/ Introduction par le GM du 51e Convent.
Oyez, oyez,
Grands maîtres honoraires, chevaliers en armure – ou pas – Grands Officiers, Officiers, Bailli-es et Bailli-is,
Noble assistance… A toutes et tous : bonjour !
Vus d’ici, vous êtes toutes et tous aussi magnifiques et nombreux que l’an dernier.
50 ans que nous célébrons Mouscron et ses forces vives. Chaque année, nous dénichons des perles rares, des gens formidables qui font briller notre patrimoine parfois très loin ou qui viennent en aide à nos concitoyens, le tout sans jamais perdre le sourire. C’est cela, l’esprit mouscronnois.
Avant de vous les présenter, notre future baillie et notre futur bailli, la coutume veut que le Grand Maître discoure sur l’un ou l’autre sujet de son choix… Qu’il divague, en quelque sorte…
Mes prédécesseurs ont ainsi eu l’occasion de vous charmer les oreilles avec, qui les Baillis au Moyen-âge qui les Baillis rendant la justice, d’autres vous ont parlé de théâtre, d’arbres, de fleurs, de senteurs que l’on pouvait attribuer à l’un ou l’une ou l’autre nouveau ou nouvelle baillie ou encore de nos bourgmestres successifs ou de nos chapelles zet bistros…
Ils vous ont entretenus de sujets divers et variés pendant 49 ans, c’est dire s’ils ont épuisé, outre le public, des dizaines et des dizaines de sujets !
L’an dernier, pour le 50e Convent, j’ai choisi de vous parler de l’avenir, d’imaginer que nous étions en 2075…
Oui, eh bien ça ne marche qu’une seule fois… Et encore ça a marché parce que, justement, c’était le 50e et que vous avez été fort bienveillants à mon égard.
Je me suis rendu compte en fait que le plus difficile c’est… à partir du 51e… Trouver un sujet, qui ne vous épatera peut-être pas mais qui, du moins l’espérai-je, ne vous endormira pas non plus !…
J’ai donc cherché… et je tapai fiévreusement « 51 » sur la barre de recherche de mon pc… et là…là… je ne fus pas déçu du résultat…
Ecoutez plutôt…
Savez-vous que le chiffre 51 est le numéro, outre celui du Pastis bien connu, le numéro atomique de l’antimoine,
Dingue non ?
C’est aussi le 6e nombre de Motzkin
* c’est-à-dire le nombre de manières de dessiner des
cordes qui ne se coupent pas
* entre six points quelconques d’un cercle et situés sur
sa circonférence
* quel que soit l’endroit où sont situés ces points !
Oui, bon… je vois qu’à part quelques profs de maths, j’ai perdu quasi tout le monde…
D’accord, prenons des exemples plus… simples ?
Le nombre 51 est mythique sur le tour de France…
Ah…….. je vois à vos mines souriantes que le cyclisme vous est plus familier que les mathématiques… et que j’en ai récupéré quelques uns…
Au tour de France donc, c’est le dossard qui a sacré 4 champions d’exception en moins de dix ans.
Eddy Merckx le portait sur le Tour en 1969, avant de passer au dossard n°1 les années suivantes. En l’absence de Merckx, en 1973, Luis Ocana s’est imposé avec le dossard… 51. Bernard Thévenet le portait aussi lors de sa victoire contre Merckx en 1975.
Moins de trois ans plus tard, en 1978, Bernard Hinault avait lui aussi ce numéro sur le dos au moment de remporter le premier de ses cinq Tours de France, faisant prendre au fameux dossard 51 le statut de mythe.
Mais 51, c’est aussi en Formule 1 le nombre de victoires qu’Alain Prost a remportées en grand prix… C’est le record.
En 1945, 51 états fondateurs signent la charte des Etats-Unis…
Toujours aux USA, la zone 51 est celle où l’on essaie les avions furtifs, dans le Nevada. On a longtemps cru qu’on y cachait des avions extraterrestres…
Voilà pour le 51… mais je trouvais la réflexion un peu légère, voire un peu courte, surtout si je me réfère à la longueur des discours de mes prédécesseurs…
Aussi me suis-je mis à faire comme eux : arpenter les rues de notre bonne ville à la recherche d’inspiration …
Après avoir redécouvert les rues chères à notre ordre, soit parce qu’elle portent le nom d’un ancêtre des Baillis : Basta, d’Ennetières, de Liedekerke, de la barre, Preud’Homme d’Hailly ou d’un ami : Charles Quint, Philippe le Bon…
ou encore parce qu’elles représentent des lieux, des choses, chères aux Baillis d’antan : rue de la Dîme, de l’Embuscade, des Bas-Fossés, de l’Echanson ou des lieux de divertissement telles les rues du Gibet et du Pilori.
Après ce tour d’horizon donc, je me fis la réflexion qu’elle ne serait pas mauvaise l’idée de dénicher les rues de notre entité qui portent un nom de femme puisque nous avons maintenant des dames parmi les Baillis…
J’espérais surtout ne pas tomber sur un nombre tel qu’il me faudrait plus d’une heure pour vous en parler…
N’ayez crainte…
Je n’en ai trouvé que 16 ! Et encore, pas toutes originales :
* Une qui apparait dans toutes les villes européennes ou presque : Anne Frank.
* 6 que l’on retrouve dans presque toutes les villes de Belgique : nos reines !
Astrid, Fabiola, Louise-Marie, Marie-Henriette, Elisabeth qu’on a rangées, pour la plupart, du côté du Risquons-Tout!
* 4 saintes, fréquemment citées elles aussi: Germaine, Thérèse, Marie et Barbe.
* Mais aussi, il faut le souligner, des rues bien à nous ou presque : Emilienne Brunfaut, Marie-Olympe de Gouges, Rachel Lagast, Gabrielle Petit et, plus récemment, Nadine Sengier, sans oublier une ducasse : la ducasse Nell !
16 appellations seulement au nom de femmes …
19 pour Tournai, une des meilleures élèves, si l’on peut dire, de Wallonie.
30 à Courtrai soit seulement 3% du total des rues (la moyenne flamande étant de 15%)
Lille, 76 certes, mais ce n’est encore que 4,3% du total des noms de rues.
Mais revenons chez nous, nous avons une foultitude de noms de villes ou de pays qui ornent nos plaques toponymiques : Wattrelos, Roubaix, Tourcoing, Lille, Quevaucamps, Warneton, Ploegsteert, Courtrai, Comines ; Angleterre, Italie, Espagne, Québec ou encore Naples et Rome. N’était-il pas possible de trouver un nom de femme qui méritait de figurer en lieu et place de ces villes plus ou moins lointaines et plus ou moins amies ?
Mieux, ou pire, encore, nous avons des boulevards, avenues ou rues au nom de Vivaldi, Beethoven, Renoir, Degas, Monet, Seurat, Ensor. Ne pouvait-on trouver une petite place pour l’impressionniste Anna BocK (la seule par ailleurs à avoir acheté une œuvre de Van Gogh de son vivant) ou encore pour la mezzo-soprano Rita Gorr ou même une ruelle pour Sœur Sourire ?!
De même avons-nous, à Herseaux-Ballons – quelle chance – des rues de philosophes : Voltaire, d’Alembert, Montesquieu, Descartes et même, parmi eux, une rue Charles Pinot-Duclos pour lequel j’en vois certains qui se demandent « dans quelle équipe de foot peut-il bien jouer ? »
Alors que nous avons Marie Popelin qui a œuvré pour le droit des femmes, Isala Van Diest, première femme médecin et première universitaire du pays !
Ne pouvions-nous trouver une dame pour remplacer la rue d’En-haut ou celle d’En-bas ou celle du Tape-autour ou encore de la Gaule romaine ou le chemin du Fruchuwé ?
J’ai même découvert, au bout de la rue de Rolleghem, une plaque portant le nom de « rue Kern Demey ». Encore un footballeur ou un cycliste, me dis-je… J’ai cherché quelque peu son origine… Ne trouvant pas, j’ai posé la question à notre Bailli-archiviste, Claude Depauw, qui me répondit :
« Euh… je ne le connais pas… demande à Google »…
Merci Claude…
Ce que je fis et Google de me répondre :
« Connais pas, demandez à Claude Depauw ! »
Donc, si quelqu’un connaît de près ou de loin ce Kern Demey, qu’il vienne m’en parler après le Convent.
Pour l’heure, calmons-nous …
Et revenons à la féminisation de nos rues…
Là aussi, j’ai fait un rêve… eh oui…
J’ai rêvé que dans les rues futures des 3 Herseaux, qui ont fait coulé tellement d’encre, j’ai rêvé que nous trouverions, en bonne place, une rue, une avenue, un square peut-être, qui porterait le nom de Kathy Valcke, par exemple.
Je crois que cela ferait l’unanimité…
Mais terminons cette introduction par une note plus légère … Et revenons pour cela à notre chiffre 51… que j’ai lâchement abandonné…
Savez-vous qu’en numérologie, le chiffre 51 unit la liberté du 5 et la volonté créatrice du 1, reflétant l’amour authentique, la renaissance intérieure, l’équilibre affectif et qui génère la compassion, la créativité, le courage émotionnel et invite à imaginer de nouveaux projets ?
C’est ce que je nous souhaite, Chers et chères ami.es bailli.es et c’est ce que nous vous souhaitons, Gentes dames et Nobles seigneurs, pour l’année qui arrive…
3/ Introduction par le GM de la chorale Melting Potes.
Comme disait Wagner : « La musique commence là où s’arrête le pouvoir des mots ».
Cela tombe bien car de la musique, en voici…
L’an dernier, vous vous en souvenez sans doute, nous avons eu la chance d’accueillir pour notre Convent la chorale Ribambel emmenée par la toute nouvelle Baillie Titulaire, Ann.
Il nous fallait frapper aussi fort cette année et c’est chose faite avec la chorale Melting Potes qui nous fait le plaisir et l’honneur de nous rejoindre aujourd’hui.
La chorale les Melting potes, comme son l’indique, rassemble des amis, des potes. Une chorale formée à l’occasion d’un mariage et qui, 20 ans plus tard, est toujours bien présente.
Elle regroupe une trentaine de choristes et musiciens et elle est dirigée tantôt par Manon, tantôt par Benjamin.
Aujourd’hui c’est Manon qui est à la baguette.
Nous leur avons demandé 3 chansons qui les représentaient bien. Voici la 1e :
IT’S A BEAUTIFUL DAY de Michael Bublé, arrangée par Benjami Cusse.
4/ Rappel du parrainage par le GM.
Vous le savez, vous qui suivez les Baillis depuis quelque temps, le Grand Maître, pour ne pas trop flétrir vos chastes oreilles avec sa seule et unique voix, propose – même si parfois il impose – à l’un ou l’autre bailli titulaire, de présenter les nouveaux et nouvelles bailli.es, de les parrainer en quelque sorte.
C’est ainsi que je vais inviter Francis à me rejoindre afin qu’il présentât avec ferveur son ou sa filleul.e.
5/ Eloge de Sarah Hochart par Francis.
Lorsque l’on se promène dans les rares zestes de campagne qu’il nous reste aux alentours, on peut croiser de sympathiques équipages : des adolescents responsables escortant des enfants juchés sur des poneys.
Où cela, me direz-vous ? Du côté des 3 Herseaux ! Un site qui, malgré les polémiques, a réussi l’exploit de garder jusqu’à présent son authentique caractère rural.
Mais d’où sortent ces jeunes cavaliers et leurs fiers destriers ? Du « Ballon d’Her », pardi ! Une ancienne ferme qui a trouvé une reconversion bien plus saine et utile que de finir en zone d’habitat surpeuplé : elle est devenue un manège. Et cette heureuse initiative, on la doit à Sarah Hochart, une jeune femme dotée d’un dynamisme à toute épreuve, portée par sa passion du sport équestre.
Je ne sais si elle a eu un cheval de bois dans sa tendre enfance, mais ses parents, eux, en possédaient chacun un vrai, en chair et en os. Pour accompagner papa et maman, vous vous doutez bien qu’un poney à roulettes ne faisait plus l’affaire. La petite Sarah rêvait d’un vrai compagnon sabots au souffle rassurant. Le vœu de la fillette fut exaucé par le baudet de Saint-Nicolas qui lui apporta une jument prénommée « Tennessee ». Elle avait quelque chose cette jument ! Ce fut une belle histoire d’amour qui dura 25 ans.
Côté pile, dans la vie de tous les jours, Sarah est logopède. Alors… cette formation l’a-t-elle aidée à murmurer à l’oreille des chevaux ? « Répète après moi : K-K-K-…Kavalière». Pas sûr! Côté face, elle est aussi diplômée en psychomotricité. Est-ce cela qui lui permet de corriger l’allure d’un cheval au pas, au trot ou au galop ? Qui sait ! Une chose est sûre : pour vivre sa passion à fond, elle a choisi la voie royale (et un peu folle) de s’installer comme indépendante dès 2009.
Ses débuts, elle les doit à Albert et Anne-Marie Vandesompel, un sympathique couple de fermiers qui faisaient office de grands-parents d’adoption pour elle. Leur ferme abritait six chevaux qui sont vite devenus les « outils de travail » de Sarah pendant qu’elle usait ses fonds de culotte sur les bancs d’école. Son poney-club fut d’ailleurs baptisé « Aux Ballons d’Her », une appellation inversée on ne peut plus locale.
Sarah avait de l’ambition et voulait tenir fermement les rênes de sa propre entreprise. Animée par un esprit d’entreprendre que même une crise bancaire ne saurait freiner, elle décroche un prêt pour acquérir la ferme Leman, située Carrière Desmettre, à deux pas de Wattrelos. Après le décès du fermier, cette cense dormait dans son jus depuis une vingtaine d’années. Il y avait du boulot…
Mais comme on dit : pas besoin d’étriers quand on veut galoper ! L’affaire fut rondement menée grâce à une armée de bénévoles. Imaginez le timing : infrastructures acquises le 15 juillet, ouverture des portes le 1er septembre 2011. Un chrono digne d’une Ferrari de Formule 1 fière du “ Cavallino Rampante”, son emblème ! Depuis, Sarah partage sa vie entre la rééducation des enfants et l’enseignement de l’équitation.
C’est que le cheval est une éponge à émotions. Il constitue un remède formidable pour l’Homo sapiens en détresse, qu’elle soit physique ou mentale. Mais attention, on ne s’improvise pas hippothérapeute en regardant des vidéos sur Internet ! Sarah s’est formée sérieusement et, forte de ce bagage, elle collabore aujourd’hui avec une physiothérapeute. Cette thérapie fait des miracles sur les enfants et les adultes atteints de troubles moteurs ou neurologiques. Au « Ballon d’Her », on répare les corps et les cœurs. C’est là que le bien-être humain tape dans la main — ou plutôt dans le sabot — du bien-être animal.
D’ailleurs, le succès est tel que face à la fermeture ou la délocalisation des centres voisins — comme le Bois Fichaux ou la Rouge Croix — le « Ballon d’Her » est pris d’assaut. Mais Sarah refuse de pousser les murs. Pas question de sacrifier l’esprit familial qui fait le sel de son manège. Alors Mesdames et Messieurs, si l’envie vous prend soudainement de monter à cheval : oubliez l’idée, le « Ballon d’Her » affiche complet !
Pour conclure, je convoquerai les grands esprits. Georges-Louis… (le Grand Maître me souffle Bouchez…) mais NON !… Buffon ! Le célèbre naturaliste écrivait : « Le cheval est la plus noble conquête que l’homme ait jamais faite ». J’ajouterais volontiers : à condition de lui parler gentiment plutôt que de lui faire goûter de la cravache.
Inspiré par cette formule, l’écrivain Alfred Jarry disait, avec un brin d’ironie : « La plus noble conquête du cheval, c’est la femme ».
Quant à moi, je terminerai en affirmant sans ciller que la plus noble conquête de l’Ordre des Baillis de Mouscron, c’est Sarah Hochart ! C’est pourquoi, Grand Maître, je vous prie humblement, et sous les applaudissements de cette auguste assemblée, de l’accepter parmi nous !
6/ Intronisation de Sarah par le Grand Maître.
7/ Appel de Roby.
J’invite maintenant le Grand Maître honoraire Roby à nous présenter son filleul.
8/ Eloge de Thomas Turillon par Roby.
Quand vous le voyez arriver, d’emblée vous sentez que c’est un type bien, belle allure, la quarantaine pas encore grisonnante, le regard franc. Bref un gars sympa. Certaines diront : le gendre idéal.
Mais, son allure discrète et son propos étonnamment posé cachent une personnalité que comme moi, vous serez ravis de découvrir.
Pour vous mettre sur la voie, parcourons… trop rapidement, …les étapes de sa belle carrière :
Né en 1982, son parcours scolaire classique est couronné de brillantes études d’art déco et puis de journalisme, où déjà son … avenir se dessinait…
De sa jeunesse, il a gardé un goût prononcé pour l’animation socio-culturelle, et pour l’art, qu’il ne manque jamais d’inclure dans ses reportages, nous faisant rêver à travers voyages et gastronomie dont il est féru.
Mouscronnois dans l’âme, c’est au Staquet qu’il a eu la chance de faire la rencontre de stars qui le marqueront à jamais.
Et ici je ne pense pas directement à notre Grand Maître Christian, quoique, …mais à d’autres grands formats tels que Philippe Noiret, ce papy taiseux, mais tellement impressionnant, ou encore à sœur Emmanuelle qu’il a pu interviewer, et dont la photo les immortalise tous deux, main dans la main. Moment qui lui reste comme un trésor, une icône précieuse.
À la suite d’un concours gagné sur l’antenne RTL, ce n’est rien moins qu’à bord de l’avion supersonique Concorde qu’un beau jour de juillet 1999, il allait écrire son premier papier : le nez dans les étoiles, ou plutôt collé au hublot non pas pour y chercher sœur Emmanuelle, mais pour s’émerveiller 6 minutes durant face à une éclipse totale du soleil.
Mais c’est bien sur le plancher des vaches, et plus précisément au sein de notre bonne ville de Mouscron que depuis plus de 22 ans il continue d’écrire… Son Avenir, sans discontinuer !
L’actualité n’a pas de secret pour lui.
De son propre aveu, l’article le plus difficile de sa carrière a été celui du drame de toute la Ville à travers le décès d’Alfred Gadenne.
Ecrire l’actualité, avec tact, humour, mais surtout avec pédagogie, dans un style raffiné, accessible à tous, avec le souci de maintes fois recouper l’information, sans démagogie, par respect pour ses lecteurs.
Son fil rouge ? : c’est Mouscron, c’est sa ville, qui lui fait refuser d’autres postes peut-être plus en vue, en télé, même à Paris.
Sa signature, vous la connaissez, elle est là, chaque jour, je dirais même dans chaque quotidien.
Notre « petit prince » hurlu, c’est lui.
Ses initiales T.T sonnent d’ailleurs aussi comme celles d’un autre grand reporter de bande dessinée !
Cher Grand Maître, c’est un honneur pour tous les Baillis de vous voir adouber celui qui mérite amplement de faire partie de notre confrérie.
J’ai nommé bien sûr … : Thomas Turillon.
9/ Intronisation de Thomas par le Grand Maître.
10/ Introduction par le GM de la 2e chanson de la chorale Melting Potes.
La 2e chanson des Melting Potes s’intitule « Home », elle est de Edwarde Sharpe, réarrangée pour la chorale, bien entendu.
11/ Présentation des deux futurs grands officiers par le GM.
Chez les Baillis, nous avons de l’Officier en veux-tu en voilà, ici un colonel – fût-il à la retraite – là, un commissaire en chef, quelques officiers de réserve, quelques officiers Baillis (celles et ceux qui ont 5 ans de présence ininterrompue) et au-dessus de tous, une bonne humeur… générale, elle.
Mais nous avons aussi chez les Baillis quelques grands officiers.
N’allez pas croire, chers amis, que nous avons un jour pensé à grader, graduer ou hiérarchiser nos baillis, pas du tout. Seulement, pour honorer celles et ceux qui nous font l’amitié d’être parmi nous depuis au moins 20 ans, nous avons imaginé une sorte de – comment dire – de mise en avant sous l’appellation de Grand Officier. Et j’ai le grand plaisir aujourd’hui d’élever au grade de Grand Officier deux baillis à la fidélité indéfectible.
Je vous les présente de ce pas, mais faut-il encore les présenter ?
Le 1e qui arrive par ordre alphabétique dans le grand dictionnaire des Baillis est un passionné de photographie.
Il y a 20 ans, nous avions flashé sur lui, ce déclencheur de bonne humeur, la focale toujours ouverte vers les autres, avec une sensibilité iso au top et une profondeur de champ certaine. Nous prenons aujourd’hui un temps de pose, un arrêt sur image pour le mettre … au 1e plan.
Rappelons aussi qu’il est membre et président honoraire du photo-club Artec ; Artec qui a fêté cette année – comme lui… ou presque – ses soixante ans
C’est donc avec grand plaisir que j’invite à me rejoindre…
LUC DE PESTEL…
12/ Elévation de Luc au grade de Grand Officier par le Grand Maître.
Pour notre 2e grand officier, arrêtons-nous à la lettre H…
Avec lui, c’est sûr, le bonheur est dans le pré !
Fondateur – avec son épouse Véronique – et directeur depuis 1982 – c’est-à- dire le siècle passé, précisons-le – de la désormais incontournable ferme d’animation la Prairie.
La Prairie, qui est aussi une maison de jeunes, entend privilégier la découverte active, la participation au développement social, la prise de responsabilité de son public, l’action sur son environnement, l’expression en toute liberté, la rencontre de personnes différentes, le partage des savoirs et l’échange.
Une asbl qui compte aujourd’hui quelque 30 travailleurs et un grand nombre de bénévoles.
Et voilà encore un Bailli qui consacre une grande partie de sa vie à embellir celle des autres.
Alors s’il est vrai que le bonheur pour lui est dans le pré depuis plus de 40 ans, gageons qu’il aura un petit supplément d’âme dans quelques instants en devenant Grand Officier de l’Ordre des Baillis. J’appelle donc BERNARD HERLIN…
13/ Elévation de Bernard au grade de Grand Officier par le Grand Maître.
14/ Introduction par le GM de la 3e chanson de la chorale Melting Potes.
La 3e chanson de notre chorale s’intitule « Le rythme est amour » et elle est, à l’origine, du couple de chanteurs français Lili Cros et Thierry Chazelle que j’ai eu, d’ailleurs la chance d’ accueillir il y a quelques années au Staquet.
15/ Appel de Daniel pour la présentation de notre Jeune Talent.
Chaque année, si l’occasion se présente, les Baillis tiennent à mettre à l’honneur un jeune talent mouscronnois. Cette année n’échappera pas, fort heureusement, à la tradition.
J’invite le grand maître honoraire Daniel à en dresser son portrait.
16/ Portrait de Mathéo Loridan par Daniel.
Cher GM , Chers amies et amis Baillis, Mmes, MM,
Certains contradicteurs des Baillis, mal intentionnés et souvent frustrés, prétendent parfois que dans l’Ordre des Baillis les intronisations sentent un peu le chrysanthème. A coup sûr, leur odorat est fané et faussé puisque, s’il est vrai que les mises à l’honneur se justifient souvent par ce qui a été fait au service de la population de Mouscron, au moins autant c’est ce qu’une personne pourra encore apporter à l’avenir au bien-être des Mouscronnois ou à la réputation de notre ville qui est pris en compte. Les deux intronisations d’aujourd’hui en sont un beau témoignage et, de plus, les Baillis ont le souci, lors du convent, de valoriser et d’encourager un jeune talent découvert dans la population. Au fil des ans, ce furent des sportifs, des actrices, des jeunes investis dans des actions humanitaires et même un jeune et brillant champion d’échecs que nous avons mis à l’honneur. Dans cette optique, cette année, j’ai été chargé de vous présenter la pépite désignée comme « Jeune talent 2026 », il s’agit d’un très talentueux jeune dessinateur.
Il se fait que je suis adepte de ce dicton créé par Napoléon Bonaparte : « Un croquis, un dessin vaut mieux qu’un long discours. » et comme depuis une heure vous avez été, Mmes, MM, les auditeurs de longues diatribes qui ont mis votre attention à rude épreuve, si brillantes qu’elles aient été, ce qui fut le cas, je suis bien tenté, plutôt que de vous faire un long discours, de vous présenter simplement une œuvre, un dessin de ce jeune artiste. Voilà …
Mais je devine que votre curiosité insatiable vous incitera quand même à poser mille questions, je m’en vais donc y répondre anticipativement en formulant vos questions, que je devine, et en y donnant réponses.
Mais qui est donc ce jeune artiste talentueux ? Il s’appelle Mathéo Loridan et est âgé de 25 ans.
Dans quelle académie des Beaux-arts a-t-il été formé ? Mathéo qui dessine activement depuis un peu plus de 5 ans n’a pas vraiment été formé dans une académie. C’est un autodidacte.
Y a-t-il une technique que Mathéo privilégie ? Pour l’instant, Mathéo travaille longuement, patiemment surtout à la mine de plomb et à la poudre de graphite. C’est une technique qui exige rigueur et patience puisque ses grands formats (1m50 sur 1m10), comme vous pourrez en admirer dans le hall, lui ont demandé chacun environ 200 heures de travail.
Quels sont ses sujets de prédilection ? Les sujets qu’il dessine sont inspirés de photos qu’il a réalisées lui-même, avec souvent Ophélie, sa compagne comme modèle, photos qu’il a longuement retravaillées. Il met ainsi en pratique cette parole du célèbre photographe Cartier-Bresson : « La photo est une action immédiate ; le dessin est une méditation ».
Vous vous demandez aussi probablement si Mathéo parvient à vivre de son art … Ce n’est pas encore le cas. Pour faire chauffer la marmite, il prépare des pizzas 3 jours par semaine se gardant ainsi 4 jours pour dessiner dans son atelier qui est en fait un garage qu’il loue à cet effet, garage malheureusement bien sombre et sans lumière du jour.
Comment pourrait-on qualifier son style ? Mathéo est intéressé par l’ésotérisme et son style actuel relèverait plutôt d’un certain réalisme mais avec une évolution apparente puisque les arrière-plans de ses dessins, toujours noirs profonds au début, sont maintenant travaillés et deviennent harmonieux ou chaotiques selon son humeur du moment. Mathéo prendrait bien à son compte cette parole de Le Corbusier qui disait qu’il préférait le dessin à la parole car le dessin laisse moins de place au mensonge.
Mmes, MM., avec Mathéo, nous sommes devant un réel talent, une pépite qui nous dévoilera encore de nombreuses émotions et je vous invite à vous arrêter un moment devant les dessins grand format qu’il a déposés dans le hall de cet hôtel de ville où un vin d’honneur vous attend dans quelques minutes. Dans quelques semaines, Mathéo exposera à la Loggia dell arte à Herseaux mais aujourd’hui c’est bien comme jeune talent mouscronnois que les Baillis veulent l’honorer et l’encourager, même un peu financièrement. Je l’invite donc à se présenter devant notre GM pour y recevoir les marques de nos encouragements qui seront ponctués par ce que l’assemblée ne manquera pas de lui décerner maintenant, ses plus chaleureux applaudissements.
17/ Accueil de Mathéo par le GM et remise des cadeaux.
En l’an de grâce 2026, ce jourd’hui 4 octobre, moi, Grand Maître et Bailli titulaire avec charge du Fief des Ramées, suis heureux et fier de mettre à l’honneur Mathéo Loridan.
Cette mise à l’honneur par l’Ordre des Baillis de Mouscron est un témoignage de leur gratitude envers Mathéo, qui porte bien haut la renommée de notre bonne ville.
A cette occasion, j’ai le plaisir de lui remettre une médaille et un diplôme qui lui rappelleront l’événement et un chèque de 250€.
Et notez que pendant le verre de l’amitié, dans quelques instants, vous pourrez admirer – comme l’a annoncé Daniel – quelques toiles de Mathéo dans le hall…
18/ Remerciements du GM et envoi.
La fin d’un Convent, avec ses remerciements et son mot de la fin, est appelée « L’Envoi »…
Une fois celui-ci terminé, je pourrais dire « L’ai-je bien envoyé ? » un peu come Cécile Sorel disait à Mistinguett au pied de l’escalier du Casino de Paris : « L’ai-je bien descendu ? »
Pour rester dans le milieu artistique, j’imiterai donc Cécile Sorel en adressant mes remerciements par un titre de film ou de chanson ou de bouquin…
Tout d’abord, mes remerciements les plus sincères à mes amis du Conseil de l’Ordre qui m’épaulent dès que c’est possible. A eux, je pense au… « Clan des Siciliens »… Va bene, va bene… Bon d’accord : Aux Copains d’abord…
A mon épouse Nathalie, qui envoie les trompettes de la renommée, je pense au film « La fiancée du Pirate »…
A la chorale Melting potes, je pense bien entendu aux Choristes mais aussi à Mon meilleur ami.
A nos nouveaux promus, la femme qui murmurait à l’oreille des chevaux avec un Homme du Président, sur la route de Madisson, tandis que le bonheur est toujours dans le pré ….
On n’est pas bien là ?
Non, je ne terminerai pas la réplique…
Et enfin pour vous, cher public, pour clore cet envoi, je vous propose non pas un titre de film ou de chanson mais une pensée de Marius Staquet :
« Le prêtre vous promet le Ciel au nom de Dieu ;
L’amant vous promet la lune au nom de l’amour ;
L’astrologue vous promet le bonheur au nom des étoiles ;
Moi, je ne vous promets rien … mais c’est en mon nom personnel… »
Je plaisante … et vous souhaite, néanmoins, « Tout le bonheur du monde »
18/ Bê qu’in est firs….
Je vous propose maintenant d’entonner, debout, l’hymne mouscronnois, lancé par l’autre Christian. (Oui, si c’est moi qui le lance, on risque de ne plus le retrouver).
Après le chant :
A notre santé !
Dimanche 4 octobre 2026
